‹ Mgr. Grandin, Oblat de Marie Immaculée: premier évêque de Saint-AlbertChapitre 60 sur 75 · LS · texte numérisé non relu

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Lui. Bientôt ce moment arrivera pour vous et pour moi. Demandons pardon au bon Dieu de n'avoir peut-être pas assez vu sa main charitable dans toutes nos croix de chaque jour.

. Efforçons-nous, de part et d’autre, de faire disparaître, pendant

le peu de temps que le Seigneur nous laisse, tout ce qui peut ternir le tableau, la vraie ressemblance au modèle que nous devons copier. De faux coups de pincœau peuvent. venir de nos impatiences.” |

Un missionnäire avait demandé son changement de résidence pour raison d’incompatibilité de caractère avec ses confrères. Tout en accédant à sa demande, lPEvêque lui soumet ces belles réflexions : “ Cependant, cher.ami, ne vous faites pas illusion. Le temps: dés ‘illusions doit, Être passé pour- vous comme pour moi. Le bonhéur neëf | Pas de cé monde, et vous ne le trouverez pas, même dans votre nouvelle situation. "Là, aussi, vous trouverez des hommes, et si saints que je les suppose, ils ne seront pas sans se sentir des faiblesses de l'humanité. D'un autre côté, comme moi, je crois même plus que moi, vous avez le talent d'augmenter les peines que vous rencontrez sur votre

.Chemin et de vous en Créer même de nouvelles. În hoc positi

sumus, nous ÿommes destinés au ciel et nous n’y pouvons arriver * . ? . .

que par le chemin de la croix. La croix, nous la trouvons

partout et rious sommes nous-mêmes notre croix la plus lourde.

.C’est, sans doute, le poids de cette lourde croix qui faisait

pousser ce cri à saint Paul : Infelix ego homo :. .quis me me liberabit de cgrpore mortis hujus. Il répond aussitôt : ‘gratia Da per Jesum Christum. Cette grâce de Dieu ne nous ga pas ” défaut, si nous ne voulons que sa gloire.”

D’aucuns lui ont reproché de ne pas agir suffisamment par lui-même, de prendre toujours l'avis de ses conseillers. Auraiton préféré la révision discrétionnaire' d’un pouvoir suprême, tranchant souverainement, * brusquant les décisions sans

réflexion et sans appel ? Quoiqu'il fut persuadé que l’Evêque seul est établi par le Saint-Esprit pour régir l'Eglise de D eu, précisément parce que la responsabilité lui incombait à lui, il aimait à prendre conseil, étant rempli d’égards pour ses assis- . tants qu'il écoutait avec déférence. Ordinairement, il suivait leurs avis, toujours il garda soû rang et son rôle, et, quelquefois, il lui arriva de prendre une déaision contraire aux avis de son conseil. Quand venaient en délibération ces malhonrees questions, dont Notre Seigneur a sans doute parlé quand/il disait :! Necesse est ut veniant scandala, il joignait à la douceur une fermeté infrangible. Il se constituait Ini-mêmé parfois le justicier de Dieu, mais avec prudence et discrétion. Que ces déplorables affaires lui arrachaïent de larmes ! quand ïl le croyait nécessaire, il savait appliquer le fer rouge dans une plaie vive. “Je vous aimerais moins, écrivait-il, à un de ses amis, si . je caressais vos blessures.” .

© C'était un travailleur infatigable que cet évêque. Dans le partage des travaux, il se réservait toujours la part léonine. “ Comment, disait-il, envoyer les autres au feu, si je n’y vais pas moï-même ?” Il semblait n’avoir qu’un droit, celui+ de faire plus et mieux que les autres. Mais sil se dépensait, lui, sans compter, comme il recommandait le ménagement à ses missionnaires ! Il écrivait à l’un d’eux : “ De grâce, ménagez- -vous, Il me semble qu’on peut être z6lé sans se tuer. Vous ‘ ne résisterez pas à travail extraordinaire et de tous les jours. Le bon Dieu, sans doute, n’a nul besoin de nous, Il pgut faire son ” œuvre sans nous; mais dès lors qu’Il veut bien se servir de nous, nous devons ménager sa bête. Un pauvre qui gagne sa vie avec son unique cheval, gagnerait le double en le faisant travailler moitié plus, mais bientôt il le tuerait et perdrait tont. Prenons les intérêts du bon Dieu. Il peut trouver mieux que nous, mais puisqu’Il veut bien se servir de nous, agissons en bon économe et ne tuons pas notre pauvre bête trop vite.”

Dans la direction des postulants, des novices, des jeunes séminaristes, il pensait qu’il fallait proportionner loutil à | Vœuvre, On met à dresser un barreau d’acier plus de vigueur

qu'on n’en met à dresser une baguette de saule. Seulement, c’est avec l'acier qu’on fait les belles épées de combat, et les baguettes ne sèrvent guère pour la bataille.

On peut fondre sur certaines âmes vigoureusement; elles se relèvent avec plus d'énergie. Il n’y a que les âmes de terre glaise à qui l’on ne peut pas toucher... la trace des doigts y reste.

. L’axiome episcopatus solvit monacum ne fut pas vrai pour

Mgr Grandin. Les vertus de pauvreté et même d’obéissance

furent pratiquées par lui avec courage et joie. Il entrait dans

une sainte indignation quand on disait, devant lui, que les

évêques oblats n’étaient que des Oblats honoraires. Il rappe- ,

lait les paroles de Mgr de Mazenod et affirmait que Pie IX consulté avait répondu que l’Oblat, en devenant évêque, ne

cessait pas d’être Oblat, et qu’il était tenu à observer ses règles

et ses vœux, tant qu’ils ne s’opposaient pas à ses obligations épiscopales. :

Chaque année, le 1er janvier, anniversaire de sa profession, il renouvelait, par écrit, ses vœux de religion, il les écrivait à

| genoux, les signait et les envoyait au supérieur général.

C'est ainsi que le ‘ler janvier 1862, il avait écrit à Mgr de Mazenod dont il ignorait encore la mort :

“ Bien-aimé Père, mon cœur ne vous donne pas d'autre titre ce matin. Si éloigné que je sois du centre de la famille, je ne’ veux pas le céder à mes frères plus favorisés que moi. Le cœur

ne connaît ni distances, ni obstacles; aussi je vous assure que . le mien est en fête et que souvent il va trouver le vôtre, dont il a lavantage d’être toujours compris. Tous les enfants font, aujourd’hui, des vœux et des souhaits pour leurs parents.

Ce n’est pas, en ce jour, que je puis oublier que je suis votre fils, puisque voilà neuf ans que, prosterné au pied de Pautel de Notre-Dame de lOsier, je me consacrais à jamais au bon Dieu par les mains de Marie et je devenais, tout à la fois, gon Oblat et votre enfant. Ni vous, bien-aimé Père, ni notre chère Congrégation n’avez gagné grand’chose en faisant Pacquisition de ma personne; mais, pour ma part, je n'ai jarmais regretté une minute la démarche que j'ai faite alors, et si jamais vous vouliez briser ce contrat, certainement je ne serais pas d’accord avec vous. Loin de vouloir le briser, je ne veux que le fortifier s’il pouvait lêtre, et je me hâterais de le signer s’il ne Pétait pas. Ainsi, c’est done bien entendu, je suis votre fils : j'ai renouvelé, ce matin, mon engagement devant Dieu, et je le renouvelle maintenant devant vous. Puissé-je mourir en digne Oblat 1!”

Cette pieuse coutume, ïl la garda à l'égard des supérieurs qui se succédèrent à la tête de sa Congrégation. * Le très révérend Père Augier lui répondait, le 23 février 1899 : “Comme je vous suis reconnaissant de votre ei belle et si touchante lettre du ler janvier ! Quelle bonne et sainte pensée que celle de renouveler vos vœux entre les mains du chef de la Famille, en lui envoyant, écrite de votre main, la formule d’oblation récitée, il y a quarante-six ans ! J’en ai été ému jusqu'aux larmes : et je me permettrai de citer souvent votre exemple à nos scolastiques et à nos jeunes Pères.”

Au premier jour de l’année 1902, dont il ne devait pas voir la fin, le vénérable prélat écrivait encore dans son journal :

“Ce jour, er janvier 1902, est le quarante-neuvième anniver- ,

saire de ma profession religieuse, démarche sérieuse s’il en fût jamais et que je n’ai jamais regrettée. Chaque année, à diverses reprises, je renouvelle mes engagements avec bonheur. Ce que jai encore fait, ce matin, par écrit, me mettant en esprit en-présence de notre très révérend Père Général.”

T1 était arrivé à aimer la pauvreté, comme on aime la beauté désolée d’un sol déshérité par la nature. Les meubles et les habits à eon usage devaient être simples et pauvres. “ La pauvreté n’est pas un déhonneur, disait-il souvent, autrement Notre . Seigneur w’aurait pas voulu naître, vivre et mourir pauvre.”

Mais s’il voulait ses habits pauvres, ils étaient toujours d’une propreté irréprochable.

Que dirons-nous de son esprit de sacrifice ? “Mon: Dieu, disait-il souvent, donnez-moi, aujourd’hui, l’occasion de faire quelque sacrifice que vous puissiez récompenser” Le lecteur est convaineu que Dieu l’exauçait largement.

Mais il était insatiable de soumission à la volonté divine, et il répétait : “ Mon Dieu ! mon sort est entre vos mains ! Je Vy mettrais, s’il n’y était pas.”

Ce cœur vaillant, qu’il était humble ! Les honneurs qu’on voulait lui rendre lui étaient un surcroît de confusion. A mesure qu'il montait plus haut dans l’estime des hommes, il gabaissait davantage dans l’humilité. . Il ne fallait pas que œux qui reconnaissaient sa sainteté, lui en laissassent voir quelque chose. À un missionnaire qui lui avait écrit ses senti- ” ments d’admiration et qui lui donnait le titre de saint, ‘il répondait : “Mon pauvre ami, de deux choges Pune : ou vous avez voulu vous moquer de moi ou vous devenez fou; dans le premier cas, je vous pardonne pour une fois, dans le second cas,

.je vous plains.”

Au commencement de janvier 1901, la communeuté de Saint- - Albert lui offrit son buste en plâtre. Il n’osa pas refuser pour ne pas contrister ses missionnaires, mais son journal nous dit : ses vives répugnances. “ Après le dîner, Mgr Legal vient me | prier de vouloir bien me rendre au salon. Le Père Lacombe doit me faire une communication en présence de la communauté, C'était pour m’offrir mon buste en plâtre. II y a

et

NOZNONGM,O SAUL NICUVI Nf] | :

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quinze ou vingt ans; il m'avait déjà parlé de ce projet, et je —

lui avais défendu absolument d’y penser. Cette fois, il s’est . adressé à Mgr Legal et encouragé par ma famille et par les

-Pères du vicariat, il a fait cette bêtise. Je n’ai pas voulu faire de la peine au cher Père dont les intentions étaient excellentes, “mais jappelle cependant cela une bêtise que je regrette sincèrement. (C’est déjà beaucoup de m’avoir fait peindre sur toile après toutes les photographies possibles; mais c’est “un excès d’avoir voulu ce buste. Bon pour les grandes célébrités, pour ‘les grands évêques comme il y en a beaucoup, mais pour un pauvre évêque comme moi connu sous le nom d'Evêque pouil- ‘Jeux et qui suis de fait un évêque mendiant, la chose devient une ironie, |

“Ne fut-ce que par économie, on devait s'abstenir de ce luxe déplacé chez moi. Le Père a cru bien faire d'offrir un de ces bustes au très révérend Père Général qui n’a pu moins faire que de l’accepter. Mais que tous les évêques Oblats en fassent autant et le salon de la maison-mère ressemblera bientôt à un

-magasin de statues.

“ D’après ce que je vois, ces sortes de bustes ne résistent pas

tant que le papier. Celui-ci est arrivé brisé; il a fallu coller ‘les différents morceaux.”

Il ajoute gaiement :

“Ma jambe est aujourd’hui bien malade. Ce n’est pas avec

de la colle qu’on la guérira.” -- L’humilité Paccompagnait partout dans ses relations, dans

sa correspondance, dans sa vie privée.

-en chaire, et lui dictait un langage qui soulevait et transportait

“Pauditoire.

Mgr Grandin avait la foi des simples et des petits, qui, familière avec le bon Dieu, le tient en Seigneur sans doute, mais aussi en Père. De là, le caractère de sa piété: très

Elle montait avec lui

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sérieuse, très éclairée, très profonde, mais aussi très chaude, très aimante,'très confiante; piété d'enfant tendre, qui, gêné par les compliments d'office, jette, là, sa page d'écriture et va. | se serrer contre le cœur qu’il aime. Cette piété produisait, : chez lui, Pabandon complet, filial à la volonté’ de Dieu, ce qui lui faisait dire au milieu des épreuves : “ C’est bien, puisque le bon Dieu le veut ainsi.” | N'est-ce pas le Père Faber qui a dit que sur dix personnes pieuses il y en a neuf qui trouvent le moyen de rendre la piété repoussante ? Cela vient sans doute de ce qu’elles sont plus occupées à tuer le lion qu’à tuer l’ours; elles voient le but à atteindre, mais ne cherchent pas suffisamment à rentrer les angles, elles travaillent beaucoup plus à la réforme des autres qu’à leur propre réforme. Nous avons dit combien la piété de Mgr Grandin était aimable. (Cette piété l’accompagnait partout. 7. | La: méditation quotidienne, la visite au Saint-Sacrement, examen particulier le trouvèrent toujours fidèle. Il se reprochait amèrement ses distractions à la méditation. “ Voilà cinquante et un ans que je suis censé faire oraison +ous les matins, écrivait-il, le 3 octobre 1901, et je ne crois pas avoir réussi une seule fois d’une manière satisfaisante, Non seulement sicut jumentum factus sum apud Deum, mais je ne puis pas même tenir ma pauvre bête en sa présence. Quelles échappées elle fait parfois ! Je mourrai, sans doute, sans avoir fait une bonne oraison. Puissé-je, au moins, me dédommager au ciel 1” - | Voilà du saint François de Sales, où nous n’y connaissons rien. Le centre de sa dévotion était l’'Eucharistie, Il était insatiable du tabernacle. Tous les matins, à l’arrivée de la commupauté pour la méditation en commun, on le trouvait à genoux au pied de l’autel. Le soir, il prolongeait ses adorations, parfois jusqu’à une heure bien avancée de la nuï,

Avant le lever de la communauté, il avait déjà fait son chemin de croix. ‘Quand ses forces, épuisées, ne lui permettaient pas de se lever, on le surprit souvent se trafnant, à } genoux, d’une station à l’autre,

À l'église, il pontifiait avec une dignité et une aéroion sans . égales. Lui, si dédaigneux de l’extérieur et de la forme, là, manifestement, il était solennel ; mais c'était, chez lui, si naturel et si simple ! Il n’y avait rien de guindé, rien d’affecté ; simple-

ment, il n’était plus de ce monde. Parlant d’un autre évêque Qvoit

qui visait un peu à la solennité, les Métis disaient : qu’il est fier d’être évêque. Ah! ce n’est pas comme Grandin. Celui-i est humble même avec la mitre”

Il n’est pas besoin de parler de son culte envers la Mère de Dieu. Chacun de ses voyages, en France, était marqué par plusieurs visites à Notre-Dame des Victoires, à Paris. On se souvient avec quel empressement il consacra son, nouveau diocèse au Cœur immaculé da Marie. «Voilà, aujourd’hui, quarante-quatre ans, écrivait-il, le 11 décembre 1901, que je fus élu par Dieu, par l'intermédiaire de son Vicaire, bien que la nouvelle de cette élection ne me soit parvenue que sept mois après. Je suis heureux que ce choix se soit fait dans le temps de la fête de l’'Immaculée Conception et que Vordre m’aït été envoyé pendant l’octave. Je crois voir, en cette circonstance, une preuve de la protection de Pimmaculée Mère de Dieu, de notre bien-aimée Patronne.”

Le rosaire était une de ses prières de prédilection. Que d'Ave Maria il a confiés aux brises du Mackenzie, de l’Athabaska ou de la Saskatchewan ! C’est, sans aucun doute, à 6es ardentes recommandations que les Sauvages et les Métis doivent leur constante dévotion pour le chapelet. \

Une des formes de sa piété fut d’honorer les saints qu Lil avait connus où qui avaient des relations intimes avec ses

œuvres.

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C’est avec joie qu’il apprit la béatification de son ancien compagnon et ami le bienheureux Chapdelaïne. Il s’adressa à leur commun condisciple, M. Delpech, pour en obtenir, des reliques ainsi que du vénérable Théophane Vénard. Et à M. Fleury, directeur au séminaire des missions étrangères, il écrivait : “ Vraiment, votre charité me poursuit. Combien je vous suis reconnaissant de m’avoir envoyé Voffice de vos saints martyrs. Je m’unirai à vous de tout cœur le jour de leur fête. Ce jour-là, nous solenniserons, à Saint-Albert, la fête de notre titulaire quem Deus constituit Ecclesiæ defênsorem.

«‘ ZJe n’en réciterai pas moins, en mon particulier, l’office des .

saints martyrs... Mon cousin, Mgr Grouard, est le parent, je ne sais à quel degré, du bienheureux Chapdelaine. Si j'étais moins près de môn éternité, .je ferais des recherches à cet effet. Si j'apprenais que nous sommes parents, ne fut-ce qu'au sixième degré, je dirais, avec un certain orgueil : Mon cousin le bienheureux Auguste Chapdelaine. $i, comme je Pespère, ‘au ciel nous uous reconnaissons, si éloigné que je me trouve de ce bienheureux ami, nous cousinerions à l'aise, sinon comme icibas, au moins à la façon du ciel.”

IL écrivit plusieurs lettres postulatoires pour l'introduction des causes de la vénérable madame d'Youville, fondatrice des sœurs Grises; de la vénérable mère Mañie de l’Incarnation, fondatrice des Ursulines de Québec: de la mère Bourgeois, fondatrice des sœurs de la Congrégation; de Mgr de Laval, : premier évêque de Québec. et du Canada ; des missionnaires de la compagnie de Jésus, qui ont couronné une vie de zèle et d’abnégation par un glorieux martyre. Il nourrissait la même espérance pour Mgr de Mazenod et plusieurs lettres adressées à Padministration générale de sa Congrégation, témoignent de ses ardents désirs. | |

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