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Le datif mihi peut, surtout en vers, se contracter en mi

h. Au génitif pluriel , on rencontre dans Plaute et dans Térence , nostrorum, vestrorum (et en parlant à des femmes, vestrarum), au lieu de nostrum et vestrum, ce qui prouve que ces dernières formes sont une syncope des premières. C'est ainsi qu'on dit en français un des nôtres, un des vôtres, pour un d'entre nous, un d'entre vous.

Par une analogie évidente, la seconde forme du même génitif nostri, vestri, n'est autre chose que le génitif singulier neutre de noster, vester.

Ces deux remarques expliquent pourquoi l'on emploie nostrum quand on envisage séparément les individus désignés par le mot nous, et nostri, quand on considère ces mêmes individus comme formant un ensemble et une sorte d'unité collective.

Il est très-probable que les génitifs du singulier, mei, tui, sui, sont également empruntés aux adjectifs possessifs meus, tuus, suus, au | lieu de servir à former ces derniers \

5. A l'ablatif des mêmes adjectifs, on ajoute quelquefois la parti- | cule inséparable jt?/<? ; meopte, tuopte, suopte ;jidir exemple imeopte | consilio (par ma propre détermination), suapte naturel (par sa propre ' nature). On les renforce également à différents cas par la particule ! met : suomet, suosmet.

i. En grec on dit xb è|x6v pour i^à , xb u^éxspov pour vi^eïç.

13/t SUPPLÉMENT AUX VERBES.

TEMPS DE LA PREMIÈRE SÉRIE

§ 147. 1. Présent de l'indicatif. La première conjugaison a un certain nombre de verbes en eo, qu'il ne faut pas confondre avec ceux de la deuxième, dont ils se distinguent dès la seconde personne du singulier; ex, :

beo , beâs -âvi -âtum -are , rendre heureux.

creo , créas -âvi -âtum -are , créer.

delmeo, deîineâs -âvi -âtum -are, esquisser.

illaqueo , illaqueâs -âvi -âtum -are , -prendre au filet, enlacer.

Dans ces verbes et autres semblables, e appartient au radical primitif, tandis que dans moneo ce n'est qu'une formative (§ 56).

2. Imparfait. Dans l'ancien langage, l'imparfait de la quatrième conjugaison se terminait en ïbam, par contraction pour icbam. Virgile, Ovide, Catulle, emploient encore des formes comme lenîbant, veslïbat, nulrïbant , polîbant , audîbam, mollïbat, etc. C'est d'après cette analogie que le verbe ire fait ïbam; quîre, quïbam; nequïre, nequïbam.

3. Futur. Les grammairiens latins citent des futurs en bo de la troisième et de la quatrième, comme dicëbo, fidëbo, pour dicam, fidam ; aperïbo, audîbo, pour aperiam, .audiam. On trouve souvent dans Plaute et dans Térence scïbo, scïbis, pour sciam, scies , et d'autres semblables. Ce sont des archaïsmes qu'il faut soigneusement éviter. Ibo et ses composés, avec quîbo et nequïbo, sont les seuls futurs de cette espèce qui se soient conservés dans la langue classique.

Zi. Impératif. Les composés des quatre impératifs dîc, duc, fâc, fer, sont également privés d'e final : prœdic, abduc, adduc, calefac, aufer. Exceptez ceux où la voyelle du radical a subi une transformation : effice, confiée. On trouve aussi dans Cicéron cal face, dans Virgile edice, dans Plaute addîce, indice, et peut-être ces trois formes sont-elles préférables à edic, addic, indic. La vieille latinité employait généralement dïcë, dùcë, face.

5. Présent du subjonctif. Ce mode se terminait quelquefois en im , désinence qui est restée dans sim, velim, nolim, malim; ex. :

edirn, edïs, edit, edïmus, comedint, exedint (pour edam, edâs ,

edat, etc.).

duim, perduim (dem, perdam); temperint, effodint (tempèrent, effo-

diant).

Le verbe sum faisait au subjonctif siem, sies, pour sim, sis, et quelquefois fnam, fuas, fuat, régulièrement tiré du primitif fuo.

6. Infinitif actif. La formation de l'infinitif apparaît clairement dans l'ancien mot potesse, d'où, par syncope et assimilation,

est venu posse. Si l'on fait attention , 1° que esse s'écrivait d'abord avec une seule s (ese); 2° que s entre deux voyelles se change en r (ère) , l'on reconnaîtra que leg-ëre est pour leg-ëse , amâ-re 9 monè-re, audï-re, pour amâ-ëre, monê-êre , audï-ëre. Voilà pourquoi la voyelle est brève dans le premier, et longue dans les trois autres.

7. Infinitif passif. L'infinitif de la voix passive se terminait d'abord , comme les autres modes , par la consonne r. De là viennent les archaïsmes laudâri-ër pour laudâri, miscèri-ër pour miscëri, agi-ër , dici-ër, defendi-ër, pour agi, dici, deferidi; mollïri-er p. mollir i, et plusieurs autres, qui se rencontrent assez souvent dans les poètes mêmes de l'époque classique.

8. Participe futur passif. Le participe futur passif, et par conséquent le gérondif, sont souvent terminés en undus, undum, pour endus, endum, dans la troisième et la quatrième conjugaison : dicundum, capiundum, faciundum , experiundum, etc. Ces formes sont préférées par Salluste, et l'on en rencontre un certain nombre dans Cicéron lui-même. Elles ne s'étendent pas à la première ni à la seconde conjugaison, amandum, monendiim, dont Va et Ye, résultant d'une contraction , ne peuvent être transformés en a. Elles sont seules admises dans le gérondif du verbe ire : eundi, eundo, eundum (§ 75).

§ 148. temps de la seconde série.

1. Les parfaits en avi et en evi éprouvent très-souvent, en prose comme en vers , les contractions suivantes :

r«WM1„ j^„, . (amamsti, amawstis, amarerunt;

r ormes pleines . \ ... • ;. '

r { consumsti , consuemstis , consueverunt ;

e\v~™„«. „„„*«.„,.*„. .(amasti, amastis, amarunt;

r ormes contractes :{ \. '. - .

( consuesti , consuestis , consuerunt ;

c'est-à-dire que v placé entre deux voyelles disparaît , et qu'ensuite ces deux voyelles se contractent, pourvu toutefois qu'elles soient suivies d'une s ou d'une r. Comme cette condition a lieu à toutes les personnes dans les temps qui dépendent du parfait , on y peut faire partout la contraction : comprobaram (j'avais approuvé) , comproba.ro, comprobassem , comprobasse , pour comprobaveram, comprobavissem, etc. Cependant on ne dit pas amare p. amavere.

2. Novi et ses composés , commovi et les autres composés de movère (mouvoir), sont susceptibles des mêmes contractions : nosti, nostis, norunt, nossem, nosse, commossem, admorunt , etc.

3. Les parfaits en ivi perdent le v, même à la première et à la troisième personne du singulier , audii, audiit ; et à la première du pluriel, aiidiimus. Les deux i peuvent se contracter ou ne se contracter pas devant s : audiisti et audisti , audiissem et audissem.

Les voyelles ie (audicrunt, audiëram) ne se contractent jamais, si ce n'est dans quelques formes vieillies, comme sirit pour siverit, de sinëre (permettre).

A. Il ne reste de parfaits usités en ùvi que dans juvi (dejuvârey aider) et dans son composé adjûvL Cicéron cite d'Ennius le futur antérieur adjuro (et selon une variante, adjuero), pour adjuvero.

Mais les verbes de la troisième conjugaison en uo, comme minu-o, faisaient primitivement ùvi, comme ceux de la quatrième en io font ïvi. On lit dans Plaute, plùverat, dans Ennius, fùvimus, fùvisset. L'usage a retranché le v dans ces parfaits, et l'on dit minu-i comme audi-i. Ce retranchement est facultatif dans ïvi; il est obligé dans ùvi, à cause de l'identité primitive de u et de v, qui, chez les Romains, n'étaient presque qu'une même lettre. Du reste, dans minu-i , Vu est une formative du radical comme Yi dans audi-i; dans col-uiy il appartient à la terminaison comme dans pot-ui.

5. Les parfaits en si et en xi perdaient souvent les deux lettres is après s et x à la seconde personne du singulier :

evasti, promisti, percusti, pour evaswti, promisisti, percusswti. dixti, exstinxti, intellexli, pour dixwti, exstinxwti, intellexwti.

On ne cite que trois exemples de cette syncope à la seconde personne du pluriel : accestis pour accessistis ( Virg. ) , protraxtis pour protraxislis (Sil. Ital.), scriptis pour scripsistis (Ennius).

Rem. Toutes ces formes sont des archaïsmes qu'on ne doit pas imiter. Les contractions des parfaits en àvi> êvis ïvi, et celles du verbe novi, sont au contraire permises, toutes les fois qu'elles peuvent contribuer à l'harmonie de la phrase.

§ 149. I. Outre la manière ordinaire de former le futur antérieur, ainsi que le parfait et le plus-que-parfait du subjonctif, il en existait une autre dont il reste d'assez nombreux exemples. Elle consiste à joindre immédiatement , non pas à la racine du parfait , mais au radical même du verbe, les désinences so* simy sem, empruntées au verbe sum3 et dont ëro3 ërim, issem ne sont que des modifications. Ainsi, pour cëp-ero, cëp-erim, on trouve capso s capsim; pour fêc-erOy fëc-erim, fec-issem, on a faxo {fac-so)3faxims faxem. De même vixet pour vixisset, et à l'infinitif, dixe pour dixisse, consum-se pour consumsisse (ou consumpsisse).

Si le radical finit par une dentale, elle s'assimile avec s; ainsi, divis-se (divid-se) pour divis-isse, de divid-o; ou elle se retranche : ausim (aud-sim) pour ausus sim.

II. Les exemples ci-dessus, excepté ausim 3 se rapportent tous à la troisième conjugaison. La première et la seconde en fournissent également : ama-sso, reconcilia-sso pour amav-ero9 reconciliav-ero; loca-ssim, nega-ssim pour locav-erim, negav-erim; prohibe-ssis , habe-ssit, lice-ssit pour prohibu-eris , habu-erit, licu-erit.

On voit que, dans tous les verbes, ces terminaisons so et sim, avec s redoublée, s'attachent simplement aux formatives a et e dont le radical est accru (§ 56, 2). Les exemples sont nombreux pour la première conjugaison , très-rares pour la seconde.

Quant aux plus-que-parfaits comme locassem, negassem, qui semblent répondre à locassim, negassim, ils ont été expliqués ci-dessus, § 148, 1, par la contraction de âvi en a.

III. Les futurs en asso (et non d'autres) ont un infinitif en assëre : reconciliassere pour reconciliaturum esse.

Rem. 1. Les formes en so et en sim comprises sous le n° I de ce paragraphe se trouvent aussi dans le sens du futur simple et du subjonctif présent.

2. Faxo et faxim se rencontrent assez souvent , surtout dans d'anciennes formules : difaxint! (fassent les dieux! )

Ausim est assez usité en poésie ; on le trouve même dans Tite-Live et dans Tacite ; Cicéron ne l'emploie jamais. La première et la seconde personne du pluriel ne se rencontrent nulle part.

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