C'est ce qu'ils appellent travailler << à l'antique
r. ViTRY. — Michel Colombe et la sculpture l'i\ini,aise.
certes pas avoir inventé eux-mêmes les modèles. Mais si les morceaux dus à ces derniers sont faciles à discerner des marbres importés d'Italie, il n'en est
pas de même de ceux qui furent exécutés par un atelier italien, travaillant à Gaillon, sur lequel nous reviendrons, et où figuraient des artistes comme Jérôme Pacherot et Bertrand de Meynal. Tel morceau appartient-il à cet atelier ou vint-il directement de Gênes? il est le plus souvent à peu près impossible de le dire.
Le nom de Bertrand de Meynal est lié à Tbistoire d'un des monuments les plus considérables apportés d'Italie à cette époque. Il s'agit cette fois d'un cadeau de la république de Venise au cardinal d'Amboise. Le fait est bien connu, et François de Harlay, en 1614, l'avait fait mentionner en lettres d'or sur la façade du cbâteau : « Stupendo fonte marmoreo ex Venetorum munere illust?\-ifusK n D'où ve-
nait cette fontaiiie? Des ateliers de Gênes , nous en avons la certitude, grâce à un contrat publié par Alizeri ^ entre trois sculpteurs de Gênes qui s'associent pour l'exécution du monument. Ce sont Pace
Paris. École des Beaux-Arts. — Fragments décoratifs (Pierre) et médaillons (Marbre) provenant de Gaillon.
Gazini dont il vient d'être question, Agostino Solari et Antonio délia Porta que nous retrouverons tout à l'beure. L'acte est du 14 décembre 1506 et nous