‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 124 sur 260 · Quelques-uns sont surabondants à tous les cas ; par ex · texte numérisé non relu

Quelques-uns sont surabondants à tous les cas ; par ex

attagën -ënis, et attagënâ -ae. pâlumbês -ïs, et palumbus -i3.

fûlix, fulïcis, et fulïcâ -ae1. vultûr -ùris, et vulturius -ii.

mendum -i, et mendâ -ae2. paupertas -tâtis, et paupëriës -ëi.

jûventûs -tûtis, efjuventa -ae. senectùs -tûtis, et senecta -ae.

ëventûs -ûs, et eventura -i. druides -um, et druidae -arum\

2. D'autres n'ont les doubles formes qu'à une partie de leurs cas .

plebs, plêbis, f. le peuple. 5edécl. N. et G. plëbës -ei. D. -ei.

l'amës, famïs, f. la faim. 5edécl. Abl. famë (e long).

rëquiës -ëtis , f. repos. 5e décl. Ace. requiem , Abl. requië.

jûgerum -i, n. arpent. 3e décl. AM.jugërë,jugëribus, G. pi. jugerum.

cancer, cancri, m. ccrevisse. 3e décl. G. rare, cancëris, PL rare, cancëres.

sëquester -tri, m. dépositaire. 3e décl. séquestrera -trë -très.

spëcus -ùs, m. caverne. 3e décl. neutre : specûs (sans autres cas).

„ „ f . \ provision de bouche. Le neutre n'a au plu-

penus -us, i. penus, -i, m. i rid penoram pems 4 et penum -ison{ penum-i; penus , -ons , n. j ^^ F

A cette liste il faut ajouter tous les noms qui se déclinent comme materia et materies (§ 22), ou comme cupressus, fagus, etc. (§120), ainsi que beaucoup de noms grecs.

Rem. Plusieurs substantifs, qui ont aussi des formes doubles, diffèrent des précédents en ce que les deux formes appartiennent à la même déclinaison. Ainpi l'on dit également tigris -is, et tigris -Mis, f. (un tigre); cucumis -êris, m., imparisyllabique aux deux nombres, et cucumis -is (concombre) , parisyllabique au singulier.

1. Foulque, oiseau de mer. — 2. Faute d'écriture; le féminin se dit plus souvent d'un défaut corporel. — 3. Pigeon ramier. — A. Les druides, prêtres gaulois.

Quelquefois le nominatif seul est double : fëlëset felïs (un chat), vulpës etvulpïs (un renard), torquïs et torques (un collier), vëhès et vckïs (une voie, une charge) *.

NOMS DÉFECTIFS.

Défectifs dans le nombre.

§ 123. Beaucoup de substantifs manquent de l'un des 2 nombres,

I. Les uns n'ont que le singulier. Ce sont : 1° Les noms d'hommes : Scipio, Cicero, Cœsar; de pays : Italia,

Grœcia; de villes : Borna, Luletia; de fleuves : Tiberis , Sequana. Toutefois , en parlant de plusieurs Scipions , de plusieurs Césars , on dira fort bien Scipiones, Cœsares.

2° Quelques noms collectifs, comme vulgus, n. et m. , G. vulgi, D. Abl. vulgo, Ace. vulgus , n., vulgum, m. (le vulgaire, la multitude).

3° Les noms abstraits; par ex. : juventus, senectus, pietas, justifia. Cependant, de même qu'on peut dire en français, dans le style soutenu, des jalousies, des amitiés, des haines, des cupidités , on trouve également en latin, invidiœ, amicitiœ, odia, cupiditates. On trouve même quelquefois mortes, paces , soles, et dans Tacite, glorias. Ce dernier est un néologisme.

k° Les noms de métaux : aurum, argentum, ferrum; mais on dit œra, comme en français, des bronzes. L'usage apprendra les autres particularités ; il suffit de remarquer en général que les deux langues suivent à peu près la même analogie.

II. Les autres n'ont que le pluriel; ce sont : 1° Certains noms de peuples : slborigines , JEdui , Parisii; de

villes : Athenœ, Delphi; de montagnes : Alpes.

2° Les noms de fêtes publiques, qui sont primitivement adjectifs : Bacchanalia , Compitalia (se. sacra), Circenses (se. ludî).

3° Un grand nombre de substantifs de significations diverses :

arma, armes. excûbiae, veille. exsëquias, funérailles.

crëpundia, hochets, exûviae, dépouilles, cûnae -arum, berceau.

dëlïciae, délices. indûciae, trêve. incûnabulâ -orum, id.

dïvïtiae , richesses. insïdiae , embûches, bîgaa , char à deux chevaux.

hàbënae , rênes. relïquiae , restes. grâtës , actions de grâces.

nuptiae , noces. tënëbrae , ténèbres. f ïdës -ium , cordes d'une lyre.

Rem. On peut rattacher aux noms indiqués dans ce paragraphe , ceux qui expriment une idée au singulier et une autre au pluriel ; nous en citerons seulement quelques-uns :

1. Les nominatifs en es de la troisième déclinaison sont empruntés à la cinquième. Aussi les noms latins ainsi terminés sont-ils tous féminins, excepté torques, vates et pulumbes, qui ont les deux genres, l'un parce qu'il a les deux désinences, les autres à cause de leur signification.

NOMS DÉFECT1FS. 1 17

aedës, asdïs, f. un temple. asdes -ium, une maison.

àqua , aquas , eau. aquas -ârum , eaux thermales*

auxïlium -ii , secours. auxilia -ôrum , les auxiliaires.

copia , copias , abondance. copias -ârum , les troupes.

castrum -i, un fort. castra -ôrum, le camp. liltëra -as , lettre de V alphabet, litteras -ârum , lettre missive l.

ôpëra , opéras , le travail. opéras -ârum , les ouvriers.

pars , partis , une partie. partes , partium , un parti, un rôle.

sâl, salis, m. et n., du sel. sàlês, m. D. AU. sàlïbus, bons mots,

Défectifs dans la déclinaison,

§ 124. Un certain nombre de substantifs ne s'emploient qu'aux trois cas semblables , soit du singulier soit du pluriel :

Singulier neutre. Fas (chose licite), nef as (chose illicite, crime), instar (ressemblance) , nihil et nïl (rien) , sëcus, pour sexûs -Us (sexe) , parum (peu, trop peu), cf. § 94.

Pluriel neutre. Murmura, colla, de murmur (bruit), collum (cou), complets au singulier; flâmïna, de flamen (souffle), dont le singulier n'a que flamme.

De plus, mella, fclla, farra (§ 9), œra, jura, pur a, rura, tura (§ 13), et mûnia (les devoirs) , qui n'a pas de singulier. — JErum, œribus etjurum, juribus, sont des archaïsmes qu'on ne doit pas imiter.

Pluriel féminin. Troisième déclinaison : Làbcs, de labcs -is (tache); nëccs, de nex, nëcis (mort violente); sôbôles, de soboles -is (race); vëhes, de' vëhes -is (voie, charge); pâces, pïces, plèbes (§15), grâtes (§ 123); gratibus est une fois dans Tacite. — Cinquième déclinaison : spes, acies, et tous les autres, excepté dics et rcs.

Pluriel masculin. Quatrième déclinaison : metûs (les craintes) , astûs (les ruses), sitûs (les positions).

§ 125. Outre les noms précédents et ceux que nous avons indiqués chacun en son lieu, les suivants manquent encore de génitif pluriel :

as, assis, m. un as, 400 gram. 2 prass, prasdis, m. garant.

bes, bessis, m. deux tiers d'as, (vas), vâdis, m. caution.

côs , côtis , f. pierre à aiguiser. stips , stïpis , f. 'petite monnaie.

fasx, fascis, f. de la lie. sâlvpZ. sales, bonsmots (§123, R.).

fax , f âcis , f. flambeau. scobs , scôbis , f. limaille.

âdeps , âdïpis , m. f. graisse. scrobs , scrôbis , m. f. une fosse.

Rem. 1. Si le génitif pluriel deplebs , scobs, scrobs, se rencontrait quelque part, il serait en ium, à cause des doubles nominatifs plèbes, se obis, scrobis*.

1. Litterœ peut signifier aussi les lettres alphabétiques, et partes, les parties d'un tout.

2. Anciennement, 12 onces. — 3. Analecta grammatica, Vienne, 1836, p. 135.

2. Dolus (ruse) n'a pas de génitif pluriel, dolorum appartenant à dolor, doloris (la douleur). En général, on évite ce qui ferait équivoque.

§ 126. D'autres substantifs manquent d'un ou de plusieurs cas à l'un des deux nombres ou à tous les deux à la fois. Voici la liste des plus remarquables. Les formes latines mises entre parenthèses sont inusitées.

astus (la ruse) n'a au singulier que le nominatif et l'ablatif. Nous venons de

voir qu'il n'a au pluriel que les cas en îis. . ambâge, ablatif sing. fém. PI. ambages, um, ibus (§ 111). cassem, ace. m., casse, abl. (rets, toiles). Pi. casses, ium, ibus. compéde, abl. sing. fém. Pi. compedes, ium, ibus (§ 16, à la fin). (ditio), dïtionis, i, em, e (domination), nominatif inusité. fauce, abl. fém. (gosier). PL fauces, ium, ibus (§ 16). fors, f. (le hasard) , abl. forte. Le reste manque.

(frux), f rugis, i, em, e, f. PL fruges, um, ibus (les biens de la terre). Le dat. frugi s'emploie comme un adjectif indéclinable : homo frugi, un homme honnête , frugal.

glôs (belle-sœur) , usité seulement au nomin. voc. sing.

inquiës, nomin. f. (privation de repos) , très-rare et sans autre cas. Ce mot

est aussi adjectif et fait inquiëtem, inquietï. impëtë, abl. m. (mouvement rapide). Le gén. impetis est dans Lucrèce. lues, luem, lue, f. (fléau, contagion), sans autres cas. mânë, nomin. ace. abl. neutre (le matin, au matin). (ôbex) , m. et f. (obstacle) , n'a au sing. que l'abl. obïce, poétiquement objice.

Il ne manque au plur. que le génitif.

(ops), ôpis, (opi), opem, ope. PL opes, um, ibus. Comme nom d'une

déesse, ce mot est complet au singulier. (pollis, m. f., pollen, n.), pollïnis, i, em, e (fleur de farine). On ne trouve

dans les auteurs que les cas indirects du singulier.

pondo, abl. sing. de la seconde déclin. Ce mot, employé d'abord dans des b locutions comme libra pondo (une livre quant au poids) , a pris insensiblement la signification de librœ, librarum, qu'il remplace à tous les cas sans changer de forme : centum pondo (cent livres, de cent livres, etc.).

prëcë, f. abl. sing. (prière). PL preces, precum, precibus.

sordem, ace. f.; sordë, abl. (ordure). PL s or des, ium, ibus,

sentes, sentibus, pi. masc. (les buissons). On ne trouve qu'un exemple de sentis, nomin. sing. , et de sentem, ace.

tâbi, gén. sing. n. , tabo, abl. (sang corrompu, corruption), mot

poétique.

veprem, ace. m.; vepre, abl. (buisson). PL vêpres, veprium -ibus. verbëris, gén. n.; verbere, abl. (verge, coup). PL verbera, um, ibus.

NOMS DÉFECTIFS. 119

vesper, nomin. m. (le soir); ace. vespërum; abl. vespere et -ï (3e déclinaison).

vesperâ, f. (le soir) ; ace. vesper am, abl. vesper à. — Quand vesper signifie l'étoile de Vénus, il est en entier de la seconde déclinaison : Vesper, i, o, urn, o.

vïcem, ace. f.; vice, abl. (tour, vicissitude). PL vices, vicïbus. Legén. sing. vicis et le dat. vici sont très-rares.

vis, vim, vi, vires -ium -ibus (cf. § 112). Le peu d'exemples que l'on cite de vis au génitif, et de vi au datif, ne doivent pas être imités.

vïrûs, nomin. ace. neutre (venin). G. vïri, D. Abl. vïro, dans Lucrèce.

Cas isolés.

§ 127. Il est des noms qui ne sont employés qu'à un des cas indirects, et seulement dans certaines locutions :

Gén. sing. Dicis causa (pour la forme). Nauci homo (un homme de rien), de l'inusité naucum (zeste de noix).

Dat. sing. Despïcâtui haberc (mépriser). Dïvïsui esse (être partagé). Ostentui esse (être en spectacle); on trouve l'abl. ostentu dans Aulu- Gelle.

Accus. SING. Pessum ire (périr), pessum dare (faire périr, renverser). Pessum est un accus, neutre formé de per-versum, comme surswn de sus-ver sum. — Vënum ire, d'où venir e (être vendu), vënum dare, d'où vendere (vendre); venui et veno, datif et ablatif, sont fort rares. Voyez le §170,2.

Abl. sing. Ergo (a cause de....) avec un génitif; mot vieilli en ce sens, mais très-usité comme conjonction {ergo, donc). — Fortuitu (fortuitement). — Natu major (plus grand par l'âge, c'est-à-dire aîné). — Sponte meâ (de mon plein gré). — In promptu esse (être tout prêt) , de prômere. — Concessu principis (par concession du prince). — Rogatu meo (à ma prière), et plusieurs autres noms verbaux, comme oratu, permissu, jussu, injussu, mandatu, accitu, admonitu, qui, avec la forme du supin en u, ont toujours le sens de l'ablatif.

Accus, plur. Infitias ire (nier) , de in négatif et fateri. — Suppetias ferre ou venire (porter secours , venir au secours) , de suppetere (suffire) ; le nominatif suppetice est très-rare.

Abl. plur. Ingratiù et ingi-atis (à regret, malgré soi).

NOMS INDÉCLINABLES.

§ 128. On appelle indéclinables les noms qui, sous une seule forme, s'emploient à tous les cas. Ainsi, les neutres fas, nef as, ne sont pas considérés comme indéclinables, puisqu'ils ne représentent que les trois cas semblables du singulier ; mais pondo est indéclinable , parce qu'il sert pour tous les cas du pluriel.

Sont encore indéclinables : 1° les noms des lettres grecques : gamma, delta, iôta, etc. 2° Quelques mots, comme gummi, n. (de

la gomme) , semis (un demi-as , la moitié d'un tout) , quoique l'on dise aussi gummis -is , f., et semissis -is , m. 3° Les mots hébraïques : mannâ, n. (la manne) , paschâ, n. (la pâque), et les noms propres, comme Bethléem, Jérusalem, Abram ou Abraham, Jâcôb, Isaac s David, Joseph.

Rem. 1. On peut cependant décliner quelques-uns de ces noms ; par ex. : pascha -œ, f. , Hierosolyma -orum, n., Abr -am, Abr -œ, et Abr ah am -œ, David -ïdis, Daniel -élis , Jacobus -i, Josephus -i; mais, de ces deux derniers, l'un signifie Jacques plutôt que Jacob, et l'autre s'applique à l'historien Josèphe plutôt qu'au patriarche Joseph. On dit également Adam, indécl. , Adam, Adœ, et Adamus -i.

% On décline à plus forte raison les noms qui ont une désinence grecque : Jôannes -is, Môsès -is , Jùdâs -œ, Maria -œ.

NOMS HÉTÉROGÈNES ou IRRÉGULIERS DANS LE GENRE.

§ 129. I. Plusieurs substantifs sont d'un genre au singulier, et d'un autre au pluriel ; nous citerons seulement les suivants :

1. S. m. Avernus -i. Pi. n. Averna. S. m. Pangaeus-i. Pi. n. Pangaea.

Tartârus -i. Tartâra. ïaenârus -i. Taenâra.

Dindymus -i. Dindyma. Taygëtus -i. Taygëta.

Ismârus -i. Ismâra. Gargârus -i. Gargâra.

Rem. Avernus prend au sing. le genre de lacus ( le lac Averne ) , Tartârus, celui de carcer (le cachot du Tartare) . Les six autres sont des noms de montagnes qui ont au singulier le genre de mons, et au pluriel celui de juga (les sommets) .

2. S. n. Elysium -ii. PI. m. Elysii -orum. — Gœlum -i. Cœli -orum. Rem. Avec Elysium, sous-entendez nemus ; avec Elysii, campi.

Le pluriel de cœlum n'est guère usité que dans les écrivains ecclésiastiques ; cependant cœlos est une fois dans Lucrèce.

3. S. f. carbâsus-i, voile de fin lin. PL n. carbâsa -orum. S. n. porrum -i , poireau. PL m. porri -orum.

II. D'autres ont un seul genre au singulier et deux au pluriel :

1. S. m. jôcus -i, plaisanterie. PL n. joca; m. joci -orum. lôcus -i, lieu. loca; loci -orum.

sïbïlus -i , sifflement. sibila ; sibili -orum.

S. n. rastrum -i , râteau. PL m. rastri ; n. rastra -orum. frënum -i, frein. frëni; frena -orum.

S. f. ostrea -ae , huître. - PL n. ostrea ; f. ostreae -arum.

Rem. 1. Joca et joci sont également autorisés; Cicéron préférait joca. — Le neutre loca se dit des lieux en général (loca terrarum), le masc. loci des passages d'un auteur (loci librorum), ou des sujets de dissertation (loci communes). Cependant on trouve beaucoup

d'exemples de loci-orum dans le sens ordinaire de lieux, endroits, — Le pluriel sibili est plus commun dans la prose, sïbila dans les vers.— Rastri est préférable à rastra, et freni vaut mieux en prose que frena.

2. Les deux suivants modifient leur signification au pluriel, en même temps que leur genre :

S. n. epûlum -i, festin public. PL f. epulae -arum, mets, repas.

balneum -i, ) b{ -, balneae -arum, ) ba{m Mics,

et bàlïneum -i , j ua l ' balineœ -arum , ) r

Rem. On trouve aussi, principalement dans les poètes, balnea -orum, et la différence de sens, marquée d'après Varron entre le singulier et le pluriel , n'est pas toujours observée dans les auteurs.

§ 130. Nous avons dit, § 25, que douze adjectifs de la deuxième classe ont au nominatif une terminaison pour cbacun des trois[genres; en voici la liste :

Masc. Fém. Ncut. Blase. Fém. Neut.

cëlër, celer is -ô , prompt. ëquestër, equestr is -ë , équestre.

âcër, acr is -e, aigre, vif. pëdcstër, pedestr is -é, qui va à pied.

alâcër, alacris -ë, gai, alerte, campestër, campestris-ë, déplante.

cëlëbër, celebr is-ë, célèbre. paluslër, palustr is -ë, de marais.

sâlûbër, salubr is -ë , salutaire, silvestër, silvestr is -e , de forêt.

vôlùcër, volucris-ë, qui vole, terrestër, terrestr is -ë, terrestre.

Rem. 1. De ces douze adjectifs , celer est le seul qui garde partout la voyelle e avant la liquide r, tandis que les autres la perdent, comme pater, patris. De plus, il fait celërum au génitif pluriel, quoiqu'il ait celeria au nominatif neutre.

2. Volucer faisait d'abord volucrium; mais l'usage a prévalu de dire volucrum, et cette forme est seule admise quand le féminin volucris est employé comme substantif pour signifier oiseau.

3. On trouve quelques exemples de la terminaison is au nominatif masculin , comme locus celebris (un lieu fréquenté) , annus salubris (une année saine), collis silvestris (une colline boisée) ; ce sont des exceptions qu'on ne doit pas imiter.

Page 1