‹ Michel Cervantes drame en cinq actes, en versChapitre 62 sur 90 · LA COMTESSE, JOSEFA, CERVANTES · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, JOSEFA, CERVANTES

jo$c»'a.

Pourquoi donc ce reftts? pourquoi , dites , mon père? CERVANTES.

Inutile recours!

JOSÉ Ta , à 1» comleiw.

Madame, en vous j 'espère 1 Vous avez su comment l'aflairc s'engagea :

Un mot à ce marquis!

LA COMTESSE

De moi-même, déjà.

J’ai parlé, mais eu vain.

jotln.

Je vous rends toujours grâce.

Sans doute, ici pour vous le temps bien vite passe.

Mon enfant, mais il faut retourner au palais.

Et mon devoir s'oppose à de plus longs délais.

Devoir bien rigoureui! N'ayez aucune crainte;

Votre dépût ici ne peut subir d'atteinte.

LA COMTESSE, k Jot4h .

Je ne puis à vos yeux inspirer de l’efiroi :

(Doulo«miMii>eul .)

Ce n’est pas pour toujours que vous serez à moi.

Venez.

JOSÉr A, M ripproclutil Jt «o* per».

Madame...

LA COMTESSE

Eh! bien?

JOSÉE A

Vous daignerez m’absoudre.

Mais à quitter mon père, oh! comment me résoudre?

Sans doute, on voudra bien avec lui , dans ce lieu.

Aussi me donner place ; il m'en faudra si peu !

LA COMTESSE

C'est impossible...

J os Li a.

Eh! quoi! ce droit que je réclame?

Qui donc, si ce n’est moi, le servira. Madame?

Près de vous, au palais, vainement vous m'offrez Une chambre élégante aux lambris tout dorés!

O palais et prison l’un de l’autre si proches!

Je croirais chaque nuit entend ce des reproches ,

Sur ce lit somptueux, mais pour moi sans sommeil.

Dont je ferais l'essai dans un moment pareil!

Chère enfant !

LA COMTESSE

Vous savez qui vous mit en ma garde,

Cl qui désobéît grandement se hasarde,

La reine...

josEra.

A sa bonté je me fie. Une voix Est là qui me répond : Tu fais cc que tu dois.

LA COMTESSE, iikui turcrvll iTiujiiunce.

A mon aflcctiou que la vôtre se livre.

Est-ce une loi si dure, après tout, de me suivre,*

* Qu'il taille tant de peine et de si longs débats?...

JOSEFA

Non, si la voix du sang ne me retenait pas ;

Mais, près d'un père ici quand cette loi m'engage.

Vous voulez que je suive, — excusez mon langage, —

Une étrangère!...

LA COMTESSE, l ptr».

O ciel!

JOSÉF A.

A lui mon dévouement!

LA COMTESSE, à part, avec une agtUtioa crofetaotc.

Une étrangère!... Et rien dans son cœur ne dément Ce nom, ce nom cruel que sa bouche me donne!...

( S'oubliant et laidaat lta bru. )

Mais viens donc, mais viens donc, quand ta mère l’ordonne ! JOSÊFA.

Quoi!...

C LEVANTES, que ta fille taterrefe du regard.

C'est la vérité.

LA COMTESSE, tendant lei beat.

Ma fille, tu l'entends!

JOSÉ! A, ae jetant daiu tel brai, pui» d'un «ou dvulo.u'tui et tendre.

Pourquoi donc avez-vous attendu si longtemps ?

LA COMTESSE, «e cachant 1e aliagr .laot vtt mai».

Dieu trop juste!...

JOSÉFA.

Pardon !... ce mot, il vous afflige,

Madame! — non ! ma mère, oui, ma mère, vous dis-je!...

LA COMTESSE

O bonheur qui pour moi d’aujourd'hui semble né !

O titre que jamais on ne m’avait donne !

Doux nom par qui mon Ame eu d'autres deux s'éveille,

De ta chère harmonie enivre mon oreille!

Ce trésor que j 'ai pu saisir et caresser,

Maintenant sans mourir pourrais-je y renoncer!

josépa.

Croyez bien que pour moi ce bonheur n’est pas indudre; Que ma voix, à la vôtre heureuse do sc joindre,

Prodiguera ce nom que vous désirez tant!

Oui, partout je dirai, loin tic moi rejetant Tout pénible retour, toute pensée amère :

« Ma mère, la voici! j’ai retrouvé ma mère! »

LA COMTESSE. I

Redis- tes- moi ces mots par mon cœur savourés 1...

On vient!,., le commandant.

LA COMTESSE

Grand Dieu!

(A iaUU.)

Vous vous tairez...

Je ue suis rien pour vous.

JOSÉE A

Comment?...

Ah!

Quel mot!...

LA COMTESSE

Devant le monde.

JOSÈFA, duvkiiirciMcucol,

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