II. Raisons qu'on allègue contre la Communion fréquente
a) Je n'ai pas le temps.
4) C'est un mensonge — vous avez bien le temps de courir de côté et d'autre, de vous amuser etc.
2) Quand même vous auriez beaucoup à faire — vous devez trouver du temps pour la chose la plus nécessaire.
3) Aimez Jésus de tout votre cœur et vous trouverez du temps.
b) Je ne suis pas digne.
1) C'est un prétexte hypocrite : est-ce là le vrai motif? (Cfr. Achaz Non tentabo Dominum. Is. 7, 12.)
2) En vous éloignant de la Communion, deviendrez-vous plus digne?
3) C'est précisément la Communion fréquente (il est en votre pouvoir de vous préparer chaque fois saintement) qui vous rendra toujours plus digne.
c) « La Communion fréquente est bonne pour les bigots et
les vieilles femmes. »
1) C'est là un langage impie (Gfr. I).
2) S. Louis, Charlemagne et tant de héros, de grands capitaines (même dans les temps modernes) étaient-ils aussi des bigots?
3) Je n'ai jamais ^entendu qu'il y eût un ciel àpart pour les bigots et les vieilles femmes, ou un chemin particulier pour aller au ciel. Or, si vous n'entrez pas dans ce ciel, vous n'entrerez dons aucun autre.
d) On se moquera de moi, on m appellera cagot.
1) Peut-être, — mais dans le fond du cœur ils vous estimeront.
2) Vous pouvez leur répondre : mieux vaut d'être un cagot qu'un saligot, qu'un homme sans mœurs.
3) Si vous alliez vous régler d'après ces discours, ce serait
«) une insulte à Dieu, à qui vous préférez ces misérables railleurs ; ß) une pitoyable lâcheté, y) un grand danger pour vous, car aa) qui vous jugera en définitive?
bb) qui viendra vous assister, quand vous serez sur
votre lit de mort?
ce) Que voudriez-vous avoir fait alors? Qui voudriezvous avoir écouté alors?