LA REVUE DES DEUX FRANCES
PXUFOSve des Frères des Ecoles Chrétiennes, le jeune Bru-
BSQC chési montrait, dès lors, les hautes qualités d'intelligence
Dus supérieure, le grand jugement d'ardeur et d’assiduité au travail, de conduite exemplaire, de bonhomie et de courtoisie dont il ne s’est jamais départi depuis et qui lut ont gagné l'admiration atfectueuse de tous ceux avec qui il s’est trouvé en contact.
Passant sous la direction des Messieurs de Saint-Sulpice, au petit et au grand séminaire de Montréal, le jeune Bruchési développa, dans le cours de ses études secondaires, la série des succès qu'il avait esquissée à l'Ecole primaire. La, ileut pour compagnons d'études d'autres élèves de talents supérieurs avec qui il se Dia d'amitié, et qui sont devenus, quelque temps avant sa propre élévation à l’épiscopat, l'évêque de Valleyfield, S. G. Mgr. Joseph-Médard Emard, et l'archevèque de Saint-Boniface, S. G. Mgr. Louis-Philippe Adélard Langevin.
Pendant que celui-ci entrait dans la congrégation des Oblats de Marie Immaculée et se faisait missionnaire, jus-
‘qu'à ce que son illustrè confrère, le vénéré Mgr. Taché
l'appelat auprès de lui pour en faire son successeur, les et jeunes abbés, Emard et Bruchési, enrôlés dans le clergé af séculier, s’en allaient à Rome poursuivre leurs études théo- qi logiques et puiser à la source même de la pure doctrine le L catholique les éléments de la science profonde et limpide il | qui les distingue. at Ordonné prêtre dans la Ville Eternelle, après avoir pris tr avec très grande distinction tous les degrés romains en sa- |. M crée théologie et en philosophie, l'abbé Bruchési rentra au | cc
Canada et revint mettre son zèle et ses talents à la disposi- | tion de son évêque, Mgr. Fabre. Voulant mettreen exercice ! cl tour à tour les ressources si diverses et si abondantes dont |. d' disposait le jeune abbé, son vénérable prédécesseur lui con- Il fia successivement différentes positions dans le ministère. ul Chapelain ou bien vicaire à la paroisse Saint-Joseph de di
Montréal, sa paroisse natale, sous M. le curé Leclerc, qui
s'y trouve encore et qui conserve de son ancien petit vi- le
caire devenu son archevêque bien-aimé, le plus touchant | bi
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