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CE QU’IL Y A SOUS LA PEAU

que vous avez étudiées sur le vivant et cherchez à l'aide du squelette à comprendre la raison de ces saillies.

Vous devez arriver par la suite à connaître assez la place et la fonction des différents muscles pour leur donner la valeur qu’ils doivent avoir selon les mouvements du corps ; mais ce qu’il faut avant tout, c’est posséder le squelette, la charpente, c’est-à-dire connaître à fond les rapports des parties inflexibles entre elles : à cette condition et à cette condition seule votre dessin aura du caractère. Dessinez donc le squelette (fig. 39) sous toutes ses faces, dans toutes les positions, rendez-vous compte des déplacements que subissent les parties osseuses, le bassin, assemblage des os des hanches sur lequel s’implante la colonne vertébrale ; la cage thoracique, cavité formée par le sternum en avant, la colonne vertébrale en arrière et les douze côtes de chaque côté qui relient entre eux le sternum et la colonne vertébrale ; étudiez le bras dans le mouvement de supination, c’est-à-dire le pouce en dehors, la face palmaire de la main en avant et les deux os de l’avantbras placés parallèlement, puis en pronation, le pouce en dedans, et les deux os de l'avant-bras croisés, l’os du côté externe passant par-dessus l'autre. — Dessinez séparément l’emmanchement de la main avec le bras par la série des 8 os du carpe, comparez cet emmanchement avec celui du pied à la jambe. — Quand vous commencerez à posséder l’ostéologie, prenez une feuille de papier calque, étendez-la sur votre figure dessinée d’après nature et essayez, en vous aidant du squelette placé devant vous, d’établir l’ossature de votre figure. Pour cela, vous commencez par placer les parties osseuses visibles sous la peau. Aux hanches, les os iliaques : un peu plus bas, au commencement de la cuisse, le grand trochanter, puis les os du genou, condyles du fémur, rotule, tête du tibia et du péroné ; puis les malléoles ou chevilles du pied, l’interne placé plus haut que l'externe. Dans la partie supérieure du corps, les os du cou et des épaules, clavicules, apophyse

acromion ; les os du thorax, le sternum, les côtes ; dans le bras, le coude où se voient trois saillies : l’épitrochlée à la partie interne, l’olécrane à la partie postérieure, et, à la partie externe dans une dépression des muscles, l’épicondyle et la tête du radius. Au poignet la tête du cubitus à la partie interne et un peu postérieure, et à la partie externe l’extrémité du radius. — Pour le dos, la saillie formée à la base du cou par la septième vertèbre cervicale, de chaque côté l’épine scapulaire de l’omoplate, et l’omoplate ellemême qui, dans certains mouvements, fait saillir son triangle placé le sommet en bas, mais très enveloppé de muscles.

Dans la tête : notez bien les os de la pommette, l’arcade orbitaire, les bosses frontales, la saillie du menton, l’os du nez qui, par la façon dont il se relie au cartilage qui le termine, donne la forme caractéristique à cet organe. Quand tous ces points sont notés, vous les reliez entre eux pour arriver à former les parties cachées dans les profondeurs des chairs; ayez soin de vous tourner devant votre squelette de façon à voir successivement chaque partie dans le mouvement que cette partie a dans vôtre figure, car il serait assez difficile de faire tenir le squelette précisément dans le mouvement d’ensemble, néanmoins toutes les fois que cela sera possible il faudra le faire.

Après votre squelette, dessinez votre écorché : ces dessins d’après le squelette et d’après l’écorché doivent être faits très légers de tons. Ce qui importe avant tout, c’est un bon contour, il ne faudrait pas vous embarquer dans une coloration trop montée. Votre dessin fait, écrivez le nom de chaque muscle à sa place, comme il est indiqué dans les figures 40 et 41.

L’élève qui aura consciencieusement dessiné et le squelette et l’écorché, en étudiant la nomenclature sommaire que nous venons de lui donner, aura une connaissance très suffisante de l’anatomie pour dessiner d’après nature avec rintelligence des formes. S’il éprouve le besoin très

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