L’OPÉRA AUX FENÊTRES
le tuteur, vieillard laid, en robe de chambre cl en bonnet de coton.
Miller. Un de ccj êtres désagréables comme ou eu voit tous les jours !
fuartz Et même toutes les nuits!. Au rez-de-chaussée ae trouve la jeune fille! Hile se nomme Louise.
Muller, Comme ma pupille!
fiurtz En vous penchant vous pouvez la voir!
muller, rtftriUni »o tu.. Mais je vois en elT< t quelque chose qui flotte, qui flotte, et qih pourrait bien être... loi'ise. Votre pupille, mon oncle.
muller, (ariens. Voulez-vous rentrer dans votre chambre! voulez- vous.,.
frantz, i'iBi»rro«p.«i. Mon troisième personnage est un officier, vingt- cinq uns, moustache» noires! Il s’appelle... Ah! je ne sais pas son nom! (a riMcrtc.) Monsieur, votre nom, s’il vous plaît?
frederic, i.utftnt p*r u Je m'appelle monsieur Frédéric Moliutz!
milles. Monsieur Frédéric Molnitz dans la rhainbre de ma pupillel (a Pr.ui. ; Mais, musicien du diable, que voulezvous?
frantz. Le bonheur de ces jeunes gens! Il faut les marier! Mt Li.t.R, pf**»n im p.riitioo» lie ErajMs. N ous n'èles qu un mauva s plaisant et je vais vous réduire au silence! Votre opéra, vos symphonies, vos polkas, dans le feu! daas le feu! prÂhiz. (irAce! grâce! n’ineeiidiez pas ma gloire!
LonsE, turiiai de i« «n» u dn piper, i u mua. Arrêtez! j'ai trouvé sur votre bureau certains papiers...
muller. Rendrz-les-raoi ! rendez-los-moi !
frarti. Donnez-lès-moi!
LOUISE, In rtnirlUnl i Frwiz. Les voici 1
fiuvr. Ce sont ses comptes de tutelle.
muller, muçant. Attendez, je descends et tout va s’expliquer!
frarti. Vous êtes trop bien enfermé et nous allons étudier vos comptes de tutelle.
muller, d*i«»p<r4. Qu’on me les ronde! et je consens à tout. Elle épousera son officier, le régiment, la garni»n, l'armée tout entière! mais qu’on me les rende!
frantz, d'iim.i»! ir. pipiw» ■ Fr«Jerie. Monsieur vous les remettra apres le mariage! Eh bien! voici le dénoùment de mon opéra! On e>t heureux ! les amoureux se marient!
miller. Et In tuteur est trompé!.. Ah! voilà ce nue c’csl qua de loger des artistes!... Monsieur Frantz, je vous nonne congé! N*»n, je vous augmente de cinquante florins! (a pin.) Je suis bien content d'avoir trouvé l’occasion de lui glisser ça tout naturellement.
frartz. Il manque encore la bénédiction du tuteur! Bénissez, monsieur Muller, bénissez!
miller Jamais! jamAi»!
FRKUtaïc, lui Buairiut Im papier*. Bénissex, monsieur MuMi-r, bénis-ez!
muller. A l'instant! A l’instant!