‹ Méthodes Spécifiques et Paraspécifiques dans le Traitement de la Maladie du Jeune Âge du ChienChapitre 4 sur 26 · DANS LE · texte numérisé non relu

DANS LE

La maladie du jeune âge du chien est connue depuis la seconde moitié du xvir' siècle. D'après certains auteurs, comme Heusinger, elle aurait été importée du Pérou en Europe, d’autres comme Spinosa, lui reconnaissent une origine asiatique.

Considérée d'abord avec Vatel comme une gastroentérite se compliquant parfois de l’inflammation de l’appareil cérébro-spinal, elle ne fut classée comme maladie contagieuse qu'après les expériences de Kasle, qui réussit à donner la maladie par le simple badigeonnage des lèvres avec. du jetage de sujet malade. C’est une maladie générale et contagieuse qui cause de grands ravages dans l'élevage canin, dont 75 % des pertes lui sont dues. Elle fut d’abord assimilée à la typhoiïde de l’homme, puis à la gourme, enfin à la vaccine (Trasbot) (Mégnin).

Jusqu’aux travaux de Carré l’étiologie était restée incertaine. Le virus filtrant identifié par Carré comme agent de la maladie, provoque une septicémie et ne peut être trouvé dans l'organisme qu’au début de la maladie dans le jetage séreux du sujet atteint.

DELSA

Après une incubation variable de 2 à 20 jours, le plus souvent 3 ou 4 jours, l'animal présente une hyperthermie plus ou moins forte, et suivant la forme de la maladie on peut observer un jetage séreux puis purulent, rouille où même sanglant dans la forme respiratoire, ou des vomissements avec inappétence plus ou moins complète, à laquelle succède bientôt une diarrhée consécutive à une constipation de courte durée (forme digestive).

Une troisième forme de la maladie, quoique moins fréquente que les précédentes, se rencontre quelquefois. Assez souvent.on la voit survenir comme complication d’une des deux localisations respiratoire ou digestive, celles-ci pouvant être associées. Dans cette forme nerveuse le malade peut présenter, soit des contractions rythmiques, surtout au niveau des muscles des membres et des masséters (chorée), soit de la paralysie souvent cantonnée au train postérieur {myélite lombaire). Parfois enfin le sujet atteint peut présenter des accidents cérébraux divers : épilepsie à accès subintrants, encéphalite diffusé aiguë ou subaiguë, manifestations démentielles variables (automa. tisme ambulatoire, automutilation, autophagisme).

Dans les formes bénignes, la maladie peut ne se traduire que par l'apparition de vésicopustules qui 5e localisent de préférence dans les régions où la peau est fine (face interne des cuisses).

Les traitements utilisés contre cette maladie si redoutée des éleveurs sont nombreux. aussi, dans ce

travail, nous bornerons-nous à rassembler tous les

Lu, à PUR

essais tentés en vue d'aboutir à un assainissement interne de l’organisme, soit par les méthodés utilisant essentiellement le phénomène de choc, soit par les méthodes ayant recours aux anticorps spécifiques. Nous laisserons de côté tous les traitements symptomatiques dont l'efficacité est contestable et desquels. ‘à notre avis, on ne peut attendre qu’un rôle d'adjuant dans le traitement par les méthodes spécifiques et paraspécifiques.

Nous allons donc examiner, successivement la protéinothérapie, l'hémothérapie et la vaccinothérapie. Dans l’hémothérapie, nous distinguerons Pautohémothérapie. l'isohémothérapie et l’hétérohémothé-

‘apie.

PROTEINOTHÉRAPIE

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