DÉVELOPPEMENT DE LA FORMULE TERNAIRE
Plus la mélodie. a hesci n de clarté' dans la musique parlante, plus, la ternaire est accuse'e^avec franchise . Mais dans la musique plus complique'e d'ornementations, comme dans la musique instrumentale, il arrive, souvent que la ternaire est tellement déguisée, par les complications harmoniques et mélodiques, qu'où à de la peine à Ia retrouver. C'e>t pour cette raison que nous en faisons une sorte d'analyse graduée
Nous la présentons d'abord dans toute sa simplicité', et ensuite revêtue de sa parure mélodique d ans un ordre pro gressif.
INous laissons au professeur de composition la partie analytique de l'art musical; nous ne mettons -le pied dans son domaine que pour en expliquer la synthèse, c'est-à-dire l'ensemble ou.se lisent la cause et l'effet. Voilà pourquoi nous apportons une grande simplicité' dans les exemples que nous donnons, ce qui en rend la compréhension facil e .
Nous n'oublions pas que, nous travaillons pour de jeunes intelligences, et afin de leur inspirer le goût de la mélodie,nous prenons la musique dans ce qu'elle a de plus re'gulier et de plus méthodique
Voici quatre ternaires qui, chacune avec leur temps neutre, présente la forme carre'e que l'on rencontre partout.
L'a formule ternaire peut également s'appliquer à la mesure en 3 temps . Dans ce cas, elle est représentée par une blanche, une noire», une blanche, puis un silence de la valeur d'une noire^ de sorte que les deux temps faibles n'ont que la moitié' de la valeur des deux temps forts.
Cette combinaison, toujours symétrique, ne fait qu'ajouter un charme de plus à la musique par la vain-té du rhythme.
EXEMPLE
* Examinons maintenant comment vient se grouper l'élément mélodique autour de ce canevas.
Après avoir e'tudie' attentivement les plus belles mélodies des grands maîtres, on est conduit aux observai ions suivait! es :
Des 4 temps qui forment la ternaire et son silence, ceux qui comportent le moins les formes mélodiques sont les deux temps forts, surtout le premier: C'est celui sur lequel la pense'e musicale prend,en quelque sorte^sou point d'appui
Mais les 2 temps faibles, celui du milieu de la ternaire et surtout le temps neutre, sont ceux sur lesquels vient d'ordinaire se placer l'ornementation du chant. Toutefois ces deux formes snut de nature différente. La l'» placée au centre,, f ait partie inte'grante de la pensée mélodique, t andis que l'ornementation place'e sur le temps neutre, ne servant pour ainsi dire que de liaison entre les formules, a moins de valeur. Ce remplissage se fait souvent par l'accompagnement pour laisser au chant toute sa simplicité'.
EXEMPLE