‹ Methode de transformation prompte des produits tuberculeux des articulations et de certaines parties du corps humainChapitre 9 sur 17 · II. Tuberculoses non ouvertes et suppurées · texte numérisé non relu

II. Tuberculoses non ouvertes et suppurées

Ce groupe comprend en chirurgie les abcès tuberculeux, simples, symptomatiques, sessiles ou par congestion, les ostéo-s3rnovites suppurées ou compliquées d’abcès extérieurs implautéssur la synoviale et communiquant ou non avec la jointure, les synovites tendineuses suppurées et lesjtuberculoses de cerLains organes. Lepus, on le sait, occupe le centre de fongosités quil’enveloppent de toutes parts et qui sont plus ou moins épaisses; ses éléments constitutifs, les leucocytes, sont morts d’habitude et mélangés à des détritus caséeux, à des amas de fibrine, à des granulations graisseuses. Tout cela indique que ce pus avec les résidus gras et huileux, produits d’une nécrobiose centrale de la paroi, ne saurait rentrer dans l’organisme, dans la grande majorité des cas. C’est un composé de parties mortifiées, comme les séquestres osseux, et an bacille qui s’y trouve plus ou moins abondant, il s’ajoute assez fréquemment d’autres microbes, le streptocoque, le staphylocoque surtout, etc.

Dans nies premières tentatives, j’étais embarrassé pour traiter -ces cas, en apparence disparates ; et pourtant, n’est-ce pas le même processus ne se différenciant des cas non compliqués d’abcès que

TRANSFORMATION DES PRODUITS TUBERCULEUX

par un ramollissement (les fongosités, que par une évolution plus dégradée résultant de la caséification des tubercules? Aussi en y réfléchissant, il devenait évident que si on détergeail la cavité de son contenu purulent et de la couche de graisse ou de caséum qui revêt souvent une partie de la paroi, on se trouvait, à partir de ce moment, uniquement en présence des fongosités formant la paroi de l’abcès, et qu’on pouvait leur appliquer le traitement qui s’adresse aux cas non suppures.

Je commençai donc par laver les cavités articulaires, ou celles des abcès, avec un antiseptique, le sublimé, par exemple; mais, outre que ce moyen a quelques inconvénients, il m'a paru peu utile, et maintenant je lave abondamment la cavité uniquement avec de l’eau stérilisée. Cela fait, j’injecte la périphérie des fongosités en divers points ; si l’abcès part d’un ganglion, j'injecte la périphérie de ce ganglion et une partie de son tissu cortical.

Le processus de réparation m’a paru suivre les mêmes phases que précédemment en tant que modification des fongosités, parois d’abcès, etc. ; mais le liquide se reproduit quelquefois et l’abcès s’ouvre spontanément dans quelques cas. J’ai remarqué trois fois que le liquide qui se reproduit n’est plus du pus; dans une articulation, c’était de la synovie sanguinolente; de telle sorte que les modifications du contenu répondent aux modifications de la paroi, ce qui devait être. Mon expérience sur ces faits n’est pas encore grande, et je n’ai pas appliqué la méthode aux longs abcès par congestion ; sans doute, il y a des difficultés opératoires, mais elles ne m’apparaissent pas insurmontables.

En tout cas, j’ai vu guérir en peu de temps deux abcès du volume d’un marron nés de fongosités synoviales.

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