XLIV INTRODUCTION
4 octobre, Le Tellier annonçait à Mazarin que le comte d'Harcourt approuvait la proposition qu'il lui avait faite de fixer le nombre d'officiers qui devaient rester à leur corps, pendant l'hiver (*). L'année suivante, une lettre du roi limitait les congés à accorder aux seuls officiers « ayant blessures ou maladies grièves, les con- » gés que l'on a donnés ès-années dernières à » une infinité d'officiers ayant causé un grand » préjudice à mon service (^). » Comme complément de cette première mesure, le roi envoyait à Le Tellier une ordonnance portant défense aux chefs et officiers de l'armée d'Italie de venir à Paris et à la cour : « la plus grande » partie d'entre eux, dit le roi, consommant en » débauche l'argent que je leur fais donner pour » leurs troupes ('). »
Le 29 novembre 1641, Des Noyers écrivait à Le Telher : « Sa Majesté permettant à M. le comte » d'Harcourt de s'en revenir en France, tout le » faix des affaires de Piémont va tomber sur » vous [^). » Il avait pour successeur le duc de Bouillon qui, ne cessant de conspirer, ne vint à l'armée d'Italie que pour se faire arrêter à Casai.
(1) Le Tellier à Mazarin, 4 octobre 1641, p. 112
(2) Lettre du roi à Le Tellier, 16 juillet 1642, p. 199.
(3) Lettre du roi à Le Tellier, 22 novembre 16i2, p. 228.
(4) Des Noyers à Le Tellier, 2 novembre 16il, p. 125.
INTRODUGTIOX. XLV
^ous parlerons à l'article suivant de cette arrestation. Le duc de Longue ville fut appelé à le remplacer. A ce sujet, Le Tellier dit à Mazarin : « Il seroit bien à désirer que M^^ le duc put ar- >^ river promptenient en Piémont pour employer ^ les troupes qui sont en nombre considéral)le. j> Toutefois, je puis vous assurer qu'on ne peut » pas plus désirer d'union et de correspondance » que celle qui a été jusqu'ici entre ces Mes- » sieurs qui commandent l'armée alternative- » ment, mais cette forme de gouvernement ne >» peut pas réussir pour la conduite d'une opé- >y ration militaire ('). « Mazarin lui répond le i) 2 août : «f M. le duc de Longueville partira j> demain d'ici pour se rendre en diligence au « lieu où vous êtes. Je lui ai parlé en votre faj) veur, et je crois qu'il aura égard à la recom- » mandation que je lui ai faite de votre per- » sonne (^). » Mazarin ne dit pas que le duc est porteur du brevet de lieutenant-général pour le comte Du Plessis (^}. Peut-être est-ce une surprise que le roi ménageait au nouveau promu. C'est de la même façon délicate qu'il ap[uit cpi'il
(J) Le Tellier à Mazarin, 19 juillet 16i-2, p. 2<>0.
(-2) Mazarin à Le Tellier, 2 août 1642, p. 207.
(3) Le duc (le Longueville qui vint remplacer le duc de Bouillon, apporta à Du Plessis le brevet de lieutenant-général (^Xotice précédant les mémoires de Du Plessis, p. 12i).