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de Vichy: ce brèuvage lui est utile. Il mande de l'évêché une certaine poudre reçue d'un bienfaiteur pour se faire de la Vichy, prétextant que cela était moins dispendieux. Qui pourrait penser que cet homme est le maïtre de ce splendide hôpital et de tout le vicariat? -
Son Excellence Mgr Martin’. Lajeunesse- hey VO >
Bonusta, neveu et successeur de Mér Charle ; . - : - Û - DT
Pauvre, Monseigneur Charlebois l'a été tôûte Ka vie. 1 l'est a la mort; 1l le sera apres. Il est ia prudence même sur ce point. Voyez cette tranche de son mince testament: «Je déclare que je ne possède rién en propre et que je ne lèque ren à mes héritiers naturels. »
Cela ‘ne lui sufhit pas: 1l complète cette dermère volonté en ‘disant à Monseigneur Lajeunesse: « J'ai vécu en pauvre; Je veux mourir en pauvre: je veux être ênterré comme un pauvre. Par
pe
conséquent il me faut une tombe n'excédant pas 540.00. Déposez mon corps dans le cimetiere de la paroisse. » Quelle lscon! Cette
Le ° pauvrete est un des plus beaux diadèmes de sa vie.
Communié et administré, il n'existe plus pour.la terre: il oo semble causer. -Ah oui! il est à causer avec le divin Ami. L'ardeur -- - de son amour Famporte sur celle de la fievre.- Un calme se fait | et il peut sommeiller un eu. On est confiant. | - Le lendemain, dimanche, un mieux se font sentir. Les multiples pneres des communautes religieuses et de touie la paroisse se font pressantes et supphantes. La journée est bonne, le rueux s'accentue, toute alarme se dissipe. Alors il se plaira à nous dire: « Un jour 1l faudra cesser vos prières pour me permettre de mourir. » F
S E:Mgr Charlebois
Poussé par son énergie coutumière, ikse dit dejà convalescent et ne peut se soumettre à toutes les exigences de la méflecine. « Alors :l se remet à sa correspondance, et les lettres s'allongent
et se multiplient, lettres à des bienfaiteurs, lettres à ses mission-
naires. Les visiteurs aussi se multiplient. Sa porte et son cœur
.. Sont toujours largement ouverts, Même ses enfants des bois, les -Indieñs, viendront lui exposer leurs maux réels ou imaginaires: . ils sont fes bienvenus. Une lettre vingt fois interrompue est vingt fois continuee. Deux Jours avant sa mort 1l écrira une longue
lettre ä'un de ses missionnaires u'il vient de nommer à un
nouveau poste. Nous pouvons dire que Monseigreur Charlebois
a dirigé et administré son vicariat par ses lettres. Il ne vient
en contact avec la plupart des missionnaires qu'une fois tous les trois ans, lors de sa visite pastorale. Il faut trois étés consécutifs pour faire le tour.de cet immense territoire du Keewatin. Il est ‘aussi le supérieur religieux des pères et des frères. Alors, direction, avis, conseils, tout se fait et se règle par correspondance.
Avec sa plume encore il à obtenu plus de dons pour ses missions que var n'importe quelle conférence. Il s'est toujours fait un devoir d'écrire personnellement à tous les bienfaiteurs, et cela pour le moindre don. I] en est de même avec les siens: le petit neveu ou la petite nièce avaient leur lettre comme le frère où la sœur. Il sait y incruster les petits détails, les nouvelles qui tiennent la famille unie. °
Le danger passé, on crie victoire. On ose espérer que cette victoire va être de longue. durée. Sa sagesse et son affection sont nécessaires pour nous permettre de surnager en ces temps difficiles. Sen expérience est des plus précieuses. Cependant, si la maladie a été repoussée dans cette attaque, -elle n'a pas été enlevée. La cause du mal est toujoûrs là, continuant son œuvre d temps attendre. Elle revenue à charge, samedi le 18 novembre. Sur la, fin du jour, Monsèigneur se sent envahir par une fatigue gérigrale, par un certain. accablemént. ‘Il ne peut s'empêcher d'exprimer ses craintes à son coadjuteur. Et voici que les douleurs aiguës secouent tout son être. Le rein gauche est complètement congestionné, des abcès périnéphrétiques empoisonnent tout le
système. La nuit est longue et pénible. :
Affaibli par la première attaque, il n'a pas la force nécessaire ‘pour réagir contre la seconde. D'ailleurs, le mal fait son œuvr depuis des années. Son état ne s'améliore pas au cours du dimanche: la parole devient hésitante et pénible. Dans l'après-
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uctrice. La deuxieme atiaque ne se fait pas long-,.
.midi, à cinq heures, ses cinq Preis et ses trois frères qui sont'ici
lui font une courte visite. Il noud regarde avec satisfaction, remercie des prières faites pour lui et trouve mênie moyen de dire que ces prières ne feront de tort à personne, pas même à lui. On lui demande sa bénédiction. Sans hésiter, il se dresse sur LA A . # n 4 son ht: il demande son anneau et lentement bénit prêtres et frères. C'était sa dernière bénédiction. Elle a dû lui coûter bien des douleurs. |
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Son énergie et sa charité ont remporté une nouvelle victoire. N'avait-il pas, poussé par la même énergie et la même charité, trois jours auparavant, monté au troisième étage de l'hôpital,
- à la salle d'opération, pour assister un de ses frères religieux qui subissait le bistouri? Un Père avait tenté d'accompagner le frère: mais force lui fut de quitter la salle. Monseigneur Charlebois, l'administré d'il y a quelques jours, prend sa place: il est debout,
rassurant Je frère, trouvant même le mot pour rire au succés de >
l'opération. Quatre jours plus tard, 1] n'était plus! Ah ouil cette charité et cette énergie sans bornes ont fait de Son Excellence Monseigneur Charlebois un prêtre et un évêque-missionnaire de la plus haute taille, un géant de l'apostolat catholique.
Son œuvre, sa vie, son nom, appartiennent à l'histoire. Pour. écrire sa vie, c'est tout un hvre qu'il faudrait. Un livre ayant pour ütre ces deux mots: ENERGIE ET CHARITE suivi de sa devise:
« Ad Jesum per Mariam », à Jésus par Marie. À Jésus, le dernier mot intelhqible que ses lèvres ont murmuré.
Hermel Dubé, ptre.
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Procurez-vous ce volume et répandez-le.
© ME CHARLEBOIS
par leR, P. PÉNARD, 6m.
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Un volume, Lroche, 9'4 x 64 pouces, 240 piges vec illustrations sur papier glace
PRIX: l'exemplore, $1.00
Quelques appréciations de ce-livre.
Extraits d'une lettre de Son Éminence le Cardigal J..M.-Rodrigque Villeneuve, archevêque de Québec, au R. P. Pénard, o.mi.: ‘
.“J'achève de lire la vie de Monseigneur Charlebcis que vous avez accepté devnire Et te me hète de vous exprimer ma satisfaction et més encouragements. Dans sa simplicité, votre nurtution our par jour pour ansi dire de la vie missionnaire de cet apotre heroique nous révèle pourtant sun ème plus au naturel. Ce fut certes un bien saint evéque missionnaire,
«Cher Père, vous faites une œuvie de justice en mettant à jour cette Lelle figure apostchique, celte vie d'uf fidèle évéahe oblat, et vous faites une œuvie de rayennement et de zele, cat nombreuses Seront les 4m&s qui se rechaufferont à la sienne :»
“æ { Extrait d'une lettre de Son Excellence Monseigneur G. Breynat, o.mi., vicaire apostolique du' Mackenzie, à Son Excellence Monseigneur M. Lajeunesse, o.m.i., vicaire apostolique du Keewatin!
- « Cette vie, qui vient de sortir de la pluine et du cœur au bon P. Penard, est le journal fidèle
d'une carrière apostolique aux aspects multiples et parfaitement bien remphe Les nombreux anus de votre saint oncle y retrouveront tous les traits captivants de ce grand rmssionnare: ils le suivront avec plaisir dans ses multiples actvilés apostoliques et ils garderont de la lecture de cette vie un parfum d'édification qui leur sera un puissant stimulant a plus de genérosité dans le, travail de leur sanctihication personnelle et aussi dans leur collaboration pat lu prète et l'Humôre" à toutes les œuvres de l'apostolat. »
:éttre du B. P. À. Desnoyers. o.mi., assistant général: ‘« Nous venons de finir de lire la vie de Monseigneur Chariebois au réfectire Le Très Revérend 4 ‘2 se hüta, dès la réception du volume, de le faire life à la communauté, Tout le monde en fut armé, Ce fut pour plusieurs une révélation: même pour moi qui l'avais connu assez peu dans mité, Je découvris ce cœur si affectueux et si sensible. Nous avons vu se dessiner devant .ette belle et élégante figure de rehgieux, d'évèqüe, de mifsionnaire, de sant. Sans être . nent écrite, cette vie se ht bien: l'intérét même qui s'attache à cette figure héroique nous -«, et nous gagne. Pas besoin des appréts du style pour la faire ressortir Je crois d'ailleurs +. 1 présentation simple et sobre a dû plaue à votre cher oncle du haut durmiel Veus pouvez «4. en féliciter le Lon Père Pénard. »
S'adresser au R. P. PAUL GIRARD, o.mii.
| Juniorat de Marie Immaculée : # Chambly Bassin, P.Q.
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