‹ Méthode pour dessinerChapitre 35 sur 61 · D’APRÈS NATURE ET D’APRÈS LES MAITRES · texte numérisé non relu

D’APRÈS NATURE ET D’APRÈS LES MAITRES

Vos études d’académie ne vous ont pas fait oublier, je l’espère, les croquis d’après nature dans la rue, à la campagne, partout où vous allez. — Nous avons fait autrefois des arbres, des maisons ; faisons maintenant aussi, des êtres animés, bêtes et gens, — tâchez de saisir des mouvements au vol. Allez dans les chantiers, sur les ports, voyez des ouvriers au travail, dessinez-les dans leurs diverses attitudes.

Rentré chez vous, prenez le papier calque, tâchez de retrouver le nu dans le vêtement et le squelette dans le nu.

Faites aussi des animaux, — allez au Muséum d’histoire naturelle dessiner des squelettes de chevaux, de chiens, de bœufs, d’oiseaux, de félins ; rendez-vous compte des rapports qui existent entre ces différents squelettes et celui de l’homme, — je ne parle pas des différences, elles sautent aux yeux, mais des analogies.

Ces études seront d’un grand intérêt pour vous et d’une grande utilité, car pour être dessinateur il faudrait tout connaître, non seulement pour pouvoir dessiner la forme des objets sans qu’il soit besoin d’avoir ces objets sous les yeux, mais même pour les copier d’après nature. Nous avons remarqué autrefois que l’être ignorant dessinera

mieux l’objet qui lui est absolument inconnu que l’objet qu’il connaît bien parce que pour l’objet inconnu il sera forcé d’être sincère et de regarder. Il n’en est plus de même quand l’éducation est avancée. Il faut connaître à fond les objets que l’on veut dessiner. Parce qu’alors un seul coup d’œil suffît pour embrasser dans leur ensemble des formes que l’on connaît bien, qui sont dans des rapports constants entre elles et dont chaque partie est la

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