IL SUPERLATIF
Tous les superlatifs se déclinent sur bonus, a, um. Les désinences sont issimus, issima, issimum, et elles se joignent au radical de la même manière que celle du comparatif1 : sanct-issïmus, fort-issïmus , felic-issïmus.
Exceptions. 1. Si le positif est en er, comme miser, pulcher, on forme le superlatif en ajoutant rimus à la terminaison du nominatif :
mïsër, miser-rïmus , pulchër, pulcher-rïmus.
Mâtùrus (mûr) fait matur-rimus et matur-issimus.
2. Six adjectifs de la seconde classe, terminés en ilis, font leur superlatif en ajoutant limus au radical :
fâcïl is, facile; diffïcïl is, difficile; grâcïl is, mince;
facil lïmus. difficil lïmus. gracil lïmus.
similis, semblable; dissïmïl is , diffèrent ; hûmïlis, bas;
simil limus. dissimil limus. humil limus.
Un septième, imbecillis , e , ou mieux imbecillus , a, um ( faible) , a deux formes , Tune et l'autre peu usitées : imbecillimus et imbecill issimus.
Ceux des autres adjectifs en ilis qui ont un superlatif, le forment régulièrement : ûtilis, utilissimus; fertilis, fertilissimus.
1. On peut également former le superlatif en ajoutant simus au cas en is du positif:
""'c'ïa, sanctis-simus ; fortis, fortis-simus ; felicis > felicis-simus,
5. Les adjectifs en dïcus, ficus, vôlus (des verbes dicere, dire, facere, faire, velle , vouloir), forment leur comparatif en entior et le superlatif en entissimus, comme si le positif était en ens, entis :
Mâlëdïcus , médisant; maledîcent ior, -issimus. Mûnïfïcus, généreux; munificent ior, -issimus. Bënëvôlus, bienveillant; benevôlent ior, -issimus.
Voyez , pour les autres détails , § 135 et suiv.