ENSEIGNEMENT, JOURNAUX, ÉCRIVAINS
« cation n’ait d'autre effet que de maintenir et d’ac- « cumuler la chaleur; mais il reste aux médecins à «étudier les grands phènomènes excités par ce simple « moyen.
« Pour le lumbago, vulgairement nommé douleur «de reins, on double deux mouchoirs en quatre et Con les applique sur le lieu affecté, en ayant soin « de les fixer par un autre mouchoir.
« Bien que j’eusse pu publier plus tôt cette pré- «cieuse découverte pour le bien de l'humanité (sic), «j'ai voulu ne la faire connaître quaprès avoir «acquis, par une longue expérience, la certitude de « son efficacité !,
« Guatemala, 16 février 1856.
« Signé : QuiRINOS FLORES. »
J'ai donné de la Gazette officielle de Guatemala un article de dévotion et un article de science; c’est tout
1. M. Quirinos Flores est un très-honnète homme. Je suis persuadé qu’il croit profondément à l'efficacité du remède qu'il a eu la complaisance de publier dans l’intérét de l'humanité. Guatemala a quelques jeunes médecins qui sont docteurs de la Faculté de Paris. Ces jeunes médecins, véritablement instruits, sont obligés, pour avoir des clients, d'oublier ce qu'ils ont appris dans nos écoles et de pratiquer à la manière du pays.
Cette manière du pays est fort simple : elle consiste à frotter d'huile tout le corps des malades.
Il est quelques médecins étrangers qui ont donné quelques bonnes ordonnances. Ces ordonnances courent la ville et les malades en font usage, ne doutant pas que ce qui est bon
pour un mal ne le soit aussi pour tous les maux, Si vous dites
ce que je peux faire. Si je touchais à la politique de la gazette, je courrais le risque de m’endormir pour six MOIS.
Je ne connais qu'un seul écrivain sérieux à Guatemala. Il se nomme M. Marure, et a publié un livre fort intéressant sur les révolutions du Centre-Amérique.
M. l'archevêque de Guatemala à composé, lui aussi, une histoire de son diocèse. J'ai parcouru quelques pages de son manuscrit. Ces pages ne pourraient pas être imprimées .
Guatemala a eu une femme poëte, madame Pepa Garcia. Cette dame avait un esprit très-vert, trèscaustique, et tout le monde redoutait ses mordantes épigrammes. Je n’ai point eu l'honneur de connaître madame Garcia, qui mourut quelque temps avant mon arrivée.
A Guatemala on cultive la cochenille, le sucre; on n'y cultive pas du tout les belles-lettres.
aux Guatemaliens que les pilules du docteur Drivon ne sont bonnes que pour telle ou telle maladie, ils vous répondront que ces pilules sont merveilleuses, et qu’on peut toujours s’en administrer comme préservatif.
1. L'œuvre de monseigneur l’archevèque de Guatemala a, je crois, été offerte à plusieurs éditeurs de Belgique. M. de Challaye, consul de France au Centre-Amérique, avait été prié de l’offrir à MM. Firmin Didot. Après en avoir lu le manuscrit, nous avons jugé qu’il ne devait pas sortir de
Guatemala,