‹ Méthode d'oraison: avec une nouvelle forme de méditations pour toute sorte d'étatsChapitre 86 sur 92 · V* STATION · texte numérisé non relu

V* STATION

Jésus, le plus grand des rois, qui avez été couronné d'épines, et qui avez porté sur vos épaules les rttarques royales de votre principauté, je vous reconnais pour mon roi et pour mon Dieu, et puisque vous n'avez aucune partie en votre corps qui ne soit déchirée, je ne veux plus prendre de plaisir en mon corps, mais vivre dans la douleur, pour être un de vos sujets et un de vos membres.

Vl« STATION.

G Jésus, mon rédempteur, qui avez été attaché pour moi à une croix, et qui avez versé votre sang jusqu'à la dernière goutte pour me retirer de la puissance du démon, dont j'étais esclave ; je vous remercie de cet amour incomparable que vous m'avez porté, de tant de tourments que vous avez endurés pour moi ; je baise avec respect vos sacrés pieds et vos

sacrées mains, qui ont été çercé.^^ v^xyt \s\^\\

22 ; OUAISON A JÉSUS-CHIUST

j'adore ce sacré Cœur, qui a été ouvert pour moi, et je promets de mourir plutôt que de jamais plus vous crucifier dans le mien.

Vll« STATION.

Jésus ! ma vie, qui êtes mort pour moi, et qui avez été abandonné de votre Père, afin que je ne sois point abandonné à la mort.

très- doux Agneau immolé pour le salut les hommes î ô victims d'amour et de patience î ô le Saint des saints ! ô le Roi des rois î que puis-je faire pour reconnaître une si grande bonté, que ne puis-je mourir avec vous et pour vous, comme vous êtes mort pour moi?

Je crois que vous êtes mon Sauveur, et je me désespérerais, si je ne le croyais pas : j'espère que vous me pardonnerez mes péchés, et que vous mo donnerez le para'lis, puisque vous m'avez donné votre vie.

Je déteste mes crimes, qui sont la cause de

votre mort, et je perdrais plutôt mille vies que

de vous faire mourir dans mon cœur, puisque

cette mort vous est infiniment plus sensible et

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demande pardon pour tous ceux qui m'ont offensé, pour la vie et pour la mort ; je me donne à votre sainte Mère ; je recommande mon esprit entre vosmalns; je vous conjure par votre abandonnement de ne me point abandonner à la mort, mais de me recevoir en votre paradis, où je puisse vous louer, bénir et aimer éternellement. Ainsi soit-il.

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