‹ Méthode élémentaire de plain-chant, à l'usage des séminaires, des chantres et organistesChapitre 19 sur 37 · S VIII · texte numérisé non relu

S VIII

De la traiispositiou de» tons du plain-cliaiit

68. Les limites de certains tons sont trop élevées pour les voix graves ; d'autres trop basses pour les voix aiguës.

On obvie à cet inconvénient en transportant le chant dans une échelle plus commode et moyenne.

69. Le premier ton, qui appartient à l'échelle de ré, se transpose quelquefois dans

l'échelle de la.

On ne peut nier que cette transposition n'est pas exacte; car, dans l'échelle dere, il y a un ton entre la cinquième note et la sixième, tandis qu'il n'y a qu'un demi-ton entre ces deux notes dans l'échelle de la.

Il est vrai que l'usage a introduit un bémol au sixième degré du premier ton, mais seulement lorsque cette note descend. Dans ce cas, il y a similitude entre le ton primitif et le ton transposé. Cette similitude n'existe pas lorsque le sixième degré monte; c'est ce qui oblige à mettre dans ce cas un dièse à la sixième note du ton transposé , quand elle monte.

70. Les considérations précédentes ont conduit quelques auteurs de l'époque actuelle à considérer l'échelle de la, avec la quarte au dessus, comme un neuvième ton ou mode , et la même échelle, avec la quarte en dessous, comme un dixième mode, conformément à l'ancienne division des tons ou modes. Mais l'usage établi depuis le moyen âge , par la plupart des auteurs de traités du plain-chant , par les livres de chant et par la pratique, a réduit le nombre des tons à huit : et cet usage a toujours prévalu contre les réformes qui ont été essayées à ce sujet.

71. Dans le premier ton transposé dans l'échelle de la, la est la finale; mi, la dominante. Or, ces mêmes notes ne se trouvant avec les mêmes fonctions dans aucun des huit tons du plain-chant , il ne peut y avoir de doute pour celui qui examine un chant du premier ton transposé dans l'échelle de /a : il doit reconnaître la transposition.

Voici un exemple de cette transposition :

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