SCÈNE IX
CERVANTES, puis JOSÉFA.
Ah ! quels mots a prononcés sa bouche !
O comble de tourment! Quoi! cet indigne bruit,
A mes pas attaché, sans cesse me poursuit!
Dans mon cœur indigné je puise de la force.
Avec tout droit, pourtant, l’on n’a pas fait divorce!
(Appelant.)
Joséfa ! — Livrons donc un assaut décisif,
Et que j’arrache au moins quelque mot positif.
(a Joséfa qui entre.) - •
Je dois, ma chère enfant, me rendre au ministère.
Je sors *.
JOSÉFA.
Au nom du ciel, veuillez ne me rien taire.
Vous avez, je le vois, quelque nouveau sujet...
CERVANTES. En parlant, il prend son chapeau , son manteau et ses papiers. — Avec une demi-gaieté forcée.
Aucun. Si toute affaire ici-bas s’arrangeait Sans peine et sans ennuis, ce serait trop commode.
Pendant ce temps, ma tille, occupe-toi... lis... brode.
De tfcs doigts délicats, quelques riants atours,
Afin de te parer, viennent de meilleurs jours;
Et ces jours-là viendront, ayons-en l’espérance...
(L'embrassant par deux fois.)
Au revoir, au revoir!... (il sort.)
* Cervantes, Joséfa.