‹ Michel Le TellierChapitre 22 sur 179 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

Du Plessis reçut l'ordre de partir et de la rejoindre ; une lettre du cardinal l'en priait comme un de ses meilleurs amis. Il fut chargé du blocus de Paris avec le maréchal de Gramont. Les Parisiens avaient fortifié Charenton. Du Plessis fut chargé de les en déloger. Ses troupes étaient en trop petit nombre pour opérer enplein jour, il résolut une attaque de nuit qui eut un plein succès. Le blocus continua jusqu'au 8 février, date à laquelle un accommodement fut signé à Ruel.

L'année suivante, il eut le commandement de l'armée qui devait défendre la Picardie et la Champagne; par des mouvements stratégiques habilement combinés, il évita d'engager sa petite armée, tout en s'opposant aux entreprises d'une armée bien plus forte que la sienne, Turenne s'était joint aux Espagnols. L'etrchiduc Léopold, voyant ses troupes fatiguées d'une longue campagne sans résultat, fit mettre ses vieilles troupes en quartier d'hiver et laissa les autres à Turenne pour faire tète à l'armée du roi. Du Plessis saisit ce moment pour attaquer Turenne qui fut battu à Rethel, 15 décembre 1650. Dans cette bataille, Du Plessis perdit un autre de ses fils. En janvier 1651, on fit cinq maréchaux de France, dont quatre venaient de servir dans l'armée de Du Plessis. Il dut les accompagner devant le roi

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