‹ Méthode pour l'enseignement de la langue francaise dans les écoles BerlitzChapitre 7 sur 87 · CHEZ LE MARCHAND DE MEUBLES · texte numérisé non relu

CHEZ LE MARCHAND DE MEUBLES

Montrez-moi, s'il vous plaît, un ameublement de salon. — En voici de différents genres ; dans quels prix voulez-vous mettre?— Je ne puis rien dire avant d'avoir vu ce que vous avez. — Que dites-vous de cet ameublement Louis XV. ? — Je ne l'aime pas du tout. — Et de cet autre en bois nongarni de velours rouge? — Le velours est trop commun: je préfère celui-ci; de quoi se compose-t-il? — Il se compose d'un cauapé, de 4 fauteuils et de 6 chaises. — Avez-vous une table pour aller avec cet ameublement? — Oui, Monsieur, voici une table tout à fait du même style. — Mais, je ne sais pas comment ces sièges sont rembourrés ? — Asse}- ezvous sur ce fauteuil et vous verrez comme il est moelleux. — C'est vrai, on y- est très-bien. Quel est le prix de l'ameuble-

ment complet c'est-à-dire avec la table? — Ce sera pour vous 2,000 francs, car vous voulez acheter d'autres meubles, n'estce-pas? — Oui, j'ai toute uue maison à meubler. Voyons maintenant les meubles dont j'ai besoin pour la salle à manger. D'abord une table à rallonges. — En quel bois est celle-ci? — Elle est eu noyer. — Elle ne paraît pas très-forte , montrez m'en une autre.' — Celle-là vous convient-elle? — Assez bien; avez-vous les chaises et le buffet assortis? — Certainement ; voulez-vous des chaises cannées ou rembourrées?— Des chaises cannées; elles sont meilleur marché, u'est-ce-pas? — Oui, Monsieur, il y a une différence de 10 francs par chaise. — C'est énorme! Montrez-moi le buffet qui va avec la table et les chaises. — Je vous engage à prendre celui-ci ; il est tout à fait du même style. — Mais à combien me reviendra cette salle à manger? — A 000 francs si vous prenez des chaises cannées; à 720 si vous choisissez des chaises rembourrées. — C'est votre juste prix? — Pas uu centime de moins ; nous ne surfaisons jamais nos marchandises et dans notre magasin il est inutile de marchander, tout est vendu à prix-fixe. — Je ne vois pas ici de mobiliers de chambre à coucher. — Nous en avons un très-bel assortiment au premier; montons par ce petit escalier. — l'assez devant, je vous prie, montrez-moi le chemin. Cet escalier est bien étroit, vous ne faites [tas passer vos meubles par ici? — Non, il y a un ascenseur dans la maison. Voulez-vous une chambre à coucher en acajou?— Non, je n'aime pas l'acajou, ("est un bois tout à fait passé de mode. — En palissandre alors? —J'en désire une très-simple en poyer, et l'autre en palissandre et bois de rose. Tenez, en voici une qui me plaît beaucoup, le lit surtout, Vous vendez aussi les garnitures d<> lit? — A l'étage supérieur vous trouverez tout ce que vous désirez: matelas, couvertures, traversins, oreillers, lits de plume, c^c. — Je reviendrai une mitre fois pour tout cela. Comme vous voudrez, Monsieur. - Au revoir ."\Ii. Bonneau. — Au plaisir, Monsieur.

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