‹ Méthode élémentaire de musique vocaleChapitre 163 sur 191 · DU BÉCARRE · texte numérisé non relu

DU BÉCARRE

Quand le compositeur désire ne plus faire un ou plusieurs des dièses ou des bémols de la clé, il l’indique en mettant ce signe fc|, appelé bécarre , devant les notes qu’il ne veut plus faire diésées ou bémolisées. Ce bécarre porte son influence jusqu’à la prochaine barre de mesure, et rend naturelles toutes les , notes placées sur son barreau ou les octaves de son barreau, comprises entre lui et cette barre de mesure; mais il n’agit pas sur les notes de la mesure suivante, qui rentrent sous l’inHuence de l’armure de la clé. Donc: 1“ Quand on veut qu’un son ne soit plus dièse ou bémol , on met devant lui un bécarre,

2“ Quand on ne veut pas que le bécarre rende naturels tous les sons qui sont sur son barreau et après lui, dans la même mesure, il faut remettre le dièse ou le bémol de la clé devant la note qui ne doit pas subir l’inlluence du bécarre 5 3” quand on veut que le bécarre porte son inlluence au-delà de la barre de mesure, il faut le répéter au commencement de chaque nouvelle mesure sur laquelle il doit encore agir.

1" Exemple. — Bécarre détruisant un dièse de la clé.

l*» cas. ^ 2“' cas. 3™* cas.

Langue de mi. 3 S 7

Traduct. en ut. 4 3 5

2'"* Exemple. — Bécarre détruisant un bémol de la clé.

l*' cas. 2“'« cas. 3“’® cas.

Hz— -

Languedemib. 357 6 Traduction en 1 . g v langue à'ut. • ^ à o

Dans les deux traductions en langue d'ut que nous avons placées au-dessous des deux exemples précédents, on peut remarquer les deux faits suivants: 1° Dans le premier exemple, celui qui a une armure par dièses, chaque fois que le bécarre a détruit Vinfluenl^ d'un dièse à la clé, il a fait arriver un bémol dans la gamme d'uT (vérifiez). C’est qu’en effet, enlever un dièse ou prendre un bémol, c’est produire le même résultat; c’est changer une sensible en sousdominante. 2* Dans le second exemple, celui qui a une armure par bémols, chaque fois que le bécarre détruit l'influence d'un bémol de la clé, il fait arriver un dièse dans la gamme d’uT (vérifiez). C’est qu’en effet, enlever un bémol ou prendre un dièse, c’est produire le même résui^,'’^- c’est changer Une sous-dominante en sensible.

Or, toutes les fois que le bécarre vient agir sur les accidents de la clé, il produit le même effet; on peut donc poser en règle générale que, quand on transpose, c’est-à-dire, quand on appelle la tonique ut, il faut faire un dièse quand le bécarre détruit un tièmol de la clé, et il faut faire un bémol quand il détruit l'in* fluence d'un dièse.

Dièses et bernois accidentels. — Quand le compositeur veut, chemin fai.saot, prendre des dièses ou des bémols qui ne se trouvent pas à l’armure, il le» écrit chaque fois qu’il veut les prendre, et la durée de leur influence e.st la wAme aue celle du bécarre. Ainsi, ils agisse:',' s:;:' tous !os sons placés apréa

eux sur leurs barreaux, et jusqu’à la prochaine barre de mesure ^ si on les veut encore dans la mesure suivante, il faut les répéter; si au contraire leur influence ne doit pas s’étendre à tous les sons qui les suivent dans leur mesure, le bécarre vient se placer devant le son qui ne doit plus subir l’influence du dièse ou du bémol. Dans ce cas, que l’on transpose ou que l’on ne transpose pas, on fait un son naturel pour le bécarre, qui vous dit de ne plus continuer le dièse, ou le bémol accidentel que vous faisiez. Exemple :

-Q aA" - ' 1 ~

1î7"ï — lîT'»

Ltr\ ^ Al ^ ^

VL/ m . viy >

Langue de mi. 3 & 7 -6 -6 7 3 7 6 3

langue d’ai. 4 35^5^4^5 43^424

Languede meu. 3'57 2242 Langued'ui. 4 3o'7’767 4534

Quand il se trouve déjà un dièse ou un bémol à la clé sur le barreau que l’on veut frapper d’un nouveau dièse ou d’un nouveau bémol, on met le signe du double-dièse ou celui du double-bémol; et, quand on veut détruire l’influence de ces deux nouveaux signes, on met un dièse simple pour dire de ne plus faire le double-dièse, et un bémol simple pour dire de ne plus faire le double-bémol. Dans la transposition en ut, pour le double-dièse on chante un dièse simple; et, pour le double-bémol, un bémol simple. Pour le dièse simple qui détruit le double, et pour le bémol simple qui détruit le double, on fait des sons naturels, comme si ce dièse et ce bémol étaient des bécarres détruisant l’influence de dièses ou de bémols simples accidentels. Exemple;

-fH — ^ ^ H- f m

■kyt — - — * - ! ' -^-*-4

Langue de /e. ^ 6 2 $ 4 7 7 5 4

Langue d’wt. 4365 5 4-424

Langue de jew. 4.4^5

Langue d’ut. 42 '3'3 44^5 4

Vous voyez qu’en transposant en ut, le double-dièse de la première mesure est traduit par un dièse simple et que le dièse simple de la même mesure

est traduit par un son naturel 5. — Vous voyez de même que le double-bémol , dans la traduction à’ut, devient un bémol simple^, et que le bémol simple devient un son naturel 3.

Passage da majeur au mineur même base , et réciproquement. Enfin , il arrive quelquefois de rencontrer, chemin faisant, un des changements suivants dans l’armure de la clé: 1° trois bécarres détruisant trois dièses; 2“ trois bémols nouveaux; 3* trois dièses nouveaux ; 4® ou enfin trois bécarres détruisant trois bémols.

Les deux premiers cas indiquent le passage brusque du majeur au mineur de même base ; les deux derniers, au contraire, indiquent le passage du mineur au majeur de même base. Dans les quatre cas, on abandonne l’ancienne armure pour celle qui convient à la nouvelle gamme. Exemple :

1» Trois bécarres détruisant trois dièses.

Quand on passe directement du majeur au mineur de même base , on rencontre à l'armure l’un des deux changements suivants:

-p— fehi t • 1

rH n ë f J

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