Burdach, op. cit.j
2. Pasteur. Mémoire sur les corpuscules organisés^ qui exis* tent dans l'atmosphère; examen de la doctrine des générations spontanées. Annales de chimie et physique^ 1862, t. LXIV.
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d'ailleurs, dit MM. Pasteur, Si)allanz.ini,ScliLiltz,Sclirœcier, Schwann n'avaient lait que démontrer l'exislenco dans l'air atmosphérique d'un principe inconnu, qui est la condition de la vie dans les infusions. Ceux qui affirmaient que ce principe n'était autre cliose que les germes, n'avaient pas plus de preuves, queceux qui pensaient, que f;e pouvait être un gaz, un fluide, des miasmes, etc., etc., qui par conséquent inclinaient à croire à la génération spontanée J.
Il n'est donc pas étonnant que lorfcqi.e M. Pouchets savant ardent et laborieux, plein de ferveur pour la métaphysique autant que pour les sciences (1) », a repris les mômes expériences avec des moyens d'investigation plus perfectionnés et avec le désir l'errac de les voir inexacts, qu'il soit arrivé aux résultats voulus. « Lorsque, dit-il, dans sa préface d' Hétérogénie (2) {1859), il futévîdent pour moi que la génération spontanée était encore un des moyens qu'emploie la nature pour la reproduction des êtres, je m'appliquai à découvrir, par quels procéJés on pourrait parvenir à en mettre les phénomènes en évidence ». Une c ces expériences fondamentales, dont le déterminisme, suivant Texpression de Cl. Bernard, était bien établi plus tard ' par M. Pasteur, est la suivante : on introduisait sous J une cloche placée sur du mercure et remplie d'air artifi-.-: ciel du foin préalablement stérilisé dans une ëtuve ë^ 200°; on avait soin d'introduire le foin à travers le mer-' cure, et malgré tout, et contre tout, on y voyait apparaître I des organismes microscopiques (M. Pasteur a démontré! que le mercure, qui jouait ici le rôle préservateur conte-l nait des germes de ces organismes).