‹ Michel Le TellierChapitre 131 sur 179 · INTRODUCTION. CL VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CL VII

» prie d'y faire réflexion et de considérer que » vous êtes le seul intendant duquel je reçoive » si rarement des avis. » (Page 229.) Le 7 décembre, nouvelles plaintes : « Trouvez bon que » je me plaigne de votre, silence, et que je i) vous dise librement qu'il n'y a aucune des * armées du roi dont je suis si mal instruit que !> celle d'Italie. ^> (Page 236.)

Le parent de Le Tellier, Leroy, va nous tracer sur le vif la façon d'agir de Des Noyers : « M^' Des Noyers a reçu de M. de Navailles vos i) lettres, non-seulement il les a entendues avec » grand plaisir, mais a dit tout ce qui se peut » à votre avantage, dont j'ai été d'autant plus » satisfait, que je vous avoue que j'étois en « peine, depuis quelques jours, d'une lettre qu'il » vous a écrite, où il y a beaucoup de plaintes » de ce qu'il n'étoit pas suffisamment informé » de l'état de Tarmée d'Italie. Mais comme il » s'est trouvé de résoudre les recrues de l'ar- » mée d'Italie , il lui a fâché de n'avoir pas » de quoi y satisfaire , et vous a écrit sur le » temps qu'il avoit cette impatience qui, étant » passée certainement, il ne lui en demeure plus » rien... ('). »

(I) Leroy à Le Tellier, i2 décembre 1G4-', p. '220.

CLVIir INTRODUCTION.

De Navailles qui allait rendre compte au roi de la prise de Tortone était porteur d'un mémoire daté du 30 novembre 1642, que Le Tellier adressait à Mazarin, à Des Noyers et à Bou- Ihilier, surintendant^ énumérant les dépenses à faire pour mettre cette place en état de défense. Une autre lettre de lui à Des Noyers, datée du lendemain, 1" décembre, révèle un administrateur plein de prévoyance et ne dissimulant pas le mal dont il est témoin : il signale les vieux corps de cavalerie dont « les chefs craignent le chati- » ment et n'ont pas du tout d'honneur. » — Il dit du futur maréchal de Navailles : « Vous sau- » rez par lui la particularité de la prise de Tor- » tone; il en peut parler comme il a bien servi » de sa personne et fait agir son régiment » utilement. » Le Tellier, au début de la réconciliation des princes de Savoie, n'inclinait pas en leur faveur, aujourd'hui il en fait un éloge sans réserve : « J'espère que vous jugerez que » le roi n'aura point de regret de l'avoir acquis » à son service, et que Sa Majesté en tirera » beaucoup d'avantages à l'avenir (*). »

Le 24 décembre. Le Tellier envoie à Des Noyers un second mémoire daté du 23, rédigé

(1) Le Tellier à Des Noyers, 1" décembre 1642, p. 236.

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