‹ Mgr. Charlebois: le saint missionaireChapitre 6 sur 9 · Rev Pere | M Pénard, omi auteur de ce livre · texte numérisé non relu

Rev Pere | M Pénard, omi auteur de ce livre

Laissez venir à mot les petits enfants

Près de la premiere cathedrale de Mgr Charlebois, au Pas, en 1932

Mer Rod Villeneuve, o mi, maintenant cardinal, Mgr Charlebois, Mgr Breynat, omi, Vicare

Mgr Charlebois en tournée de mission

Lu

na

“Un grand patriote “

.« Mar. Chäriebois, a ecrit Mar LA. Paquet, a été un grand nASsionnaire et un grand patriote. ». .: -

Avant son eprscopat on le trouve a l'origine de } établissement de la première œuvre.de presse catholique en Saskatchewan, la fondation du + Patriote de l'Ouest ». C'est Jui qui donne l'essor définitif au pèlerinage marial et quelque ‘peu national de Notreame de Lourdes de Saint-Laurent. .

Ce fut surtout dans sa luite contre e communisme qu'il manilesta son grand amour pour son pays. « Pendant ses dérnières années, écrit le P. Pénard dans la biographie de ce grand ‘ apôtre, Mar Chéfrlebois {ut obsédé par une question qui le préoccupait depuis plusieurs annees. C'était celle du communisme dont les progrès étaient vraiment ‘effrayants au Canada. Le vieux missionnaire voyait avec effroi les dangers que cette secte

‘redoutable fait courir au pays en mème temps qu'à la religion, ‘

ot son painotsme le faisct s'alarmor, ni tu ins autant que ses sentiments religieux. ]] savait ques la relpon finiront toujours par tnompher; müûis le Canada n'a pas les rromesses de 1e qui ont oté faites à l'Eglise. Aussi, combien de {ais l'avons-nous entendu gémir sur l'aveuglement des gouvernements -qui laissent cette cte, destructive de fout ordre et de toute socité, repdndre en “que hberté ses pestilentielles doctrines. »

À la lecture de ces lignes le cardinal Villeneuve à pu dire dans la lettre-préface de cette biograpme: « Vous soulignez juste- , ment ce trait, céh.Horfime & attaché à ses missions et perdu dans nos forèts, mes parce qu'il travaillait pour les motifs ls plus élevés et Îles plus larges, ne manquait point d'horizon. Au contraire, l'Eglise et'la pairie tout entières lui etœent toujours °° présentes à la pensse. Je le fevois à Québec, à la veille de nn “, l'assemblée de l'épiscopäf canadien. en octobre 1933, m'entre- ” tenant de ses craintes que le'.communisme- n'envahïit bientôt le pays et ne“détruisit la foi au Canada, particuherement dans notre belle province de Québec. On eût dit qu'il souffrait dans sa chair tous les maux qu'il redoutait ainsi pour les àmes. » Lorsque, après vingt-trois années de vie missionnaire dans les . postes les plus difficiles, il est appelé aux nouvelles responsabi- Îtés de l'épiscopat qui rempliront vingt-trois autres années de sa vie, Mgr Langevin, l'éloquent et vaillant archevèque de Saint- Boniface, qui le connaît bien, peut dire de lui au banquet qui suivit la cérémonie religieuse du sacre: « C'est un évêque moderne et un évêque catholique que nous venons de consacrer. Mgr Charlebois sera de ceux qui font toujours passer les.intérèts de la foi avant ceux de la nationalité ou de la politique, ce qui d'ailleurs, n'empêche pas d'être bon patriote. »

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