‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 18 sur 260 · I. VOYELLES ET DIPHTHONGUES · texte numérisé non relu

I. VOYELLES ET DIPHTHONGUES

De ces lettres , six sont voyelles , c'est-à-dire qu'elles forment un son par elles-mêmes ; ce sont a, e, i ,o, u, y. Cette dernière appartient à la langue grecque , et ne s'emploie que dans les mots qui en sont tires, comme zephyrus, le zéphyr.

E se prononce toujours comme dans le français bonté.

Deux voyelles réunies en une seule syllabe forment une diphthongue. Les principales diphthongues sont^ œ1, au, eu, exemples : /Etna, le mont Etna; pœna, la peine; aurum, l'or; Europa, l'Europe. Eus final ne se prononce en une seule syllabe que dans heus ( holà ! ) , et dans les noms grecs , comme Orpheus (Orphée). Partout ailleurs les deux voyelles se font entendre séparément: De-us (Dieu) ; malle-us ( marteau ) ; alve-us (canal, lit d'une rivière).

Les diphthongues et et ui sont beaucoup moins usitées que les précédentes. Ei n'est diphthongue que dans hei (hélas !), quels pour quibus (auxquels), et dans certaines contractions poétiques. Ui est diphthongue, toujours dans hui (oh !), le plus souvent dans huic (à celui-ci), eux (auquel) et ses composés. Partout ailleurs on prononce séparément e-i, u-i , comme dans De-i (de Dieu) , fu-i (je fus).

1. Les inscriptions et les plus anciens manuscrits écrivent ces diphthongues ae, oe.

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