‹ Méthodes de Mesure de l'Activité des Anesthésiques LocauxChapitre 38 sur 67 · AT EL F · texte numérisé non relu

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Ex FIG. 16, — Expérience du 7 octobre 1926. EL LCR + La , —— = DS cations utiles dans l’étude de l’action des doses fortes. L'influence de 14222

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dose sur la baïsse de la chronaxie est nettement exprimée par la courbe suivante Où les titres de chlorhydrate de cocaïne sont portés en abscisses

et les diminutions de chronaxie (en %) en ordonnées (Voir fig. 17).

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Dirarmultion de CAronzaxsc

EE RE PIE 0 0.01 0.09 0.03 0.04 0,05 Docs }, Fr, 17. — Diminution de chronaxie % en fonction des concentrations en chlorhy-

drate de cocaïne (essai sur les fibres sensitives du sciatique de grenouille).

‘e) Comparaison de l'action du chlorhydrate de cocaïne sur les fibres sensilives à son action sur les fibres motrices. — Il est intéressant de comparer ces résultats avec ceux que nous avons précédemment obtenus sur le nerf moteur.

Le tableau p. 134 fait ressortir nettement les grosses différences qui existent, dans les actions du chlorhydrate de cocaïne, d’une part sur les fibres sensitives, d'autre part sur les fibres motrices d’un même nerf, le sciatique de la grenouille.

On voit que le chlorhydrate de cocaïne agit beaucoup plus fortement sur les fibres sensitives que sur les fibres motrices.

Par exemple, la dose de 0,0075 % donne une baisse de la chronaxie sensitive de 43 %. Pour obtenir une baisse comparable sur le nerf moteur, il faut employer une dose 14 fois plus forte : 0,10. De même, tandis que l’excitabilité des fibres sensitives est supprimée rapidement aux doses supérieures à 0,05 %, il faut pour obtenir une inexcitabilité rapide du nerf moteur atteindre des doses voisines-de 0,5 %.

Les fibres sensitives sont donc bien plus sensibles à l’action du chlorhydrate de cocaïne que les fibres motrices. Nous verrons plus tard, phéno-

Temps (en minutes)

Does Baisse de chronaxie en % au bout duquel sx de chlorhydrate x survient l’inexcitabihté de CRT. Er c| TE ee US à.

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mène tout à fait intéressant, que ce fait ne se reproduit pas pour tous les anesthésiques. Quoi qu’il en soit il a été vu pour le chlorhydrate de cocaïne depuis longtemps déjà. Sans parler des constatations faites, dès 1868, par MoRENo Y MaAïz (185), citons les travaux suivants : Kocns (129), en 1886, par application de cocaïne en nature sur les nerfs sciatiques de grenouille, de chien et de lapin, avait constaté la suppression de la conductibilité sensitive avant la disparition de la conductibilité motrice. É La même année ALms (9) avait montré que la concentration minimum active est plus faible pour les fibres sensitives que pour les fibres motrices. Depuis, de nombreux auteurs ont retrouvé ce fait parmi eux: PERELES et SAcHS (195’), SANTESSON (232), Dixon (61), BœnHminGHAUs et Kocu- MANN (25°). \ On a donné, pour expliquer ce phénomène, un certain nombre d’explications anatomiques ou physiologiques. On a pensé que les fibres sensitives se trouvaient dans les couches superficielles du nerf. On a pensé que les fibres motrices possédaient une gaine plus épaisse que celle des fibres sensitives. Ces deux hypothèses .ne peuvent être retenues, car on admet maintenant, d’une part, que les deux espèces de fibres sont mélangées intimement et, d'autre part, que, sauf une différence possible de grosseur, elles présentent la même constitution histologique. Une autre hypothèse, plus fine, est la suivante : Pour WINTERSTEIN (300), 1919, les deux sortes de fibres ne présentent aucune différence de sensibilité, maïs les organes qui correspondent à ces deux sortes de fibres présentent une excitabilité va-

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riable. La réponse réflexe demanderait, pour être déclanchée, une excitation plus grande que la réponse directe. De ce fait l’excitabilité réflexe paraîtrait, pour une même intensité de l’excitant, plus vite abolie que l’excitabilité directe. On pourrait encore concevoir, en nous basant sur la théorie des nerfs itératifs de L. LAPIGQUE (147), que la réponse réflexe, produite par excitation d’un nerf sensitif itératit, est plus facile à abolir que la réponse musculaire directe produite par excitation unique. Cependant nous montrerons que tous les anesthésiques locaux ne se comportent pas, à cet égard, comme la cocaïne. Certains, comme le formiate de pseudococaïne droite, ou le chlorhydrate de stovaïne g., sont presque aussi actifs sur le nerf moteur que sur le nerf sensitif. Il faudrait donc revenir, en définitive, à une explication, non plus anatomique ou physiologique, mais chimique, ou physicochimique, du phénomène. Les fibres nerveuses, sensitives et motrices, n'auraient pas absolument la même constitution chimique, et de ce fait la faculté qu’elles possèdent de se combiner aux anesthésiques varierait, non seulement pour une même fibre suivant la qualité chimique de ces corps, mais encore pour un même corps, suivant la qualité, motrice ou sensi- tive, de la fibre. |

Nous aurons, du reste, l’occasion d'examiner à nouveau cette question.

Quoi qu’il en soit, pour le problème qui nous occupe, il nous paraît tout à fait possible d’utiliser, ici aussi, les variations de la chronaxie pour estimer la teneur d’une solution en chlorhydrate de cocaïne, ou la force anes-

- «thésique d’un corps par rapport à celle de Ja cocaïne choisie comme type.

Les variations de la rhéobase, déjà peu satisfaisantes pour le nerf moteur, se sont montrées ici absolument dépourvues de régularité. De même il ne nous a pas été possible, pour ces expériences, de tracer en fonction des doses une courbe régulière des durées au bout desquelles le nerf devient inexcitable. Nous nous contenterons donc, comme pour le nerf moteur, d'utiliser simplement les variations de la rhéobase et les temps nécessaires pour atteindre l’inexcitabilité à titre d'indication pour régler les solutions à essayer aux dilutions convenables.

Avant d'aborder l’étude comparative des anesthésiques de synthèse nous avons voulu nous rendre compte de la valeur de la méthode. Comme nous l'avons déjà fait, pour l’essai sur les yeux de lapin, et pour l’essai sur la cornée, nous allons chercher quel pourcentage d'erreur comporte l’appli-

cation de la technique proposée.

f) Essais de titrage des solutions de cocaïne. Limite d'erreur. — Un certain nombre de solutions de chlorhydrate de cocaïne (liquide de RINGER spécial pour animaux à sang froid et pH 6,8), dont j’ignorais le titre, m'ont été soumises. Après des essais préliminaires permettant de trouver les di-

1. Rappelons que, d’après L. LAPICQUE (C. R. de la Société de Biologie, t. 72, p. 871, 1912), la rhéobase dépend à la fois de l’excitabilité des fibres sensitives et de l’excitabilité des centres médullaires, alors que la chronaxie, comme nous l’avons expliqué, ne dépend que de l’excitabilité des fibres sensitives.

lutions nécessaires pour que les baisses de chronaxie soient comprises entre 20 et 60 %, j'effectuais, avec ces dilutions favorables, un certain nombre d'expériences et j’en prenais la moyenne. De cette baisse de chronaxie moyenne, en utilisant la courbe donnée précédemment et en tenant compte

de la dilution, je déduisais facilement la teneur supposée en chlorhydrate de cocaïne.

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