SCÈNE V
Les mêmes, LB ROI PHILIPPE 111, DON RAMON,
FAGES qui préeMest le roi. Tou» rïneliMfct profoodémcnl sur lepats#g« do roi.
LE ROI, » don Remon qui l'accoanpagM.
Nous venons, en conseil, de régler celte ailaire,
Monsieur, et des pouvoirs que ma main lui confère,
Croyez bien qu’au besoin le duc se servirait ;
Que le crime, un seul jour, n'attendrait pas 1 arrêt.
nos RAMON.
Oui, sachant bien qu’id Dieu lni-môrae est en cause, Monsieur le duc de Leone...
le noi.
e Eu lui je me repose.
Et toujours avec tous croyez qu’il s’entendra ;
Jusqu'à l’expulsion, s’il le faut, 1 on ira.
Sans doute un vieux levain survit cliex le Morisquc...
(A»«e uu lot» |d»» dou«.)
Pourtant à remuer je doute qu'il se risque,
Et peut-être l'Éspagne aurait peu de profits...
DON RAMON
Du roi Philippe deux, sire, vous êtes fils.
L'exemple de ce prim e, immortel dansl'hi.-tolre...
le roi.
De mon pieu» respect j'entoure sa mémoire.
Dans l'art de commander il eut peu de rivaux;
Et de l'Esc urial les (uuchres caveaux M ont vu plu# d’une fois , courbé dans la poussière. Frissonner et pâlir devant son ombre altière.
Quand je lui demandais de venir me guider.
Àh ! c’est un poids bien lourd que do lui succéder!
( Il l'tisinl à droit». /
DON RAMON
Cette puissante main avait été choisie Pour être le marteau terrible à l’hérésie.
Du glaive à deux tranchants par Dieu même muni,
Votre père était craint.
LE ROI
Mais était-il boni!
DOT RAMON
Il vous fit héritier de son pouvoir sans borne.
LE ROI
Le pouvoir bannit-il cet ennui triste et morne Qui di son Iront manteau me vient envelopper?...
^ non A'.ONin.
Cet ennui, l’on pourra, sire, le dissiper...
H est des passe-temps... Tenez, si l’on vous donne Un bel auto-da-fé?...
LE ROI
Toujours!... c'est monotone.
DON ALUNZC,
Monsieur le chambellan peut-être a ce qu'il faut Pour vous amuser, sire.
LF. MARQUIS.
Ali! loin d'ètrc en défaut,
Mon zèle..."
LE ROI
Il m’est connu, je l'ai mi# à l'épreuve.