‹ Méthode élémentaire de musique vocaleChapitre 113 sur 191 · ÉTUDE SIMULTANÉE DE LA TRANSPOSITION ET DES MODULATIONS · texte numérisé non relu

ÉTUDE SIMULTANÉE DE LA TRANSPOSITION ET DES MODULATIONS

Quand et comment doit se faire l’étude simultanée de la transposition et des modulations.

Pour éviter d’attaquer à la fois deux dilTicultés, l’on ne doit étudier les exercices simultanés de transposition et de modulations que lorsque l’on sait bien :

1“ Les exercices de transposition qui précèdent;

2'’ Les trois premières séries des Etudes de modulations en chiffres.

Il n’y a que deux règles à observer pour arriver à chanter facilement hs dièses et les bémols :

Règle pour le dièse.

Il faut toujours placer, par la pensée, avant et après le dièse, la note supérieure qui sert à le mesurer. Ceci est indispensable.

Règle pour le bémol.

Il faut toujours placer, par la pensée, avant et après le bémol, la note inférieure qui sert à le mesurer. Ceci est indipensable.

En suivant les deux règles qui précèdent, presque toutes les difficultés de l’intonation se réduisent aux trois suivantes :

1° Passer d’une note de la gamme d’uT à une note de la gamme d’ur ;

2® Pour les dièses, chanter ou penser, sol fè sol, rè tè ré, la jè la, mi rè mi, si lè si;

3® Pour les bémols, chanter o\x penser, laseu la, ré meu ré, sol leu sol, utreu ut, fa jeu fa.

Ces trois difficultés seront facilement surmontées par nous , puisque nous ne commençons l’étude simultanée de la transposition et des modulations que lorsque nous savons parfaitement :

1® L’intonation de la gamme d’uT;

2® L’intonation des dièses en les mesurant contre la note supérieure;

3® L’intonation des bémols en les mesurant contre la note inférieure.

Imposez-vous donc la loi absolue, à quelque point que soit rendue votre instruction musicale ,

Iun dièse, sans penser, avant et après, à la note supérieure qui sert à le mesurer.

un bémol, sans penser, avant et apres, a la note inferieure qui sert à le mesurer.

Que cette obligation , que nous vous imposons, ne vous effraie pas, cependant ; le temps que vous demande cette opération deviendra plus court de jour en jour, et vous arriverez, en très peu de temps, à la faire presqu’instinctivement et sans vous en apercevoir.

Distribution des études de modulations.

Les études suivantes se composent de plusieurs séries; chacune des séries contient plusieurs numéros; chacun des numéros contient /j/Mstewrs exercices séparés les uns des autres par deux barres verticales.

Dans la première série, les dièses et les bémols sont toujours précédés et suivis de la note qui sert à les mesurer. L’étude de cette série n’offre donc pas de véritables difficultés.

Dans les autres séries, à partir de la deuxième inclusivement, il n’en est pas de même; le dièse et le bémol ne sont accompagnés que d’un seul côté de la note qui sert à les mesurer ; et quelquefois même ils en sont tout-à-fait privés. C’est là qu’il faut appliquer la loi absolue que nous avons formulée plus haut.

Comment on doit étudier chacun des exercices, à partir de la deuxième série

inclusivement.

1® Etudiez d’abord votre exercice en chantant, avant et après les dièses où les bémols, la note qui sert à les mesurer, absolument comme si elle était écrite.

2® Etudiez-le ensuite en pensant, avant et après les dièses ou les bémols, à la note qui sert à les mesurer, absolument comme si elle était écrite.

Continuez d’étudier ainsi chacun des exercices, jusqu’à ce que vous arriviez à pouvoir chanter immédiatement les dièses et les bémols, en pensant à la note qui sert à mesurer chacun d’eux , sans être obligé de la chanter auparavant.

Nous avons insisté beaucoup, et avec intention, sur la nécessité de mesurer, .toujours par la pensée le dièse contre la note supérieure et le bémol contre la note inférieure. (Jii ne saurait trop insister sur cette obligation ; car c’est là la condition indispensable pour arriver à posséder parfaitement et en peu de temps l’intonation des dièses et des bémols.

Il nous reste maintenant à signaler deux écueils presqu’inévitables pour les personnes inexpérimentées.

Premier écueil.

Il arrive quelquefois que, pressé d’émettre le son dièse ou bémol que l’on rencontre, on ne prend pas juste la note qui sert de mesure; alors on chante faux , et l’on ne peut plus continuer. Dans ce cas, il faut reprendre avec plus de soin le passage que l’on étudie, et certainement la même faute ne se reproduira pas deux fois de suite. Pour qu’elle ne se renouvelle pas:

Prenez toujours avec le plus grand soin la note qui doit vous servir dt mesure.

Deuxième écueil

Il existe deux cas où il faut se tenir sur ses gardes pour ne pas se laisser entraîner à prendre immédiatement le dièse et le bémol sans les mesurer ; C’est :

1“ Lorsque l’on prend le dièse en montant, comme 2 4^, par exemple ;

2“ I>orsque l’on prend le hémol en descendant, 1 Ç, par exemple.

Dans ces deux cas:

Le dièse se rencontrant, dans l’ordre ascendant des sons, avant la note qui sert à le mesurer;

Le bémol se rencontrant, dans l’ordre descendant des sons, avant la note qui sert à le mesurer;

Nous sommes entraînés, presqu’invinciblement, à les prendre directement, et il faut faire un effort pour aller prendre au-dessus du dièse et au-dessous du bémol la note qui sert à les mesurer.

C’est là une véritable difficulté; mais, avec un peu d’attention, l’on parvient vite à la surmonter, surtout lorsque cet écueil a été signalé.

, , , ^ (un dièse en montant.

Tenez-vous donc sur vos gardes lorsque vous rencontrerez { , . , , , ,

[unbemol en descendant.

De la recherche du barreau tonique , celui que l’on doit nommer dt, et des différentes significations du signe appelé bécarre.

Nous supposons ici que l’on a soigneusement étudié dans la partie théorique de cet ouvrage:

1* La génération des tons par dièses et par bémols, et le moyen que l’on emploie pour indiquer, au commencement d’un morceau de musique , quelle est la tonique ;

2® Les différentes significations du signe appelé bécarre.

Nous nous bornerons donc maintenant à indiquer comment on doit cherc her le barreau tonique, celui que l’on doit appeler ut , et à rappeler .sommailement les différentes significations du bécarre, sans joindre à cela aucune autre explication afin d’éviter de nous répéter

Comment on doit chercher le barreau tonique, celui que l’on don appeler or.

1» Si la clef est armée

ée ^

/ par dièses , se rappeler la formule de /’ar- ' TKure de la déesse : saurez l'ami si fais taie. par bémols, se rappeler la formule de l’armure bien molle : fat se meut l'heure je te.

2® Voir combien il y a bémdsj ^ chercher, au

U faut : 1 moyen de la formule qui s’y rapporte, qu’elle est la note tonique.

3® Chercher, au moyen de la clef, quel est le barreau sur lequel se trouve la note tonique et l’appeler ut.

4® Avoir toujours soin de remarquer, avant de chanter, quels sont, sur la portée, les barreaux ut et sol, afin de s’en servir comme de jalons pour trouver le nom des autres.

Quelles sont les différentes significations du bécarre dans la traduction en langue d’VT.

détruit

Si \q bécarre (

un dièse de l’armure, il signifie :

faites un èémo/. Exemple:

Tr^diirtion.

un bémol de l’armure, il signifie:

faites un dièse. Exemple

TradiictiOD.

un dièse accidentel, il signifie :

cessez de faire le dièse.

il signifie : g.:, lièse. Ex.:

détruit

Traduction.

un bémol accidentel, il signifie:

cessez de faire le bémol

Traduction.

Le b| , le f et le b accidentels étendent leur influence, dans les limites de la mesure où ils se trouvent, sur toutes les notes qui, venant après eux, se trouvent sur le barreau ou ils sont placés , et sur toutes les notes du même nom , à une ou plusieurs octaves au-dessus ou au-dessous.

Exemple.

Tradnctlon.

Donc : lorsque plusieurs notes du même nom suivent le iq , le f où le b accidentel, dans la mesure où ils se trouvent, le compositeur, s’il ne veut pas qu’elles subissent l’inlluence de l’accident, l’indique, selon le cas, de l’une de» manières suivantes*

Traduction.

Traducüoii.

|-fl — 5 s— — * —

^ ^ Ht: .

Traduction. Traduction.

1 11 met un t| pour détruire l’influence | ^ accidentel 1 (Vérifiez).

4“ l! remet le b de la clef|^°^^ détruire l’influence du tj accidentel. (Vérifiez). '

Puisque les signes accidentels de la musique n’onl d’influence que dans l’étendue de la mesure où ils se trouvent , on ne doit plus y penser lorsque l’on a franchi cette limite.

Cependant, très souvent, les compositeurs, pour rendre, disent-ils, l’écriture plus claire, placent dans les mesures qui suivent les signes accidentels des signes pour détruire leur influence quoiqu’elle n’existe plus. C’est une grande faute que d’écrire ainsi, puisque l’on complique inutilement l’écriture musicale , déjà si difficile à lire quand elle est correcte.

J1 faut donc, lorsque l’on rencontre un signe aceidentel dont on ne comprend pas bien la signification , jeter un coup-d’œil en arrière pour voir si ce n’est pas un signe inutile , placé là pour détruire l’influence d’un signe accidentel que l’on a rencontré précédemment, et auquel on ne pense plus.

Dans les exercices qui vont suivre, nous conserverons ces signes inutiles parce qu’on les rencontre partout et que l’œil doit s’y habituer. Toutefois, pour que la personne qui étudie sache toujours ce qu’elle doit faire, nous marquerons du signe (q-)tout accident inutile. Donc, tout signe accidentel surmonté du signe + devra être regardé comme non avenu.

RECTIFICATION TRÈS-IMPORTANTE, de la notc qui S6 trouvc, de la page 214 à la

page 257, au-dessus de chacun des n“ 1 :

Il faut CHANTER toujours, COMME s’iL ÉTAIT ÉCRIT, avaut et après le dièse, son point d’appui; avant et après le bémol son point d’appui; en agissant ainsi, on prendra I’habitude indispensable de chercher et de trouver le point d’appui, avant de penser au dièse ou au bémol qui en est privé, et de conserver le sentiment de la tonalité sur l’ux point de départ.

PREMIÈRE SÉRIE

Dièse précédé et suivi de la note supérieure qui sert à le mesurer.

.. * * ^ ZTl

\ M m •Tl#'-' m m 9 ^ ^ .

i II * # •

Tl

HQ — 1 ^'-u. "^~J

iTb^ m m m * 1 * ^ l\ m m ^

PREMIÈRE SÉRIE (bis).

Bémol précédé et suivi de la note inférieure qui sert à le mesurer.

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