‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 136 sur 260 · I. Démonstratifs · texte numérisé non relu

I. Démonstratifs

§ 1A5. 1. Nous avons vu, § 29, que le démonstratif hic, hœc, hoc , reçoit quelquefois l'addition de ce : hicce. Avec la particule interrogative né, il en résulte les formes suivantes, qui sont fort usitées :

Sing. N. hiccïné, hîcccïné, hoccïné? AU. hoccïné, liaccïnë, hoccïné? Ace. hunccïné, hanccïne, lioccïnë? PL. N. N. Ace. haeccïne?

Les cas où le simple ne se termine pas en c, par ex. his-cine, hos~ cine, se rencontrent rarement. On ne dit pas du tout huiccine.

2. Le ce démonstratif est joint, dans l'ancien langage, à Me et à iste; mais la particule perd e, et la finale de l'adjectif subit une légère altération. Les principaux archaïsmes qui en résultent sont les suivants :

Sing. N. illïc, illaec, (illoc) illûc. istïc, istaec, (istoc) istûc.

Ace. illunc, illanc, (illoc) illûc. istunc,istanc, (istoc) istùc.

Abl. illôc, illàc, illoc. istoc, istâc, istôc.

PL. N. N. Ace. illaec, istaec. PL. F. N. istaec.

3. On trouve dans Virgile olli p. illi; dans Lucrèce, ollis p. Mis. C'est de ce radical que vient ôlim (autrefois), proprement, dans ce temps-là.

1. Monnaie romaine qui, au temps d'Auguste, valait à peu près 20 centimes ou tx sous de notre monnaie actuelle, et qui s'appelait sestertius, ii (gén. pi. -um p. -orum). On trouve aussi, principalement chez les poètes, le neutre sestertium, ii, expression collective désignant mille sesterces.

4. Les poètes comiques combinent ecce et en (voici, voilà) avec les accusatifs de Me et de is, de cette manière : eccillum, eccillam, eccillud, pour ecce illum, etc. Eccum, eccam3 eccos, eccas, pour ecce eum3 eam, eos, eas. Ellum, ellam, pour en illums en illam. Ils disent même ecca pour ecce ea.

5. D'autres formes vieillies , qu'il faut connaître, mais dont il ne faut pas plus se servir que des précédentes, sont Mi, Mœ, isti, istœ, nulli, nullœ, au génitif; kœ, illœ, istœ, eœ, etc., au datif féminin; ïbus, eâbus pour Us; quôius, quoi \)our cujus , cui ; quîquam, aliquï, à l'ablatif, pour quôquam, aliquô.

6. Ipse est composé de is et de pse. Originairement is se déclinait et pse restait invariable, d'où les archaïsmes eampse, eôpse, eàpse, \ pour eam ipsam, eo ipso, eâ ipsâ. Au nominatif, les comiques i disent souvent ipsus; on trouve même le superlatif ipsissimus. ï

7. Iste est composé de la particule te, qui est devenue déclinable p dans ce mot, comme pse dans le précédent ï

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