Darcbe générale bes cours et bes travau
Les ti-;iv;iiix de hil^oi-aloire (•oiiiiiionceiit pai- la pliysi(iiie ot ont peur but d'étahlir (H do vérifier les lois londamentales. I.a inëtliode ne didere que jiar un plus haul dcniV. de pivcision de colle pi'ali<pi('.o dans les écoles secondaires.
LES ECOLKS TECHNIOUES SUPERIF.URES
Dans le l'"'" semestre les élèves de l'-Instilute of Teclinolo^V" à Boston font, à l'iiide d'appareils de précision, une série de travaux de mesure se rapportant aux corps solides, liquides et gazeux ; ils déterminent la distance focale des lentilles, les coefficients de réfraction ; ils font des expériences de pliotométrie, d'analyse spectrale simple ; ils s'exercent à la prise des températures à l'aide de divers genres de thermomètres, exécutent des travaux de calorimétrie, déterminent expérimentalement l'équivalent mécanique de la clialeur jjar
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F]g. 35S. — Vue en élévation du mobilier de la salle des balances
voie électrique. Familiarisés avec les travaux de mesure dès l'enseignement moyen, ils observent avec précision et formulent nettement les faits constatés. L'ensemble de ces travaux com[)orte environ 23 séances de 2 heures.
Dans les laboratoires de mécanique ils abordent un groupe d'expérience-s qui, à Boston, prennent .'i semestres. Les premiers exercices se rapportent à la détermination de la consoujmation de vapeur par la condensation et la pesée des eaux faite sur les diverses machines à vapeur (à simple, à double, à triple expansion). Durée : iô séances de 2 heures. Dans la série suivante les élèves étudient les transmissions par chaînes, courroies, câbles, engrenages, etc. ; ils font la véritication des planimètres et des ressorts d'indicateui-s, des manomètres et des indicateuj'S de vide, étudient le réglage
LES ÉCOLES TECHNIQUES SUPÉRIEURES
des distributions simples et à détente, font la déterininalion prati(iLie du rendement des béliers, des pulsonièlres et des pompes à vapeur.
Vient ensuite l'étude des moteurs à ^az, des injecteurs et des pompes d'alimentation, des turbines et roues bydiaulifiues, des macliines à air chaud, des pompes à air et compresseurs,
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le calibrnge des ajutafies pour l'écoulement des fluides (air, vapeur et eau) ; la détermination de la vitesse d'écoulement <les gaz et vapeur, la mesure de l'eau par des tuyaux d'écoulement, la détermination des coefficients de frottement, de la chaleur spécifique de l'air, de la puissance explosive et de la vitesse d'explosion des mélanges combustibles de gaz et d'air.
A[)rès ces essais particuliers, ils abordent l'étude de problèmes plus complet, tels que : l'analyse des produits de combustion des cliaudiéi'es, le fonctionnement du bélier à vapeur, le rendement pendant 5 journées entières de la batterie de chaudières, d'une station génératrice d'électricité, l'analyse et la détermination du pouvoir calorifique et de la combustibilité des combustibles solides, liquides et gazeux, la mesure de hautes températures par pyrométres et cônes. La durée des travaux ci-dessus est de 75 séances de 2 heures.
Inutile de faire remarquer que ces travaux ne sont pas •^^xécutés au hasard. Ils sont, en effet, préparés par un exposé ou une discussion préalable en classe ou dans les laboratoires, dans, lesquels se trouvent toujours des tableaux de grandes •dimensions. Chaque élève reçoit le syllabus des expériences ; iiu surplus l'installation des appareils est préparée, de sorte que pour les essais et mesures, par exemple, l'élève n'a qu'à ouvrir les circuits d'énergie.
Les exercices à faire par chaque élève sont arrêtés au début de l'année et affichés nominativement dans la salle.
Voici comment on procède pratiquement : les élèves arrivent au laboratoire et par groupes de trois, se rendent aux appareils sur lesquels ils ont à réaliser leurs expériences. Ces ai^pareils sont placés en groupes connus sous des numéi'os. Quelques minutes après l'entrée, et sans rpi'un temps jjrécieux soit perdu en longs pourparlei'S, vous voyez à r(j'uvre les 10-15 groupes de 3 élèves, occupés chacun à une expérience, différente, en général, de celle des voisins pour ne pas multiplier les doubles emplois d'ap])areils. Ils ont sous la main un syllabus de l'expérience, qui renferme les indications complètes i)()ur l'exécutif)!! du travail imposé. La lédaction de ces syllabus a exigé des j)rofesseurs un grand effort de préparation, mais ils économisent notablement le temps de l'élève, qui, dans le même but, a sous la main des formules
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inipiiiiK'cs pour l'inscription des résultats des mesures, et du pai)ier (piadrillé pour le tracé des dian-rammes d(;s phénomènes et dos essais. Ku poursuivant l'achèvement des essais.
l'élève observe, compare, discute avec ses compagnons et inscrit les données certaines dans un cahier. Dans le délai d'une semaine après la terminaison de l'essai, il doit remettre à
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son professeur un réipport établissant le principe de l'expérience et des instruments employés, la description, croquis à J'appui, de l'installation des appareils, les résultats des mesures
ri.c;. 362. — La tuyauterie appendue au plafond
OU essais, exprimés, s'il y a lieu, en diaoramme, les calculs pour aboutir à des conclusions qu'il rapproche de celles tirées de la tliéorie et des formules.
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en cliimie. ot qu'il possède déjà des fi()titudes d;ins la mesure des i)liénomènes et dans rol)servation des faits. Les laboi'atoires sont conçus pour donner le maximum de facilité dans l'expérimentation. Les organisateurs se sont posé la question : quelles sont les expériences à grande portée scientifique ou technique que tout élève doit accom|)lir comme un minimum? Quels sont les appareils les plus appro^jriés pour réaliser ces expériences ? Ces laboratoires forment donc un tout organique hU^n constitué et non un amas amorphe d'appareils, acquis au hasard des budgets et des idées particulières des professeurs. On y trouve incorporé un système ferme d'une puissance éducative considérable.