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TITRE III

SUR l’étude de la langue des durées.

Lorsqu’on sait bien battre la mesure à deux temps, à trois temps cl tà quatre temps, il faut apprendre, au moyen des deux tableaux que nous donnons, pages 81 et 82, à parler la langue des durées.

Comment on doit étudier chacune des colonnes des deux tableaux de la langue

des durées.

A. Il faut s’exercer à dire à haute voix, et à des distances égales entre elles, c Cat-àdire avec la plus grande régularité (et sans battre la mesure avec la main), les monosyllabes écrits au-dessous des points et des zéros.

Il faut répéter cet exercice jusqu’à ce que, à la vue des points et des zéros, on puisse, sans la moindre hésitation, les nommer, en langue des durées, avec une régularité parfaite.

B. Il faut recommencer la meme opération, mais cette fois, en marquant, avec la main, la mesure , soit à deux temps, soit à trois temps, soit à quatre temps, selon le nombre de temps que contient chacune des mesures de la colonne qu’on étudie.

C. Il faut, nous le répétons, déplacer brusquement la main, pour marquer l’origine de chaque temps, afin qu’elle reste complètement immobile à la place qu'elle doit occuper pendant la durée qui s'écoule d’un temps au temps suivant.

D. Dans les colonnes où le temps est divisé, il faut que l’attention se porte principalement sur la syllabe TA ; cette syllabe, qui marque l’origine du temps, doit être dite plus fort que les autres, afin que l’oreille la distingue entre toutes ; elle remplit, pour la mesure, un rôle analogue à celui de la tonique pour l’intonation.

Il faut, pour acquérir le sentiment parfait de la mesure, marquer un peu plus fort l'origine de chacun des groupes de deux ou de trois, que produisent les sous-divisions du temps.

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