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La nature est le trône extérieur de la magnificence diyine : rhomme qui la contemple, qui Tétudie, s'élève par degrés au trône intérieur de la toute-puissance : fait pour adorer le Créateur, il commande à toutes les créatures; vassal du ciel, roi de la terre, il T ennoblit, la peuple et l'enrichit; il établit entre tous les êtres vivants l'ordre, la subordination, l'harmonie; il embellit la nature même ; il la cultive, rétend et la polie, en élague le chardon et la ronce, y multiplie le raisin et la rose.
Voyez ces plages désertes, ces tristes contrées où Thomme n'a jamais résidé, couvertes ou plutôt hérissées de bois épais et noirs dans toutes les parties élevées : des arbres ^sans écorce et sans cime, courbés, rompus, tombant de vétusté, d'autres, en plus grand nombre, gisant auprès des premiers, pour pourrir sur des monceaux déjà pourris, étouf- ^ fent, ensevelissent les germes prêts à éclore. La nature, :; qui partout ailleurs brille par sa jeunesse, parait ici dans la fi décrépitude; la terre, surchargée par le poids, écrasée par m les débris ^e ses productions, n'offre, au lieti d'une verdure florissante, qu'un espace encombré, traversé de vieux arbres chargés de plantes parasites, de lichens, d'agarics, fruits impurs de la corruptiou. Dans toutes les parties basset, des eaux mortes et croupissantes, faute d'être conduites et dirigées; des terrains fangeux qui, n'étant ni so-