‹ Michel de Montaigne; sa vie, ses œuvres et son temps. 2. éd., augmentée de documents authentiques inédits et de la littérature de Montaigne en ellemême, dans ses rapports avec les lettres, en général et, plus spécialement, avec les lettres au 16e sìecle et au commencement du 17eChapitre 38 sur 77 · Loi VII. Dig. ad Legem JtiL de majestate · texte numérisé non relu

Loi VII. Dig. ad Legem JtiL de majestate

sateurs libres disparaissent et laissent la place aux délateurs: la délation s'organise en institution. Mais un bien naîtra peut-être de cet excès de mal ; si le droit d'accusation , déshonoré, échappe aux citoyens, les empereurs associent les proconsuls et l'avocat du fisc à la recherche, à la poursuite des délits1. L'idée du ministère public semble surgir, plus précise, des nécessités du temps et s'imposer comme une loi de salut.

Pendant que le jury se débat dans ses dernières convulsions, Tibère lui enlève, pour l'attribuer régulièrement au sénat, le jugement des crimes politiques 2. La juridiction du prince s'élève ensuite et absorbe les autres. Les justiciables l'implorent comme une faveur, tant les tribunaux encore debout leur inspirent peu de confiance.

Le jury est définitivement avili : le droit de

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