I. — Titane seul
La prise d'essai de 5 ou 10 grammes de métal, en copeaux ou en grains, est attaquée par 40 ou 80 centimètres cubes d'acide azotique (rf=i,20) dans une grande capsule de porcelaine entourée d'eau froide et recouverte d'un entonnoir renversé. On chauffe pour compléter l'attaque, on évapore à sec, en ajoutant vers la fin 5 grammes environ d'azotate d'ammoniaque , puis on calcine modérément, afin de décomposer l'azotate de fer et de brûler, au moins en partie, le carbone. On redissout le résidu en chauffant avec 30 ou 50 centimètres cubes d'acide chlorhydrique et on étend d'eau ; puis on décante sur un petit filtre qu'on lave à l'eau acidulée.
Lorsque le métal à analyser est exempt de phosphore, le résidu ne contient guère que la silice et l'acide titanique, avec quelque peu d'oxyde de fer et peut-être du graphite. On peut isoler l'acide titanique et la silice, comme je l'ai indiqué plus haut (page 60), en fondant le résidu avec trois fois son poids de carbonate de soude et un peu de nitre dans un petit creuset de platine, reprenant par l'eau et l'acide azotique , faisant passer dans