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Mesure de la résistance par le pont de AVheatstone

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE TECHNIQUE. 2ô:i

(:>. l''i)i'C(,' ('k'i't l'oiiiiilricc.

7. Force él('clr()iii()lri('e de piles pai' rappoi'L ii leurs dimeiisioiis et Iciii' iioiiihre.

8. MéLliode de connexion de piles on se riipi)oi*lant ii la résistance extéi'ieni'e. Dôlei'ininer rintcnsité du coui'ant en

vous servant de la formule I ^-^ — ; — '■

U. Loi des courants induits (juant a la durée el la direction.

b) La biologie (botanique et zooJotjie).

De même que les études de physique, celles qu'on est convenu d'ap|)eler les sciences naturelles reposent sui- l'obsci'vation i)ersonnelle faite par les élèves de l'école de Hrooklyn étudiant la poninic dans le laboratoire; ils notent les faits observés (ju'un cours d'auditoire relie entre eux en un système scientifique (tig. 1:33).

Les élèves n'ont entre les mains aucun moyen autre cpie les guides de laboratoire les ouvrages de référence.

Dans le laboratoire de l'école secondaire de Philadelphie, nous trouvons les élèves ayant sous la main des haricots germes sur lesquels ils étudient le développement progressif des organes.

Chaque élève est en possession d'une série d'outils : couteau et rasoir de pré[)aration, ciseaux, pinces, loupes, ticellcs, verres, etc., fournis gratuitement par l'école. Chaque groupe de deux élèves dispose d'un microscope, dont coiit une centaine de francs.

Les sujets à traiter sont, en général, préparés longtemps à l'avance. Lorsqu'il s'agit par exemple d'étudier le phénomène de la germination, les graines germent dans des germoirs que les élèves entretiennent et surveillent eux-mêmes. Les laboratoires donnent l'image d'une activité concentrée ; les élèves font les préparations, scrutent les pliénomènes, échangent leurs vues, et notent leurs observations. >sOus ne pensons pas qu'aucune école secondaire européenne pratique un semblal)le système. Combien y en a-t-il qui possèdent un microscope^ Ouel est l'élève qui en a manié i* Le programme des travaux de laboratoire de botanique comporte l'étude détaillée de plantes typiques choisies pour représenter un

groupe important ou une phase intéressante de leur développement.

Ces travaux sont appuyés de leçons de classes qui ont pour but d'expliquer la signification des faits observés et d'en faire la synthèse scientifique.

L'étude d'une plante consiste dans l'examen de ses traits essentiels tels que la structure cellulaire, son mode de

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développenionl, (h^ reproduction ; elle fait ressorlii- Diistoire de l;i vie vég-ctale. Dans leufs carnels de notes, les élèves })renneiil des croquis bien fails des asjierts étudiés et fixent ainsi le rc'sullal d(^ leui's ohsci'Nations, tout en l'aisant d'excellents travaux de dessin. Une courte noie descrijjtive accompagne pai-t'ois les croquis. Le laboratoire possède des collections de |)lantes conservées dans l'alcool et des spécimens sécliés (pie les élèves font trem{)er en vue de leui-s expériences. A lîrooklyn, et ailleurs, les plantes sont relii'ées des serres annexées au laljoratoire.

Des formes simi)les, les élèves passent aux formes su[)érieures et suivent ainsi l'évolution luttui'elle du règne végétal. Dans le courant d'une année, l'élève étudie une dizaine de types dans tous leurs détails.

Les écoles assignent un nombre très variable d'heures à la biologie (zoologie et botani{pie) ; le maximum est de cinq heures par semaine pendant une année ou quarante semaines.

Les élèves commencent en général les cours de zoologie par l'étude d'un poisson vivant, i)ar exemple la carpe, ([ui est examinée dans toutes ses parties : son mode de locomotion, ses écailles et les organes visibles. A la suite de cette étude, d'autres poissons sont fournis aux élèves d'après les ressources locales. Une classitlcation abrégée est ensuite déduite des observations faites. Le microscope révèle la structure' des tissus, écailles. Le professeur vérifie fréquemment les notes, amène les élèves à acquérir l'habitude de faire la descriiition exacte et scientifique des choses vues.

Appi'endre à observer et à décrire les faits : tel est le but essentiel de ce cours.

Des types de protozoaires (amil)es), de polypes, d'échinodermes, de vers, de mollusques, de crustacés, d'insectes et de vertébrés font parcourir à l'élève, dans l'ordre d'évolution du règne animal, les diverses classes et espèces caractéristiques. Les types sont conservés dans l'alcool, ou bien sont fournis au jour [)ar les marchés.

Dans bien des cas, les élèves font la dissection de quebpies animaux caractéristiques.

Des moulages complètent les collections.

Les croquis et les descriptions écrites, relevés dans les carnets témoignent d'une observation soignée et d'une expression exacte des faits. Sous ces traits caractéristiques, le lecteur retrouve les méthodes qui visent chez l'élève le développement des facultés d'initiative, de l'esprit d'observation aiguë et l'habitude de compter sur ses propres mo.vens. En développant ces qualités et aptitudes, les études de sciences expérimentales préparent à la vie réelle.

Une particularité importante des écoles américaines est le "text-book" qui joue un plus grand rôle que chez nous le manuel. Au début de l'ère de la création des écoles, les bons professeurs faisaient défaut et les autorités scolaires suscitaient la publication de livres, de "text-books" qui contenaient approximativement la matière à étudier dans les diverses branches. Le rôle du professeur se bornait alors à dire le contenu des divers text-books et à interroger les élèves sur ces matières. A mesure que les situations s'amélioraient, les leçons par les text-books se complétaient d'un exposé plus personnel fait, en clause, par le professeur. Le text-book, né d'un mal, est devenu l'instrument par excellence pour initier les élèves au travail personnel, à l'étude, sans le concours des professeurs. L'élève y trouve pour chaque cours un vade-mecum qui rend inutile l'intervention tutrice du professeur.

Ce système a produit une littérature scientifique intéiessante. L'élève zélé et doué qui se sert des " text-books " et recourt largement aux livres de références, marche d'autant plus facilement de l'avant que les C(Mirs scientifiques sont enseignés, dans certaines limites, d'après des méthodes individuelles.

L'activité personnelle des élèves est excitée d'une façon renia rrpiable par les travaux de laboratoire ofîcctués comme un système universel dans les écoles secondaires de Um^ genres. Dans les cours de chimie, de pliysique, de biologie (botanique et zoologie) le professeur ne se borne pas à communiquer les vérités et à faire les expériences ; l'élève vérifie lui-même les vérités, les lois, par l'expérience personnelle et les établit même souvent comme de nouvelles découvertes.

KNSKKiNKMKNT SECONDAIRK TKClIMorE

L'expérimentation demande beaucouj) de temps, mais les écoles améi'icaiiies ne clicrchent pas à communiquer de seconde main, \)<u' oui-dire, des connaissances multiples ; elles font entrer les notions Condamenlales dans l'org-anisme intellectuel des élèves et les habituent à l'effort individuel. Le souci du Ijrofc.sseur scMiihle être de rendre; de plus en plus inutile son inlci'vention à mesui-e ({u'avancent les études.

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