PAR BÉMOLS
Gamme majeure dans la- '9
Gamme majeure dans la-
Gamme majeure dans la- 9
quelle' on a coupé chacune
quelle on a coupé chacune
quelle on a coupé chacune ty
des cinq secondes majeures
des cinq secomles majeures ^
des cinq secondes majeures ^
par l'intercalation de l’un 6
en deux par l’intercalation C
en trois par l'intercalation C
des cinq dièses
de l’un des cinq bémols
de l’un des cinq dièses ■
et de l’un des cinq bémols l>
J’écris le ré bémol au-des- 1
sous de l’ut dièse, et ainsi
des autres ; tout à l'heure on 3
xa savoir pourquoi.
Les deux premières gammes, celle qui ne contient que des dièses et celle qui ne contient que des bémols, ont été nommées gammes chromatiques : il ^ a donc deux gammes chromatiques, (comme il y avait deux gammes diatoniques) ; celle par dièses et celle par bémols. Quant à la troisième gamme, celle qui contient à la fois les dièses et les bémols, elle a reçu le nom de gamme enharmonique. — Ces trois gammes nous fournissent une étude nouvelle à faire;
c’est celle des divers morceïîements que peut subir une seconde majeure. Remarquons seulement que toutea les secondes majeures étant égales, et se trouvant coupées de la môme manière dans la môme gamme, il nous suifit d’en analyser une seule, ut, ré, par exemple, pour les connaître tomes. Or, cette seconde nous fournil les trois divisions suivantes, ut-tè ré, ut-reü- RÉ, UT- REü-TÈ RÉ; c’est-à-dire que la seconde majeure peut être coupée par un dièse, par un bémol, ou par les deux à la fois.
La première chose qui se présente ici à examiner, est de savoir si le dièse et le bémol tombent au milieu de l’intervalle ut ré, et si la seconde mineure est la moitié d’une seconde majeure; dans le cas où cela ne serait pas, il faut chercher lequel est le plus haut de ut dièse ou de ré bémol.
Nous savons déjà que ut-reu est une seconde mineure, ainsi que tè-ré ; recherchons maintenant si chacune de ces secondes est la moitié de ut-re, si elle est plus grande, ou plus petite que cette moitié.
Chantons avec soin l’exercice suivant, il va nous éclairer sur cette question ;
42 fî'l 42 2f2 [ Chantez plusieurs fois chacune des lignes
424 4 2t2 ) jusqu’à ce que vous sentiez bien qut‘c/ansle
4 24 2t2 1 dernier exercice, LA VOIX MONTE POUR
42 4:2 ( aller DU ré bémol a l’ut dièse.
Le RÉ BÉMOL est plus bas quel’uT dièse; ce fait une fois bien constaté, voici les consé^iueoces que nous en tirons : Puisque la voix monte pour aller de ré BÉMOL à UT DIÈSE, il y a donc un intervalle quelconque entre ré bémol et UT DIÈSE, et la seconde majeure ut ré est décomposable en deux secondes mineures égales UT-REU et tè-ré, plus un intervalle reu-tè que nous n’avions pas encore remarqué. Les secondes mineures ne sont donc pas des demi-tons (en donnant au mot ton la signification de seconde majeure), puisqu’il faut ajouter à deux secondes mineures l’intervalle reu-tè pour faire une seconde majeure. — Ainsi, le ré bémol est plus bas que I’ut dièse, et la seconde mineure n’est pas la moitié d’une seconde majeure.
Si nous voulions maintenant représenter par une longueur quelconque la seconde majeure ut ré, et marquer sur cette longueur la position respective du RÉ BÉMOL et de Tut dièse, le premier devrait être au-dessous et le second audessus du milieu de la ligne, PLUS OU MOINS, de la manière suivante :
Seconde mineure, égale à 4 2.
Intervalle non mesuré marquant la distance du 2 au 4*.
Seconde mineure égale à 4:2
t Longueur quelconque prise pour 2 représenter une seconde majeure.
Voici les noms par lesquels on a désigné jusqu’ici les divers intervalles qu« présente le fractionnement de l’intervalle ut-ré; je l’écris de nouveau, pour plus de clarté :
Intervalle chromatique , ou demi- 12( Seconde mineure diatonique, ou ton mineur (1), ou apotome. demi-ton majeur (l) ou limma.
^ Seconde mineure diatonique , ou ! Intervalle chromatique, ou demidemi-ton majeur (1), ou limma. \ ton mineur (1), ou apotome. .
Donc la .se-[’^°® seconde mineure diatonique, plus un intervalle chromaconde majeure) tique.
contient: | ou un demi-ton majeur, plus un demi-ton mineur,
'ou un limma, plus un apotome.
Analysons maintenant l’intervalle chromatique, pour connaître complètement les divers fragments de la secondé majeure.
Intervalle enharmonique ou comma ; c’est la distance de 2 au
Seconde mineure ou limma.
L’intervalle chromatique contient donc une seconde mineure plus. un comma, il faut dès-lors abandonner les expressions vicieuses de demi-ton majeur et demi-ton mineur et ne conserver que les expressions suivantes : ut beu ou TÈ-RÉ, seconde mineure ; reu-tè, intervalle ou seconde enharmonique; ut-tè ou- REU-RÉ,. intervalle ou seconde chromatique.
Toutes les secondes majeures étant égales entre elles, et toutes les secondes mineures aussi , il en résulte que tout ce que je viens de dire de la seconde majeure UT-RÉ, avec son dièse et son bémol, s’applique exactement à toutes les autres secondes majeures avec leurs dièses et leurs bémols intermédiaires. Nous pouvons donc dire alors d’une manière générale :
1® Quand on coupe une seconde majeure en trois, par un dièse et par,un bémol, comme nous l’avons fait pour ut-ré, le bémol est plus bas que le dièse, •
(1) Ces expressions, demi-ton mineur et demi-ton majeur, ont été cre'ées quand on croyait que ux dièse était plus bas que re bémol. Ce sont des contre-sens puisque^le deiui-ton mineur ut-tè contient le demi-ton majeur üt-reo, plus l’intervalle reo-tè, et que le demi-ton majeur dt-reü est plus petit que le demi-ton mineur ux-xÈ, de tout l’intervalle REU-XX. • '
I L’intervalle chromatique se com- |2 ) pose d’une seconde mineure, plus un I comma.
2* Chacune des secondes mineures est moindre que la moitié de la seconde majeure ; il n’y a donc pas de demi-tons en musique , et tous les instruments qui font le dièse et le bémol avec la môme note sont faux ; il en est de même de tout système musical basé sur l’existence des demi-tons.
3* La distance entre le bémol et le dièse étant appelée comma , U secondlL majeure se compose de deux secondes mineures, plus un comma.
•4" Le comma, ou intervalle enharmonique , et le limma, ou seconde mineure, forment, par leur réunion , l’intervalle chromatique, que les Grecs appelaient apotome , et que les modernes ont faussement baptisé du nom de demi-ton mineur , par opposition au nom de demi-ton majeur qu’ils ont donné à la seconde mineure.
Et maintenant , si nous revenons aux deux gammes chromatiques et à la gamme enharmonique , nous pouvons dire ;
1® La gamme chromatique par dièses est composée, non pas de douze demitons, comme on le répète à l’envi ; mais de cinq secondes chromatiques ut-tè, RÊ-RÈ, FA-FÈ, SOL-JÈ, LA-LÈ, plus Sept secondes mineures TÉ-RÈ, rè-mi, mi-fa, FÈ-soL, JÈ-LA, LÈ-si, SI-UT. (Vérifiez page 239, à la gamme chromatique par dièses).
2® La gamme chromatique par bémols n’est pas composée de douze demi tons mineurs, mais de cinq secondes chromatiques reu-ré , meu-mi, jeu-sol, leu-la, seu-si, plus sept secondes mineures üt-reu, ré-meu, bh-fa, fa-jeu, soL-LEU, LA- SEU, SI-UT. (Vérifiez, page 239, à la gammechromatique par bémols.)
3® Les deux gammes chromatiques ne produisent pas le même air, puisque dans celle par dièses les secondes majeures présentent la seconde chromatique (UT-TÈ), au dessous de la seconde mineure (tè-ré ); tandis que dans la gamme chromatique par bémols , c’est le contraire , les secondes mineures commencent les secondes majeures, tandis que les intervalles chromatiques les terminent (UT-REU, REU-RÉ).
4® L’usage des solfèges est de faire chanter la gamme chromatique par dièses en montant, et la gamme chromatique par bémols en descendant. Mais on peut à volonté chanter les gammes chromatiques de l’une des quatre manières suivantes :
En montant par dièses et en descendant par dièses ;
En montant par bémols et en descendant par bémols ;
En montant par dièses et en descendant par bémols (c’est celle des livres).
En montant par bémols et en descendant par dièses.
5® La gamme enharmonique est composée de douze secondes mineures, 3î’-REU , TÈ-RÉ , RÉ-MEU , RÈ MI, MI-FA , FA-JEU, FÈ-SOL , SOL-LEU, JÈ-LA , LA-SEU,
LÉ SI, w-uT} plus cinq secondes enharmoniques , qui sont: reü-tè, meu-rλ
JEU-BÈ, LEU-JÈ, SEU-LÈ. (Vérifiez.) Celte gamme a jusqu’ici été regardée comme inchantable; cela tient à ce que les modernes l’ont mal écrite, et qu’ils ont voulu chanter Tut dièse avant le ré-bémol, le ré-dièse avant le mi-bÉmol, etc., ce qui est infaisable. Mais en l’écrivant comme nous l’avons fait à ta page 239, elle est très-chantable, et peut-être elle est moins difficile que les gammes chromatiques.
La gamme chromatique par dièses n’a que cinq dièses ; elle ne pouvait avoir ni le MI ni le si dièses, puisque les deux secondes mi-fa et si-ut soat déjà mi neures.
La gamme chromatique par bémols n’a que cinq bémols; elle ne pouvait avoir ni l’üT ni le fa BÉiMOLS, puisque les deux secondes ut-si et fa mi sont déjà mv neures.
Par la même raison, la gamme enharmonique ne contient que cinq dièses c cinq bémols; elle ne pouvait renfermer mi dièse, si dèse, ut bémol cl fa BÉMOL, puisque les secondes mi-fa et si-ut sont mineures.
Résumé général des cinq gammes.