‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 20 sur 260 · CONSONNES · texte numérisé non relu

CONSONNES

(donnez à ui le son qu'il a dans aiguille, et à ue celui de ué en une seule syllabe).

Mais dans arguo, ar guère, U se sépare de la voyelle suivante, comme dans le français argu-er.

6. Le T prend le son de S dans les mêmes cas qu'en français : natio ( nation ) , factio ( faction ) .

7. Les Latins n'avaient pas , pour la consonne J, d'autre signe que la voyelle I ; le mot major (plus grand) s'écrivait et se prononçait maior. C'est ainsi que nous écrivons encore aio (je dis) , malus (mai), où l't est également entre deux voyelles et fait l'office de consonne en se joignant à la seconde (a-io, ma-ius). Quand celle-ci disparaît, i redevient voyelle , a-is , a-it (tu dis, il dit).

8. La consonne V s'écrivait aussi par le môme signe que la voyelle U; ainsi nauita (nautonier) est la même chose que navita. Supprimez l't, le v redeviendra voyelle , et vous aurez nauta.

9. H est toujours muette; la première syllabe fthonor se prononce comme celle du français honneur. PII , TH , GH se prononcent comme dans philosophie , Théodore, chœur; RH, comme dans rhéteur. Ces lettres composées ne s'emploient que dans les mots empruntés du grec.

10. La double X représente CS, GS; ainsi vox (voix) est pour vocs ; rex (roi) est pour regs. Du reste, elle est toujours dure , comme dans le français fixe.

11. F et V sont des aspirations de P et B. F est. une aspirée forte , V une aspirée faible.

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