SCÈNE III
Les mêmes, JOSEFA, CERVANTES, (il* trrireoi par le
fond à gauche . )
Oui, pour faire ta sieste, Arrêtons-nous ici* Joséfa, mon enfaut.
Hélas! du mieux qu’il peut mon amour te défend;
Il voudrait t’épargner jusqu'à la lassitude.
JOSÉFA.
O mon père, avec vous nul chemin ne m’est rude.
DIÉGO, à M'rali'., lui munira*! Cumule*.
Allons donc, .Miralès, allons!
MIRALÉS.
C’est que, d honneur,
Ce voyageur m'impose.
DIÉGO
U recule !
MIRALÉS, te décidant e< t'avançant ter* Cemnltc, quM taluf.
Seigneur,
Excuses, s’il vous plaît, ma bizarre incartade.
Vous croirez mon cerveau sans doute un peu malade :
Le bonnet de docteur l'aura bientôt guéri;
Puis, quand je vous dirai qu'il s’agit d'un pari...
D’un pari?... De bon cœur je désire, jeune homme,
Qu’il soit gagné par vous.
MIRALÉS.
Oh! petite est la somme;
Mais on tient à sou dii c.
Et c'est mon jugement
MIRALÉS, à Ini-iaÿinc , kuivant Joiéfa de» yeui tandis qui- Ctrrattltt accomplit* ta fill* jutqu'â la porte.
Quelle couronne d’or vous garde ses fleurons?
B aux yeux, bouche adorable! heureux qui pourra dire Vous avoir vus pour lui rayonner et sourire!
DIÉGO
Çà, qu’as-tu, Miralès., avec cet air pensif?
MIRALES.
Moi?... rien...
CERVANTES, remuant.
Vous êtes donc épris d’un goût bien vif, Seigneur étudiant, pour ce certain ouvrage,
Ce Don Quichotte ?...
MIRALES.
El vous, seigneur, dont le visage Annonce un homme expert aux choses de l’esprit,
Le vôtre à mon avis apparemment souscrit?
Avec réserve ici soutirez que je m'exprime,
Car je suis... de l’auteur un ami très-intime ;
Il n’a, j’ose le dire, aucun secret pour moi;
Mon jugement dés Ions, vous le sentez. .
MIRALÉS.
Eh! quoi!
Vous êtes son ami?... vous pouvez, sur sa vie.
Par des revers cruel-, dit-ou, trop poursuivie.
Nous donner des détails?...
(ut g«a »* rapprochai de Cér taule» el *e groupent tutour d« lui.)