‹ Methode de transformation prompte des produits tuberculeux des articulations et de certaines parties du corps humainChapitre 1 sur 17 · DE CERTAINES PARTIES DU COPTS HUMAIN · texte numérisé non relu

DE CERTAINES PARTIES DU COPTS HUMAIN

Messieurs, je vais exposer à l’Académie les principes d’une ■méthode de traitement de la tuberculose et esquisser rapidement l’évolution d’un processus qui paraît être curateur et que je cherche à substituer au tissu morbide.

Bien avant l’annce dernière, en suivant les mémorables découvertes de Pasteur, j’avais inutilement cherché à rendre quelques animaux réfractaires à la tuberculose par les produits du bacille lui-même, et plus récemment, j’essayais encore, dans le même but, d’obtenir des toxines par culture du streptocoque dans le bouillon ; il n’y eut pas non plus de résultats.

C’est alors que j’eus la pensée de scléroser le tissu tuberculeux lui-même, de chercher sous une autre forme que la cautérisation et l’ignipuncture, etc., à transformer les produits immédiats du bacille, voulant imiter le travail naturel de guérison. Pour cela, il fallait trouver un agent jouissant de certaines propriétés sans être caustique au sens propre de ce mot.

Une circonstance particulière m’a servi avantageusement à ce point de vue. Ayant eu à traiter un cas d’hypertrophie congénitale énorme de l’avant-bras et de la main chez un enfant de quelques mois, j’eus la pensée de recourir à des injections profondes de chlorure de zinc et je commençai par des solutions très étendues. 1! n’y eut pas d’accident, et en rendant les solutions plus concentrées, j’arrivai en quelques mois à réduire presque de moitié le volume du membre. Le tissu mou et abreuvé de sucs de ce lymphangiome avait été transformé en tissu dur et comme fibreux; on remarqua, durant le traitement, que l’action du médicament ne s’exercait pas seulement au lieu de son applica-

TRANSFORMATION DUS PRODUITS TUBERCULEUX

tion, mais qu’il y avait des effets s’irradiant à une certaine distance; on observa aussi que les solutions concentrées au 7'' et au 10° dont on injectait deux ou trois gouttes n’amenaient jamais d’escarres lorsqu’on déposait le liquide au-dessous de l’aponévrose superficielle; en un mot, il ne s’est produit de petites escarres que lorsqu’on a fait l’injection sur la peau.

A partir de ce moment, je conçus le plan d’une méthode qu’on pouvait, à l’aide de ce médicament ou d’agents similaires, appliquer aux tissus altérés, tuberculeux ou autres.

Des expériences furent commencées avec M. Acliard au mois de juillet 1890 ; elles furent abandonnées lorsque je fus chargé par l’Assistance publique d’étudier les effets du remède de Koch. Nous les avons reprises avant d’appliquer la méthode chez, l’homme ; elles se poursuivent depuis lors; mais le champ s’est agrandi.

Après avoir étudié avec M. Achard l’action sclérogène du médicament sur les tissus sains des animaux, sur le tissu cellulaire, le? muscles, dans les poumons, le foie, les os, etc., nous cherchons à connaître expérimentalement ses effets sur les tissus rendus tuberculeux. Pour cela, nous nous efforçons de reproduire dans les os et les articulations, dans le tissu cellulaire, les muscles, etc., les altérations tuberculeuses des mêmes organes de l’homme, en nous servant de cultures de tuberculose humaine d’espèces variées, provenant d’abcès froids, de fongosités articulaires, de lésions des os, des poumons, toutes malignes, d’ailleurs.

On voit, d’après cela, le temps que réclament de pareilles recherches ; aussi ne pouvons-nous fournir, à l’heure actuelle, qu’une étude préliminaire.

Cette communication comprend trois parties :

Une clinique, une expérimentale, une technique.

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