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la chaudronnerie

Fig. 29S. — L'atelier scolaire d'ébénisterie de Hampton

Fig. 299. — Les élèves dans l'atelier de charrcnnerie

Les jeunes tilles sont iniliées nux sciences domestifjues dans les cuisines (fig, ;}0;}), dans les ouvroirs de couture et de confection (ti«i'. 'M)\), dans les buanderies {ûo;. 305), dans les doi'toirs, dans râtelier de lissai^e domestique (ti^-. 30<i),

Le jai'din;i^(' es! prcsci-jt au !)roor;iniine de Ions les cours.

Fig. 3oo. — Dans la marcchalene scû!ai:e de Ilamptun

Les aspii'ants-élèves des cours professionnels d" imprimerie doivent fournir la [)reuve qu'ils possèdent les connaissances de la classe inférieure de l'école du soir, soit les matières du jjremier semestre de l'école secondaire décrite plus loin.

La durée journalière des travaux, qui comprennent la teclmolog-ie des métiers et le dessin appli(jué, est de 0 heures. Les études théoriques se font de 7 12 à y lieures du soir.

Ce sont, à la lettre, les élèves qui ont éditié les locaux de l'Institut de Hami)ton, comme ce sont eux qui l'entretiennent. Cette petite conniiunauté de 1500 liabitants se suilit, pour ainsi dire, h elle-même. Api)rendre à conduire le ménaiie de la grande famille scolaire et se sutïire à soi-même est la première science qu'il fallait donner à ces enfants d'une race, depuis si longtemps déshabituée de l'initiative et de la responsabilité.

Aussi, tous ont leur compte et rien ne leur est fourni g'ratuitement; suivant la somme de travail utile fourni, ils voient leur crédit s'au^îmenter et sur l'avoir ainsi constitué, on impute à chacun ses dépenses de nourriture, de logement et

L EDICAI ION I) l'M-: RACR

Fig. 3o2 — Les élèves maçons construisant un pavillon scolaire

de vêtements. La majorité des élèves se livrent à des travaux salariés, un jour par semaine; les autres jours et la soirée sont consacrés ou à l'apprentissage méthodique, ou à l'instruction générale dans l'école secondaire. La culture intellectuelle n'est

Fig. 3o3. — Les cours de cuisine en activité à Hampton

Fig. 304. ■ — Les cours de coupe et de conh-'ction

Fia;. 3o5. — Les élèves de la a Work school » dan5 la buanderie scolaire

l'éducation d'une race

pas négli^»-ôe, mais elle est appropriée à la condition sociale de ceux qui la reçoivent : la plupart très pauvres, très peu développés pour leur Tige, adolescents ou adultes — les aines ont -iO ans et plus — ont besoin d'une éducation simple et prati(iue. L'Institut cherche à les mettre en état de gagner leur pain et de se conduire honnêtement dans la vie. Les cours pratiques, donnés dans les ateliers, sont organisés d'après les pi'incii)es de l'apprentissage industriel ; les élèves exécutent d'ahoi-d une S('>rie de travaux fond a mentaux l'econnus comme

Fig. 3o6. — L'atelier de tissage domestique de Hampton

des exercices indispensables à l'initiation dans les opérations premières des métiers. Au cours de l'exécution de ces travaux le professeur ex})li([ue systématiquement Tusage des outils, les [jTopriétés des matériaux, les [)rocédés teclmologiques se rattachant à des principes scientiti([ues; la pratique du calcul, la géométrie, la ■physi([ue sont étudiés dans les cours du soir. Par des cro(|uis cotés et de petits {)rojets exécutés soil au tableau, soil sur des planches dans l'atelier, l'élève s'exerce à faii'c le dessin d'exécution de ses travaux.

610 l'éducation d une race

Gomme dans la «New- York Trade School". le pivot de l'enseignement professionnel se trouve dans le travail à l'atelier autour duquel viennent se cristalliser les branches accessoires, en due importance, pour les besoins de l'éducation professionnelle. C'est ce sj^stéme qui caractérise les méthodes d'éducation pour arriérés ethniques. Le travail manuel est la forme rédemptrice de l'enseignement pour les nègres et les peaux-rouges. Leur mentalité est rebelle aux études théoriques et abstraites. Ni le calcul, ni le dessin géométrique, ni les notions fondamentales de physique ne peuvent être séparés des faits pratiques, la conception des nègres n'allant pas au delà des faits particuliers et du concret. Ce n'est qu'avec une extrême difficulté qu'ils arrivent, graduellement, à des généralisations et des déductions tirées d'une multitude de faits qui tombent sous leur sens. C'est le processus intellectuel de l'être jjrimitif que nous avons trouvé à un degré plus caractéristique encoi'e chez les Indiens. La réceptivité de la race ne va pas au-delà de celle des jeunes enfants l)lancs. Les métbodes d'enseignement reposent entièrement sur la psychologie s])éciale de la race et, à ce point de vue, elles sont très intéressantes.

Dans l'enseignement de l'arithmétique se manifeste particulièrement le souci du concret.

Le désir d'être pratique fait éliminer les fractions compliquées, qu'on ne rencontre point dans les affaires courantes. Une grande attention est faite, en revanche, à l'exactitude du langage, à la précision scientifique des termes. Les calculs se font toujours comme application aux travaux du métier. Souvent les élèves sont conduits dans les champs et dans les ateliers pour y résoudre les problèmes dont le sujet est emprunté aux travaux en cours d'exécution. Dans la figure 305, on voit le professeur formuler et les élèves résoudre des questions de calcul einpruntées au métré et au cubage de la maçonnerie.

Le dessin est étudié avec soin pour certaines professions; les élèves mécaniciens-constructeurs re<;oivent un cours de projections, d'esquisses et dessin de machines ; le dessin du bâtiment est très développé.

Les jeunes filles, qui font leur apprentissage dans l'atelier

i^ KDICATKKN II' (M.; u^CK

<l<^ conlcM.tion, roroivont un .-ours d. dessin lin..nr. et de dessin a n.ain levée ;.j.pln|,H^ ;, i, ,„-oless,.,n.

Pendant les mois d'été les cours du soir cessent, mais les travaux pratiques de l'école professionnelle continuent. Pendant cette période, les jeunes filles vont généralement en service chez des Blancs de la région ou dans le Nord ; les peintres, maçons, ferblantiers, mécaniciens, chaudronniers, charpentiers, sont surtout occupés aux réparations et aux transformations de l'Institut.

Sous le titre de -^Indian SchooU les Etats-Unis ont créé à Carlisle, Pa. une école d'éducation pour les Peaux-Rouges. Douze cents garçons et jeunes filles âgés de 6 à 20 ans, recrutés dans les «Réservations" ou territoires réservés aux Indiens, par les Agents du Gouvernement, }' reçoivent une instruction gratuite, générale et professionnelle, suivant un régime qui, tout en étant plus rigide, plus militaire, ne diffère pas sensiblement de celui de l'école de Hampton. Un trait caractéristique de l'organisation de la "Indian School" est le ^^Outing Si/sfem^ suivant lequel les élèves sont placés pendant le tiers de l'année chez des particuliers ; les filles sont engagées comme domestiques et servantes; les garçons sont occupés dans les fermes ou dans les ateliers.

Les personnes qui acceptent des élèves signent une convention par laquelle elles s'engagent de les bien ti-aiter, de les envoyer à l'école un nombre déterminé de jour par semaine, de veiller à leur conduite en père de famille, de verser à la caisse de l'école à leur profit un salaire convenu.

Deux agents, appelés «outing agents», un pour les garçons, l'autre pour les filles, visitent réglilièrement les élèves et font rapport sur leurs conditions de vie et leurs progrés. La jeunesse indienne, vivant ainsi en contact avec des P)lancs, apprend l'anglais et acquiert d'une manière pratique et naturelle des habitudes de civilisé.

Insensiblement elle apprend comment on gagne sa vie «à la sueur de son front», et elle finit par apprécier la valeur du «dollar '•. La moitié du salaire est mis à la caisse d'épargne de l'école, de sorte que la plupart des jeunes gens possèdent une belle somme à leur retour dans leurs foyers. De l'autre moitié ils peuvent user à leur guise.

L'enfant indien manifeste des qualités natives remarquables:

L KUrCATlON 1) TNE RACK

la palieiuHi dans lV'X('MMiti()n, l'aciiilé de la vue. (;L de l'obscM'vation, riiabilclé des doigts. L'école s'ettoree de dévelopj)er ces qualités par un enseignement dans lequel les arts du dessin et les travaux manuels ()e(ui[)ent une gi'ande place, (^ai'lisle possède un professeur ailiste de gi-ande valeur, M""" iJeroi'a, ({ui. Indienne elle-même, a mis en lumière les aptitudes ar(isti({ues de sa race.

Toute rorganisatinii scolaire vise à donner aux jeunes Indiens l'ambition dans la vie, le courage et riial)il('t(' [loui' l'aire leur voie dans les industries et les méti(M's.

Fig. 307. — Vue leçon d'apiciillure à Tuski-'yee

Une demi-journée de l'activité scolaire est consacrée à l'étude en classe, l'autre moitié dans les ateliers et ouvroirs. Dans les classes on voit des élèves, jeunes flUes et garçons de vingt ans et plus, occupés à étudier les premiers rudiments de l'écriture et des sciences naturelles, sous la conduite d'une dame blanche.

Spectacle curieux que ces Indiens aux mâchoires puissantes, aux yeux sauvages, à la figure anguleuse couronnée d'une chevelure dure et rebelle, placés sous la conduite d'une frêle dame blanche, qui doucement, sans aucun eftbrt,

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avec une persévérance inlassable, par la seule influence de l'énergie morale, introduit ces natures frustes dans les éléments du savoir.

Le spectacle est beau et inspii-e le plus profond respect envei'S ces dames et ces professeurs relégués dans un »campus", loin de toute habitation, qui avec un dévouement réellement sublime s'attachent à l'rpuvre civilisatrice de ces êtres primitifs.

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