‹ Méthode de chimieChapitre 80 sur 109 · SO», €• H · texte numérisé non relu

SO», €• H

Plus tard , M. Magnus proposa colle-ci :

a SOS C* H*.

Il me semble que Tune et Tautre sont possibles ; cela dépend du mode de préparation. Ainsi, avec l'acide suUurique anhydre et l'ammoniaque, on obtient Untôt SO',H*N* (Rose), tantôt aSO',H'N* (M. Jacquelain donne une autre formule); avec la naphtaline, on a soit SO', Np, soit 3 SO*, Np.

Le sulfate de carbyle de Magnus absorbe l'eau en donnant de l'acide iséthionique bibasique =3S0*H*+C'H*. La régie de capacité de saturation parait être ici réellement en défaut; car l'acide sulfurique, en s'uni»sant sans perte d'eau à G* H*, aurait dû consenrer 4 de capacité de saturation. Cependant il n'y a pas d'anomalie : il s''est fait une métamorphose, car nous n'avons plus affaire ici à une combinaison de l'éthérène C'H', mais à une combinaison dO l'alcool (C H^-f> H* ). En conséquence , il faut écrire l'équation ainsi :

3 SO* H* + G* H" G -- 9 Aq = éthionique bibasique.

On doit avoir :

Combinaison de Begnault :

Acide sulféthcnique SO* H' -f- G* H* — Aq, monobasique.

Acide sulfoTinique SO*H*-f-G'H*0— Aq. •

Combinaison de Magnus :

Acide dUulféihénique aSO*H'-f-C'U*- Aq% bibas.

Acide éthionique ou acide disulfovinique . . aSO*U*-f-G*H*0~ Aq*. • L'acide de Magnus se mélamorphosc en acide éthionique , celui de

( 3«7 ) fsthyi-schwefelsaeure (i) et Tacide lérépkulique ou dicarbenzidiquc (i;oir pour tous ces composes mes observations dans les tableaux).

Diaméracides de la forme a A''^ -+- B* — Aq* — ?. Je pense que les acides ërytbrique, gyrophorique, usnique et évernique rentrent dans cette catégorie. On pourrait encore les considérer comme les acides anhydres des acides monobasiques érythrilinique , éverninique , etc. {voir mes observations aux tableaux).

GÀSIBR SUPPLÉMEliîTAïaE COMPRElfiLlIT LES PRODUITS DE L^ACTION DBS ACIDES LES UNS SUR LES AUTRES.

Ecartons d'abord les produits de Tacidc nitrique qui s^ obtiennent par les réactions suivantes :

A'4-a'— Aq, 2 A'-h a'— Aq% 3A'-ha'— AqS 4A'-Ha'— Aq^. . .

La capacité de saturation de tous ces produits est la même, c*est-i-dire précisément égale à celle de T acide A' employé. Nous les avons tous considérés (substitutions nitrées) comme des A' nitré , bi , tri et quadrinitrés.

Écartons encore les produits de l'action de Tacide nitrique sur les acides bibasiques :

A'+a"— Aq, 2A'-h a''— Aq% 3A'-l-a^— Aq»;

la capacité de A^*^ reste invariable. On obtient ainsi A'^ nitré, bi , tri , quadrinitré. .

Reipnanlt donneraib-il de Taeide «ulfoyinique ou un isomère P Enfin , qae Ton me pardonne cette supposition. Tan des isomères de Tacide sulfovinîque ne serait-il pas Vacide sulféthénique?

(i) Yvret la série C* acides éthionique, disnlflt-étholique, etc.

Composés de lajonne A' -f- a' — kf\ et même de la forme A' -h A' — Aq. — Excepte certains produits de Tacide nitrique, je n^en connais pas ^i proviennent de Faction de deux acides monobasiques Tun sur l'autre. Mais il existe un assez grand nombre de composés , qui s^obtiennent par différents procédés , et qu'on peut considérer comme provenant de Faction de deux acides monobasiques Ton sur Tautre. Ces composés, mis en présence de l'eau , se dédoor blent en régénérant les deux acides qui ont servi , par supposition , à les former : tels sont, par exemple, les produits de l'action du chlorure de bcnzoïle sur différents acides monobasiques, et sur l'acide benzoïqve lui-même. Dans ce dernier cas, on obtient Tacide benzoïque anhydre, produit complexe , véritable diaméride , qui est de même nature que les benzoates acétylique, butyrilique , etc.

On a y pour les acides anhydres monobasîques. . A'+ A' — Aq ; Et pour les acides anhydres à deux acides diffcr. A'+ a' — Aq«

Si Ton pouvait encore appliquer la règle de contrôle a des composés de ce genre, ceux-ci devraient être monobasiques; mais on ne peut pas dire s'ils sont acides ou non , car, quand on les met en présence des bases, ils se décomposent, en régénérant les deux acides qui ont servi a les former.

Composés de la forme A^ + A' — Aq. — Ils doivent être bibasiques. Je citerai les acides sulfacétique et sulfobenzoïque. On pourrait peut-être y joindre l'acide cornénique

C'H^O^rsCCy'H'-hOH^O»— Aq.

Acide pyroméconique Ynonobasique.

Composés de lafonne A'' -+- a" — Aq. — Ils doivent être tribasiques. Je citerai Tacidc sulfosuccinique , et même Facide aconitiquc,

C«H«0«=rC0»fl» + C»H«O — Aq.

Ci traco nique bibasiqae

Composés de la forme a A" -t- a' — 2. — En faisant la

rll

(3i9) réaction en deux temps , on voit qu'ils doivent être tribasiques. C'est à peine si j'oserais citer comme exemple l'acide méconique

On a

C'H<Ô'=:2C0»H'-hOH*0'— 2Aq.

Acide pyroméconique.

Premier temps. . . CO* H» -+- C» H* O* — Aq = C« H* 0* ;

Acide pyromécon. Acide coménique bib.

Deuxième temps. . CO' H' -h C» H« O* — Aq = C H' O'.

Acide méconique trib.

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