DES CARESSES DANS LA FAMILLE
L'élève remplacera les mots en italique par leurs synonymes^ de manière que le sens soit le moins possible altéré.
Nos amitiés les plus vraies semblent avoir besoin d'être ravivées par des manifestations extérieures; ainsi les caresses entretiennent et augmentent le sentiment qui nous pousse à les donner ou à les recevoir. L'enfant caressant est plus chéri de ses parents et les aime davantage, parce qu'il réveille plus fréquemment l'affection dans leur cœur et dans le sien. Par malheur, l'âge fait perdre insensiblement cette habitude : en grandissant, nous rougissons de la naïveté de nos expansions; et nous ne voyons pas que cette impassibi-lité extérieure dont nous nous enveloppons, passe bientôt jusqu'à notre cœur. De là quelquefois l'indifférence qui s'établit entre les membres d'une même famille; de là cette désaffection mutuelle qui les sépare au milieu de la vie, et les rend étrangers, sinon hostiles, les uns aux autres. Que l'on cherche bien, et l'on verra que du premier jour où Ton a oublia d'embrasser son père ou sa mère ou sa sœur, le matin en sortant du lit^ on a commencé à moins les aimer. La perte des habitudes caressantes de l'enfance est une chose très fâcheusCy car c'est une des causes les plus propres à détruii.2 l'affection de famille, qui est la plus douce, la plus aolide et la plus utile de toutes les amitiés.
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5«« EXERGICS