DE LA TENUE DE L'ARCHET
1° L'archet tenu par tous les doigts contre la hausse.
2° La baguette soutenue transversalement depuis la jointure de la première et seconde phalanges de l'index jusqu'à lextrêmifé du petit doigt.
3° Le pouce correspondant entre le majeur et l'annulaire ni plié ni trop tendu, mais placé sur le coté de manière a ce que; la baguette touche l'ongle vers son milieu.. Les doigs ni serrés, ni tendus, ni écartés. ( Voir fig. 5 )
4° Le poignet, pour lui conserver sa souplesse, doit être en ligne droite avec l'avant-bras, de façon à dominer sans cesse la baguette .
5° Lorsque l'archet est à la pointe, le coude a la hauteur du poignet mais jamais plus élevé que lui. ( voir fi?. «)
ti° L'archet tout-a-fait perpendiculaire à la corde d la baguette légèrement inclinée vers la touche. Dans les passages de force ou dans les coups d'archet rebondissants, avoir soin de redresser la baguette pour éviter qu'elle ne to'uche la corde
7" En poussant L'arche I vers la hausse tourner graduellement le poignet jusqu'à ce qu'il arrive à la hauteur de la bouche, (voir % O
• Attitude vue rie prçfil Position dubpa's droit, Attitude vue de face.
l'archet étant à la pointe.
Position vicieuse du bras droit
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NOUVELLE MENTONNIERE.
Une chose qui nous a toujours beaucoup préoccupé, c'est la terme <lu Violon entre le menton et la clavicule.
Nous avons remarque', comme tout violoniste a pu le faire, que cette sorte d'e'tau que le menton et I épaule sont obliges de former, pour retenir le violon lorsque la main gauche passe dune position à une autre occasionnait pour l'instrument des dommages irréparables.
Ainsi qu'on peut le voir sur tout violon qui a été beaucoup jouée, le frottement du menton enlève une partie de son vernis, en use le bois en l'imprégnant de cette moiteur naturelle à la peau, augmentée encore par l'action du jeu.
Un inconvénient plus grand encore, c'est que cette pression que l'artiste est obligé de faire et qu'il augmente encore dans la crainte de voir son violon s'échapper du conforme une sourdine qui enlève une partie des vibrations de l'instrument.
En outre, les efforts d'épaules de l'exécutant pour maintenir son violon lui ôte toute grâce et toute facilité.
On voit même des artistes mettre leur mouchoir en guise de coussinet, afin d'assujétir l'instrument.
On a vainement cherché jusqu'à ce jour un moyen de parer à cet inconvénient.
Cependant en Allemagne, on a essayé une sorte de petit plateau sur lequel le menton s'appuyait qui, ne touchant point à la table d'harmonie, n'exerçait aucune pression sur elle; mais, soit à cause du poids de cet appareil, soit à cause de son défaut d'elégance,les artistes ne l'ont point accepté. Nous croyons aussi que son principal défaut était d'éloigner l'artiste de son violon;et tout exécutant aime à sentir son instrumenta faire pour ainsi dire corps avec lui. Cela aide a l'inspiration.
Tous les inconvénients que nous venons de signaler nous ont fait découvrir, après beaucoup dessais, le moyen le plus simple du monde, dont nous nous félicitons chaque jour de l'efficacité.
Cet appareil consiste en une petite plaque d'ébène fixée au-dessus et au-dessous du violon. Un morceau de papier de la grandeur du bois est collé d'abord sur le violon qui reçoit ensuite l'appareil, ce qui permet de le détacher sans nuire a l'instrument. Le dessus de cet appareil étant garnie de petites ornementations peu saillantes creusées dans l'ébene, empêche sans effort l'instrument de glisser et de s'échapper du col, et par cela même donne à l'artiste une grande sécurité dans le déplacement de la main gauche.
Il habitude fera sans doute quelques observations sur ce que l'œil pourra trouver de disgracieux dans ce petit appendice. Nous avons peu de chose a dire pour détruire cette objection. Dans l'exécution, notre appareil, étant dissimulé par le menton, ne peut blesser la vue; dans le cas contraire, il est dans son étui.
Comme la routine est l'antithèse du progrès, on ne peut que gagner en s'affranchissant de cette paresseuse, et la logique veut avant tout qu'on essaie d'une réforme avant de la repousser.