SUR LA FLÈCHE VERTICALE QUI SE TROUVE EN AVANT DE QUELQUES ACCOLADES
La flèche verticale, qui se trouve en avant de quelques accolades, indique qu’if faut, après avoir chanté de haut en bas la 1'* colonne de l’accolade, reprendre immédiatement cette 1'* colonne de bas en haut. Chacune des colonnes de l'accolade doit être étudiée de la même manière que la première.
SUR NOTRE MANIÈRE d’eNSEIGNER L’INTONATION, AU MOYEN DE POINTS d’aPPUI.
Le seul moyen fructueux d’étudier l’intonation des modes types — ut majeur et la mineur — est de donner à chacune des notes de l'accord de septième de sous-tonique, 7246, un point d’appui, sur l’une des notes de l’accord parfait de tonique |3S, en mode majeur. Faisons aux deux modes d’ut majeur et de la mineur l’application de ce principe.
Voici les formules qui, mises en pratique dans ce recueil d’exercices, permettent d’arriver à mesurer les intervalles musicaux avec autant de sûreté qu’on mesure, à l’aide d’un mètre, une surface plane; ce fait a maintenant, pour nous, l’autorité d’expériences souvent répétées sur des organisations musicales très-mauvaises.
Mode majeur.
Première formule; pour les intervalles de tierces (1):
(1) Dans cette formule et dans les cinq formules suivantes, nous indiquons par des caractères plus petit le point d’appui de chacune des notes. Les formules ne doivent être chantées qu’avec les petites notes et les grosses.
— ZLIl —
Dzdxiêmk formule; pour les iDtervallcs plus grands que la tierce: i7> i2t *4i (6i i4a s2i i T I
En RÉSUMÉ : Voici quels sont, au moyen de nos formules, les rapports à étudier pour Tintonalion du mode majeur d’ut :
V Rapports par degrés conjoints des sons 1 2345 puis des sons 567 1 ;
2® Rapports par degrés disjoints des sons | 35 I ; ,
S® Rapports par degrés conjoints des sons 7246'avcc les sons | 35.
On voit que pour l’étude du mode majeur d'ul, les rapports par degrés disjoints se bornent aux seules combinaisons des sons de l'accord de tonique I35i ; tous les
autres rapports sont par degrés conjoints.
Mode mineur.
Troisième formule; pour les intervalles de tierces:
Quatrième formule -, pour les intervalles plus grands que la tierce :
En RÉSUME : Voici quels sont, au moyen de nos formules, les rapports à étudier pour l’intonation du mode mineur de la :
1* Rapports par degrés conjoints des sons ÇBÇ 1 23 343 ;
2® Rapports par degrés disjoints des sons 6 1 36 ;
3® Rapports par degrés conjoints des sons S724 avec les sons Ç 1 3.
On voit que, pour l’étude du mode mineur de la, les rapports par degrés disjoints, se ' bornent aux seules combinaisons des sons de l'accord de tonique 6 1 36 ; tous les autres . rapports sont par degrés conjoints.
Dièses et bémols.
Le seul moyen fructueux d'étudier l'intonation des dièses et des bémols est aussi de donner à chacun d*eux un point d'appui.
he point d'appui des dièses est, pour chacun d’eux, la note qui lui est immédiatement supérieure, dans la gamme cliromalique par dièses. Le dièse n’ayant pas d’autre V raison d’être que de produire avec le son supérieur le même air que le si avec Vut, l’air i 7 i , nous sert 4e modèle pour mj'surer chacun des dièses contre lu note supé rieure que nous venons d’indiquer.
CiNouiÈME formule; pour les dièses; modèle: \1\.
Î7i i7 767 76 eSe 65 54 «3« 43 *23 32 *+* 21
Le point d appui des bémols est, pour chacun d’eux, la note qui lui est immédiate- ^ ment inférieure dans la gamme chromatique par bémols. Le bémol n’ayant pas d’autre raison d’être que de produire avec la note inférieure le même air que le fa avec le mi, l’air 343, nous sert de modèle pour mesurer chacun des bémols contre la note inférieure que nous venons d’indiquer.
Sixième formule *, pour les bémols -, modèle : ,4,.
i2i 12 tS* 23 t4a 34 4S4 45 *6* 56 6T 7I» tl
— XUII —
En RÉSüMÉ : Tous les rapports, pour l’étude des dièses et des bémols, sont par degrés conjoints avec l’un des sons du mode majeur d'ut.
^ RÉSUMÉ GÉ.NÉRAL.
Les iroycns si simples qui nous servent à étudier l’intonation des modes types, ut mojmr et la mineur, ont l'immense avantage de développer au plus haut degré, chez la personne qui chante, le sentiment de la tonalité sur fur en mode majeur et sur le LA en mode mineur : le développement de ce sentiment est la conséquence de l’obligation où l'on se trouve, pour mesurer les sons de l’accord de septième de sous-tonique, de penser toujours aux sons de l’accord parfait de tonique, dont la propriété caractéristique est de donner au plus haut point possible le sentiment de la tonalité.
De plus, la pratique de nos moyens d’étude, pour les dièses et pour les bémols, permet au lecteur d’exprimer, pour l’auditeur, presque toutes les modulations, en conservant toujours, pour lui lecteur, le sentiment de la tonalité sur l’ut.
Telles sont les causes des succès que nous obtenons dans renseignement pratique de l’intonation :
1® Développement du sentiment de la tonalité, dans l’étude des modes types, ut majeur et la mineur.
2* Conservation du sentiment de la tonalité sur l’ut, dans l’étude des dièses et des bémols.
Dièses et bémols fondamentaux.
Pour l’étude des dièses et des bémols fondamentaux, nous nous servons de modèles pris dans les deux modes types dut majeur et de la mineur.
YlII.
COMMENT ON DOIT ÉTUDIER LES EXERCICES QUI CONTIENNENT DES PETITES NOTES (polNTS d'aPPUI)