XI] . PREFACE
à l'appui, un exemple de Cicéron J'ai dû signaler chez Gicéron luimême des exemples contraires. C'est principalement sur l'emploi des modes après les conjonctions qu'il est difficile de donner des règles absolues. Il n'y a pas de partie de la Syntaxe qui soit plus délicate. Comme le choix du mode dépend de la manière dont celui qui parle conçoit sa pensée , et que la même pensée peut être conçue de plusieurs manières , il s'ensuit qu'il régnera toujours dans l'usage un arbitraire au moins apparent. Toutefois j'ai traité les conjonctions avec un soin particulier, et j'ai essayé d'établir quelques règles d'une application sûre et facile.
L'ouvrage est terminé par un recueil de gallicismes, que je n'ai pas eu la prétention de rendre complet , mais qui doit suffire pour montrer comment une idée se transforme en passant d'un idiome dans un autre. Qui dira combien il faudrait de volumes pour donner une règle de traduction applicable à chaque tournure française? Il faut compter ici beaucoup sur le raisonnement et sur l'usage , un peu sur le lexique.
Une Table analytique des matières présente, sous un seul coup d'oeil et dans leur ordre , tous les titres de l'ouvrage. Le volume est terminé par deux Tables alphabétiques , Tune des formes et des expressions latines, l'autre des principales expressions françaises expliquées dans la Syntaxe. On reconnaîtra, je pense, l'utilité de ces deux dernières dans le double exercice de la traduction du français en latin et du latin en français.
I11 janvier 1841.