Lamhron de Lig-nim, Recherches..., p
3. C'est par erreur que Dauban fixait cette entrée à 1498 (Revue numismatique, 1856, p. 130 et suiv.).
4. Giraudet [Ilist. de la ville de Tours, I, 273-274) donne comme date des entrées du roi et de la reine le 24 et le 26 novembre l'jOO. Le 26 novembre il constate leur séjour au Plessis. Pourquoi Palustre donne-t-il donc la date de novembre loOl ?
b. Il y est même parlé quelque part de la nouvelle entrée du Roi.
6. Lambron de Lignim, art. cil. — Grandmaison, Doc. inédits, p. 297-298.
LA VIE ET LA CAHKIÈUE DE MICHEL COLOMBE
demandée à Far liste, et assez bien payée puisqn'il reçoit pour cela deux écus d'or.
Les comptes de l'exécution confiée au peintre Henri Mathieu donnent un peu plus de détails sur ce « liarnoys enlevé et moulé, doré d'or bruny, et de fin argent ». La matière dont on s'était servi était sans doute une sorte de carton pâte ; quant à la forme, il est facile de s'imaginer suivant quelle façon imticqiie elle avait été dessinée, en considérant les cuirasses des soldats de Solesmes, celle de la figure de la Force dans le tombeau de Nantes ou celle dont sont revêtus les héros antiques dans certaines tapisseries ou miniatures du temps*; c'est de l'antique de haute fantaisie; on en faisait depuis longtemps de la sorte, même en France, et il n'y a aucune raison pour louer ou pour accuser Michel Colombe d'avoir fait preuve en cette occasion de connaissances archéologiques exceptionnelles^.
Le modèle de la médaille offerte au roi avec son effigie est chose plus importante, d'autant qu'un des soixante exemplaires nous a été conservé et que nous pouvons cette fois enfin juger d'une œuvre authentique de Michel Colombe. Nous avons les comptes des orfèvres Jeun Chapillon^ et Jean Galland^ qui furent chargés, l'un de faire « forger et monnoyer » soixante et une pièces d'or semblables, l'autre de faire la coupe où lesdites pièces furent présentées au roi. Quant à la pièce même, le modèle composé par Michel Colombe est décrit de façon précise dans les textes publiés par M. de Grandmaison : il était « à la devise du dit seigneur (le roi Louis XII) avec d'un cousté sa face, et de l'autre, le porc espy et les armes de la dicte ville dessoubz ». Ce texte confirme sans erreur possible l'identification proposée par Dauban dès 1856^ de la médaille que possède la Bibliothèque nationale oii le roi est représenté de profil à gauche, coiffé d'un mortier avec une enseigne ou médaillon. La légende porte : lvdovic. xii fuancorvm rex MEDiOLAM uvx ; au revers, le porc épie marchant vers la gauche au-dessous de la couronne royale el au-dessus des trois tours qui forment les armes de la ville avec la légende inscrite dans un double cercle de grènetis : vicroii
TIIIVMPHATOH SEMPElî AVGL'STVS^.