Amboise, p
qualifié de « disciple et serviteur » , et qui paraît occuper un rang un peu inférieur, les trois premiers seulement étant engagés personnellement dans le marché avec Marguerite d'Autriche.
La famille de Michel Colombe.
Mais il est temps maintenant de dire quelques mots au moins de la famille de notre artiste, bien que ces généalogies et ces discussions sur le degré de parenté de tel ou tel aient en somme bien peu d'importance pour l'histoire de l'art et que nous n'ayons nullement l'intention d'entrer dans le détail des rectifications et suppositions auxquelles on s'est livré.
On s'accorde généralement aujourd'hui à reconnaître que Michel Colombe n'eut jamais d'enfants et que les personnages que nous voyons porter son nom sont ses frères ou ses neveux. « Coelebs totam vifam egit », dit Jean Bresche * en parlant de lui dès le xvi*^ siècle.
Il devait avoir pour frère un artiste que nous avons déjà mentionné vers 1467; c'est un certain Jehan Colombe -, maître peintre à Bourges. A cette date il avait également une sœur nommée Jeanne '^. Enfin il aurait peut-être existé un François Colombe'' , frère de Michel, dont nous ne savons absolument rien.
A la génération suivante, nous trouvons un autre François Colombe, peintre, qui est cité dans l'acte de 1511 comme devant enluminer les maquettes du tombeau de Brou. Une des lettres de Jean Lemaire nous apprend qu'il mourut en 1512 et que sa tâche échut à Jean Perréal lui-même^. C'est tout ce que nous savons sur lui. D'autre part, nous voyons paraître, dans un acte de 1531, plusieurs personnages du nom de Colombe : c'est d'abord un nommé Philippe Colombe qui était peintre-vitrier et habitait Arnay-le- Ghàtel en Bourbonnais, puis sa sœur nommée Marthe, et son frère nommé Robert Colombe, ouvrier en draps de soie et d'argent. Il s'agit de se partager les biens d'un nommé Jean Colombe, qui vient de mourir et qui était le frère des précédents^.