‹ Mgr. Grandin, Oblat de Marie Immaculée: premier évêque de Saint-AlbertChapitre 56 sur 75 · CENT · texte numérisé non relu

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Sa bénédiction les rendrait heureuses, les ferait prospérer et. grandir pour travailler, avec plus d'efficacité encore, à la gloire de Dieu.” A

‘La mort de son cher frère, l’abbé Jean, le bon chanoïne de Laval, "lui ft, au cœur, une inguérissable blessure. Depuis

NOUVELLE CATHÉDRALE DE SAINT-AÂLBERT (En voie de construction, À. D. 1908)

quelque temps, Monseigneur prévoyait ce malheur. Déjà le 8 février, soixante et onzième anniversaire de sa naissance, il . écrivait dans son journal : “De quatorze enfants, nous ne sommes plus que deux. Peut-être même suis-je seul, car mon pauvre frère, le sixième de la famille, qui me précède de huit:

ans, est bien mal, d’après les dernières nouvelles. Ni lui, ni moi n’aurions supposé vivre si longtemps”

Il apprend la mort, le 16 avril de l’année suivante (1901), et il ne peut écrire qüe ces mots : “Pauvre frère, il est donc parti avant moi |!”

Dans une cireulaire aux RR. PP. missionnaires Oblats de Saint-Albert, Mgr Legal s’exprimait ainsi :

“Il est un devoir de reconnaissance, dont nous avons à nous acquitter envers le prêtre &énérenx et dévoué qui vient de passer à une vie meilleure... Vous savez déjà que M. le chanoine Grandin est un bienfaiteur insigne du diocèse, mais peu connaissent jusqu’à quel point sà charité s’est ingéniée pour procurer les ressources nécessaires au maintien des œuvres de nos missions. Je ne pense pas exagérer en affirmant que les sommes procurées par le chanoïne Grandin, depuis l’établissement du diocèse, ne sont peut-être pas inférieurés au secours total fourni par la grande œuvre de la Propagation de la Foi. |

“ Pour arriver à ce résultat, que de voyages il a fallu entreprendre ! Que de démarches, souvent pénibles, auxquelles il a fallu s’astreindre ! le métier de quêteur est loin être attrayant. Bien plus, le bon chanoine se privait de tou, en faveur de nos pauvres missions, Il se condamna à. vivre d’une vie plus que modeste, réellement,” pauvre, pour faire des économies dont les missions devaient bénéficier. ‘

“ Il aurait désiré venir lui-même, se dévouer, en personne, au ministère dans ces paÿs lointains. Des voix autorisées, auxquelles il s’est soumis, l’ont déterminé à rester; et, en effet, il a plus fait, par les industries de sa charité et de son dévouement pour le soutien et le développent de .ses œuvres, tout en restant en France, que s’il était venu Jui-mêma" iravailler au

milieu de nous. : je Le lecteur se souvient des ardents désirs de Phpbé Jean pour:

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